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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
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Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

(suite cliquez)   POURQUOI CE BLOG ?

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Merci d’être venu consulter ce blog. Si vous avez besoin de renseignements ou des informations à nous communiquer vous pouvez nous joindre sur alainbenardenthailande@gmail.com

9 janvier 2023 1 09 /01 /janvier /2023 03:14

 

Au mois de novembre de l’an passé, s’est tenue à Bangkok la réunion annuelle de l’APEC (Asian Pacific economic corporation) que d’autres appellent l’ABAC (Asian business advisory concil) et les Thaïs saphathiprueksa thurakit epek (สภาที่ปรึกษาธุรกิจเอเปค) ce qui se traduit par Conseil consultatif des entreprises de l'APEC.  La première question à poser est de savoir quel est cet organisme créé en 1989, j’avoue mon ignorance car il n’a en rien changé ma vie et probablement pas plus la vôtre. J’en ai évidemment trouvé des définitions qui relèvent toutes d’un galimatias prêchi-prêcha du style La Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) est un forum économique régional avec 21 économies membres à travers la région Asie-Pacifique. Créée en 1989, l'APEC a pour valeur fondamentale la promotion de l'intégration économique régionale d'une manière non juridiquement contraignante et dans un environnement convivial. Dans l'ère désormais prolongée de la COVID-19, l'APEC a fait tout son possible pour s'adapter et relever les défis sans précédent qui affectent le bien-être économique de la région. C’est évidemment parler pour ne rien dire.

 

 

On se demande quel environnement convivial il peut y avoir dans ce machin-chose au sein duquel cohabitent des pays qui sont en guerre ouverte entre eux : La Russie côtoie les États-Unis lesquels sont en guerre coloniale contre la moitié du monde depuis 1945 sans interruption. Les deux Chine sont en guerre jusqu’à ce jour virtuelle entre elles et – toujours les États-Unis – mais le virtuel risque de sombrer dans le réel – hélas ! – avec la Chine, à l’intérieur, nous trouverons probablement la Corée du sud et le Japon. Les rapports entre la Thaïlande et le Vietnam n’ont historiquement jamais frisé l’harmonie la plus douce. Les Philippines et le Vietnam ont un lourd contentieux territorial avec la Chine pour les îles de la mer ce Chine:

 

Chats et chiens, ou huile sur le feu ? Mieux vaut en reste là car il y beaucoup d’autres contentieux.

 

 

On se demande quels liens peuvent unir ces pays ?

 

Les fondateurs de 1989 : Australie - Brunei - Canada - Corée du Sud - États-Unis - Indonésie - Japon - Malaisie  - Nouvelle-Zélande - Philippines - Singapour -  Thaïlande.

Les pays arrivés de 1991 à 1998 :  Chine - Hong Kong -  Taïwan -  Mexique - Papouasie-Nouvelle-Guinée - Chili - Pérou - RussieViêt Nam.

 

Le général De Gaule, qu’on l’aime ou pas, avait au moins le sens des formules percutantes lorsque, parlant de l’ONU qui n’a jamais depuis sa création contribué à faire régner la paix de le monde, pas plus que la défunte SDN, il la qualifiait de «  Machin ô combien inutile et même dangereux ». Le même terme s’applique à la perfection à d’autres Comités et Commissions professionnels à l’intérieur de  tous les pays du monde jusque sur le plan international, ainsi l’APEC.

 

 
Où est la croix gammée me demanderez-vous à juste titre ?

 

Ce n’est pas celle du Groupe BNK 48 dont j’ai mis une photographie en tête de cet article ! J’ai parlé de l’APEC parce que c’est de l’APEC qui’ s’agit !

 

 

La Thaïlande, organisatrice de la réunion 2022, a choisi un logo  sur