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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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29 mai 2022 7 29 /05 /mai /2022 04:28

 

 

Nicolas Gervaise fut missionnaire jésuite au Siam entre 1681 et 1685. Nous lui devons une «  Histoire naturelle et politique du royaume de Siam » publiée en 1688. Il consacre un long chapitre au sultanat de Patani, aujourd'hui province thaïe du même nom qui débute ainsi : « Patany n’est pas plus étendu que les trois autres (Johore, Jambi, et Kedah :Jambi est situé sur l'île de Sumatra, Johore est un sultanat malais à la pointe sud de la péninsule malaise et Kedah, autre sultanat est situé au nord à la frontière de la Thaïlande), mais il est bien plus fameux, & mieux connu par l’Histoire de ses révolutions & par l’état présent de son Gouvernement. On dit que ses Peuples lassez d’obéir a des Rois qui les maltraitent, secouèrent le joug, & qu’ayant fait descendre du Trône celui qui régnait alors; ils y firent monter à sa place une Princesse à qui ils donnèrent le Titre de Reine sans lui en donner l’autorité, ils firent choix des plus habiles d’entre eux pour gouverner en son nom & sans sa participation, car elle n’entre point dans le secret des affaires, & elle se doit contenter des respects & des hommages que chacun lui rend extérieurement comme à sa Souveraine, ils ne lui laissent pas même le liberté du choix de ses premiers Officiers, mais ils ne lui refusent jamais rien de tout ce qui peut contribuer à ses plaisirs, rien ne l’empêche de s’y abandonner tout entière & sans réserve, car s’il ne lui est pas permis de se marier, il ne lui est pas aussi défendu d’avoir des galants, elle en a autant qu’il lui en plaise, & elle a même de quoi leur faire des présents considérables; il y a un fond qui est destiné pour fournir à la dépense de ses habits & à l’entretien de sa maison: Elle demeure ordinairement dans Patany qui est la Ville Capitale de son Royaume; la fleur d’or qu’elle paye tous les ans au Roy de Siam se présente toujours en son nom, & non point de la part des Ministres qui ont le gouvernement du Royaume »

 

 

Or, Patani n'a pas eu qu'une seule reine, elle en a eu quatre successivement à partir de 1584 jusqu'à un date en réalité inconnue . La situation est singulière dans un état entièrement musulman. Il est peu de cas dans l'histoire du monde en cette période que soit comme à Patani institutionnalisée la domination féminine. Les sources historiques sont toutefois suffisamment floues sinon contradictoires pour que l'on puisse déterminer avec certitude si elles étaient des reines de façade comme l'écrit Gervaise ou si elles exercèrent effectivement le pouvoir régalien. Qui furent-elles donc ?

Au temps de sa plus grande expansion, le royaume s'étendait sur les provinces actuelles de Patani, Yala, Narathiwat et Satun

 

 

Racha Hichao  (ราชาฮิเชา)

 

 

Elle fut souveraine malaise de Patani  de 1584 à 1616. Son nom signifie « la reine verte », elle est aussi la « la grande reine de Patani». Son règne fut celui de l'âge d'or de Patani. Elle était l'aînée des trois filles du sultan Mansur Shah. Fut-elle mariée ? Il n'en est aucune mention dans les récits historiques, mais il est possible qu’elle ait épousé le tout puissant pirate chinois Lin Daoqian dont les chroniques chinoises disent qu'il aurait épousé la fille d'un sultan à Patani ?

 

 

Son jeune frère Bahdur succéda au sultan Mansur Shah à l'âge de 10 ans, mais fut assassiné en 1584 par son demi-frère qui le fut à son tour la même année.

Fut-elle à l'origine de ses meurtres ? Devons-nous croire la version de Gervaise ? Sa montée sur le trône est-elle due à un mouvement populaire – ce qui est difficile à penser – ou au manque d'héritiers mâles après qu'ils aient tous été tués dans la période turbulente précédente ? Elle devint la première reine de Patani et reconnut l'autorité siamoise d'Ayutthaya en adoptant le titre de Phra Chao (พระเจ้า). Au début de son règne, elle dut faire face à une tentative de coup d'État de son premier ministre, Bendahara Kayu Kelat. Nous savons que le début de son règne fut marqué par le creusement d'un canal provenant d'une rivière endiguée pour d'assurer l'approvisionnement en eau de Patani.

Elle régna pendant 32 ans en apportant la stabilité au pays. Pendant son règne, le commerce avec l'extérieur prospéra entraînant la prospérité de Patani. Elle développa le commerce avec le monde extérieur augmenta et des négociants européens, essentiellement Portugais et Néerlandais vinrent ouvrir des comptoirs au port. Toutefois, la majorité des marchands étaient chinois dont les plus importants s'étaient convertis à l'islam et avaient adopté les mœurs malaises.


La situation du sultanat qui a accés au golfe de Thaïlande et à la mer d'Andaman et la situation privilégiée de la baie qui abrite le port explique la venue  de tous ces commerçants

 

 

Le royaume devint aussi un centre de culture, produisant des œuvres de qualité de musique, danse, théâtre et d'artisanat. Peter Floris, un négociant néerlandais, nous a laissé ses souvenirs qui ont été traduits et publiés en 1934.

Le périple de Floris

 

 

Il a visité Patani en 1612-1613 et décrit en particulier une danse exécutée à Patani comme la plus belle qu'il ait vue aux Indes orientales Les visiteurs européens à Patani étaient impressionnés par la reine, le faste et la splendeur de sa cour. Ne citons que Peter Floris qui la décrivit comme une ` « vieille femme avenante et une grande de personne et pleine de majesté » ajoutant qu'il n'en avait vu aucune dans toutes les Indes orientales qui puisse lui être comparée. Lorsqu'elle partait à la chasse, elle était accompagnée de plus de 600 bateaux. Au cours d'une procession à Patani, elle fut accueillie par environ 4 000 hommes en armes, et la procession comprenait 156 grands éléphants richement harnachés. Son palais était superbement décoré de panneaux dorés et d'ornements en bois sculpté.

 

 

Elle mourut le 28 août 1616 après 32 ans de règne. Tous les hommes reçurent l'ordre de se raser les cheveux et toutes les femmes de les couper en signe de deuil.

Elle avait maintenu la relation de vassalité avec Ayutthaya établie au début de l'histoire du royaume et réaffirmée par le sultan Manzur Syah en 1572.

 

 

Ces relations étaient complexes, elles devaient être fondées sur un équilibre délicat entre les intérêts commerciaux, la politique interne de Patani et ses relations avec ses voisins malais.

Elle a été remplacée par sa sœur cadette Racha Biru sans que cela semble avoir posé de difficultés, elle est la « reine bleue ».

 

 

Racha Biru (ราชาบีรู)

 

La prospérité de Patani continua. En termes de commerce international ce fut la période où les Portugais avaient définitivement perdu leur emprise sur le commerce même du détroit de Malacca et pendant laquelle la route commerciale alternative basée sur Acheh, Bantam et Patani était la plus rentable. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les premiers commerçants d'Europe du Nord à entrer dans la région au tournant du XVIIe siècle se soient précisément dirigés vers ces trois ports). Ce fut, en outre, une période (1589-1641) au cours de laquelle les Japonais s'ouvrirent brièvement à un vaste commerce outre-mer, stimulant l'exportation de peaux de cerf et de bois de sappan de la péninsule malaise et de Thaïlande en échange d'argent, de cuivre et de soies. Peter Floris a observé que Patani faisait du commerce avec pratiquement toute l'Asie du Sud-Est, avec des navires arrivant et partant pour Ayuttaya, Brunei, Jambi, les ports de la côte nord de Java, Makasar, les Moluques, la Chine, le Japon, le Cambodge et Sumatra, en plus de traiter avec les Hollandais, les Anglais et les Portugais, le premier navire hollandais atteignant Patani en 1601 et les Anglais en 1612.

 

 

Ce fut sans aucun doute le commerce prospère de Patani qui y avait attiré vers 1580 le célèbre pirate chinois Lin Daoqian.

 

 

Confrontée à une hypothétique menace siamoise, elle aurait selon les légendes locales, sollicité ou ordonné à un homme d'origine chinoise de fondre trois énormes canons dont l'un est toujours au fond la mer et les deux autres servirent de trophée au Siam et se trouvent aujourd'hui à Bangkok. Ils sont toutefois l'orgueil de la province actuelle puisqu'ils figurent sur son sceau officiel.

 

 
Le roi Song Tham (1610-1628) avait probablement l'intention de se montrer plus présent dans la péninsule malaise. Pour Floris, l’expansion du Siam portait sur le Cambodge, le Laos, Chiangmai,บีรู Ligor (Nakhon Sri Thammarat), le Tenasserim en sus de Patani. Patani avait certainement des ennemis à craindre : Aceh, Johore et Pahang étaient ainsi que les Portugais et les Siamois.

 

 
La ville fut d('ailleurs brûlée par des mercenaires néerlandais au début du XVIIe siècle et encore en 1613 par une rébellion d'esclaves javanais en 1613.

Sur ces canons, des précisions dans deux articles :

voir l'article de Pierre Le Roux « Bedé Kada ou les derniers canons de Patani » in Bulletin de l'école française d’Extrême orient, 1998, tome 85 , pp 125-162

voir l'article de Seymour Sewell « Note on some old siamese guns » in Journal of the Siam Society, volume XV, 1622-1

Racha Biru mourut en 1623 ou 1624 et fut remplacée par sa jeune sœur Racha Ungu

 

 

 

Racha Ungu (ราชาอุงกู)

 

 

La « la reine pourpre » entra en conflit avec le Siam et a abandonna son titre siamois de Phra Chao et se baptisa en toute modestie « son excellence dirigeante du monde ». Elle était la troisième et dernière fille du sultan Mansur Shah.

Elle était mariée au roi de Pahang. Après la mort du roi, Racha Biru sa sœur lui demanda de revenir à Patani. Lorsque Racha Biru mourut vers 1624, Racha Ungu lui succéda sans difficultés à la tête de Patani. Hostile aux Siamois plus que sa sœur, elle cessa de payer l'hommage « Bunga mas » (la fleur d'or et d'argent) au Siam....

 

 

...et forma une alliance avec Johore, mariant sa fille Racha Kuning avec leur souverain le Sultan Abdul Jalil Shah III. Cependant, elle était déjà mariée au roi de Patalung, Okphaya Déca qui incita alors les Siamois à attaquer Patani avec l’aide du sultan de Ligot en 1633-1634 mais le Siam échoua alors à prendre Patani. Une attaque ultérieure du Siam en 1634 devait être conjointe avec les Néerlandais, mais les navires de ces derniers arrivèrent trop tard et l'attaque de nouveau échoua. Elle avait elle-même lancé une attaque sur le Siam en 1624 et au début de 1625 avec 3 000 hommes, qui se serait terminée apparemment avec succès car le Siam renonça provisoirement à exercer sa souveraineté sur Patani.

Il est une version différente de l'histoire. Le défunt sultan de Johore (1580-1597) avait marié son deuxième fils à la fille de la reine de Patani à la demande de cette dernière. Le plus jeune frère du prince l'avait accompagné pour vivre à Patani mais il s'était s'est mal conduit avec la femme de son frère aîné que le mari bafoué le fit tuer Là-dessus, la reine de Patani fit à son tour tuer le frère aîné. Tout cela est nébuleux et les récits sont obscurs quand ils ne sont pas contradictoires mais démontre une relation étroite de Patani avec Johore au milieu de laquelle Pahang semblent avoir été quelque peu désavantagé. Johore chercha à plusieurs reprises l'aide néerlandaise contre Patani, tandis que Patani semble n'en avoir eu besoin d'aucune. De plus, Patani était suffisamment puissant pour pouvoir bloquer le commerce de Pahang : Ainsi en 1613, obligeant le sultan de Johore à se rendre à Patani avec sa femme, Racha Ungu de Patani. Lorsqu'il mourut l'année suivante, Racha Ungu retourna vivre à Patani. Lors de la visite de Floris à Patani en 1612-1613, la fille de la troisième des sœurs royales de Patani était mariée à un autre prince de Johore. Malgré, ou peut-être à cause de ces liens étroits, Les relations de Patani avec Johore étaient loin d'être pacifiques, et elles ont certainement été intenses sur une période allant du début du siècle aux années 1640 et au-delà.

Racha Ungu mourut en 1634, sa fille va lui succéder

Sur ces péripéties, voir notre article  H 40  « POUR MIEUX COMPRENDRE LE PRÉSENT DE LA PROVINCE THAÏE DE PATTANI, UN PEU D'HISTOIRE ».

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2019/07/h-40-pour-mieux-comprendre-le-present-de-la-province-thaie-de-pattani-un-peu-d-histoire.html

Racha Kuning (ราชาคุนหนิง)

 

 

Elle est « reine jaune ». Elle succéda à sa mère, morte en après 18 mois après la guerre avec Ayutthaya,. Elle fut la dernière des quatre femmes souveraines à avoir régné sans interruption sur le royaume de Patani depuis 1584. Elle est la dernière reine régnante reconnue comme légitime dans les chroniques de Patani.

Elle était fille de Racha Ungu et du sultan de Pahang.

Lorsqu'elle monta sur le trone, Ayutthaya se préparait également à repartir en guerre en 1636, mais le Racha de Kedah intervint pour aider aux négociations avec Patani. Elle choisit de ne pas continuer la guerre et de rétablit la relation avec Ayutthaya en reprenant l'envoi de bunga mas.

 

 

Cependant, elle ne sembla pas avoir exercé un pouvoir politique significatif et les décisions importantes étaient prises par les aristocrates du pays ? Le pouvoir de la reine avait diminué à cette époque et elle ne semblait exercer aucun pouvoir politique significatif ce qui confirme la version de Gervaise.

Patani est devenu moins attrayant au niveau international pour les commerçants à la fin du XVIIe siècle. Les sources sur l'histoire de Patani sont rares à cette époque. Il y a un différend sur la fin de son règne et sur qui lui a succédé.

Selon des sources Kelantanese, Racha Kuning aurait été déposé en 1651 par le Raja de Kelantan, qui avait installé son fils comme dirigeant de Patani, Ainsi débute la période de la dynastie dite de Kelantan. La présence d'autres reines issues de cette dynastie entre 1670 et 1718 n'a jamais été démontrée.

Son nouveau mari semble avoir usurpé son trône en 1644. Après que le prince de Johore ait insulté la noblesse de Patani en exigeant que leurs femmes et leurs filles soient amenées au palais pour le servir et menacé de les mettre à mort, la noblesse de Patani a attaqua le prince de Johore, massacra les membres de son entourage et le repoussa à Johore. En 1646, Patani rejoignit d'autres états tributaires pour se rebeller contre Ayutthaya, puis rejoignit Songkla en 1649 pour s'emparer de Ligor (Nakhon Si Thammarat). Les Siamois ripostèrent et soumirent les sultanats du sud.

 

 

Lorsque Phetracha prit le contrôle d'Ayutthaya en 1688, Patani refusa de reconnaître son autorité et se rebella. Les armées d'Ayutthaya, 50.000 hommes, soumirent Patani.

 

 

L'âge d'or de Patani était terminé, l'anarchie s'y installa et les marchands étrangers abandonnèrent le commerce avec Patani. Vers la fin du 17ème siècle, Patani est décrite dans les sources chinoises comme peu peuplée et barbare.

Contrairement à sa mère, Racha Kuning se fit de nouveau appelée Phra Chao et elle-même a même visité Ayuthaya en 1641 pour consolider la paix. Son royaume resta donc tributaire du Siam.


 

Les sources sur l'histoire de Patani sont tout aussi nébuleuses que celles concernant l'histoire du Siam à cette époque.

En dehors des ouvrages ou articles que je cite et qui sont tous numérisés, A. TEEUW et D. K. WYATT ont publié en 1970 une compilation remarquable des diverses sources manuscrites ou imprimées, malaises, arabes ou thaïes sous le titre HIKAYAT PATANI - THE STORY OF PATANI que j'ai bien évidemment consulté dans la partie concernant ces quatre reines. Il reste qu'il plane de nombreux doutes, par exemple sur la seule question de savoir quand la dernière de ces reines a quitté le pouvoir.

J'ai aussi consulté l'article deStefan Amirell : The blessings and perils of female rule: New perspectives on the reigning queens of Patani, c. 1584–1718  publié dans Journal of Southeast Asian Studies, 42(2), pp 303–323 June 2011.

            J'utilise pour les reines le terme de Racha, transcription du mot ราชา et pour les Malais celui de Raja, l'un et l'autre signifiant « roi » dans leurs langues respectives.

***

La  place de la femme dans l’Islam ? Voilà bien un sujet déroutant, suscitant souvent des réflexes islamophobes et des flots de quiproquos et de polémiques. Je ne connais de l’Islam que le Coran que j’ai feuilleté et qui devrait à mon sens être la seule source de la doctrine. J’y trouve en particulier ces quelques lignes : « Quiconque fait une mauvaise action ne sera rétribué que par son pareil; et quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne action tout en étant croyant, alors ceux-là entreront au Paradis pour y recevoir leur subsistance sans compter ». Les déguisements, burqa et tchador,  ne sont pas prescrits par le prophète.  L'excision ne vient pas de l'Islam mais de l'Afrique noire, pratiquée tant par les mahométans que par les chrétiens ou les animistes. La polygamie n'est pas affaire d'Islam, elle n'est interdite en Thaïlande que depuis à peine un siècle. La vision que donne de l'Islam l’Iran et l’Afghanistan ou le terrorisme qui sévit chez nous doit-elle être généralisée ? J’en doute.

Je pense évidemment aux mahométans de Thaïlande, nombreux surtout dans le sud et à l’origine de problèmes qui ne sont pas forcément réglés. Ils suscitent également des réactions islamophobes virulentes à tel point qu’un internaute que je préfère ne pas citer, préconise pour régler cette question, celle des bandits du sud comme les nomme la presse lorsqu’elle cite leur incontestables méfaits, une solution « à la  Birmane ». Le fait que certains (combien ?) de ces autonomistes forcenés soient partis combattre en Afghanistan et en Syrie ou soient entraînés (encore?) dans des camps palestiniens ne plaide pas en leur faveur.

 

 

En ce qui concerne la Malaisie d'aujourd'hui, précisons qu'elle bénéficie d'un régime constitutionnel unique : fédération de 13 états, 4 de ceux-ci sont dirigés par un gouverneur civil et 9 par des souverains héréditaires, sultans ou rajas. Le chef d'état de la fédération (qui n'a pas d'autre pouvoir que représentatif) est choisi pour la conférence des dirigeants, tous les 5 ans mais parmi l'un des neuf sultans héréditaires et en suivant un ordre cycllique obligatoire. Il n'y plus que des sultanes consort

 

 

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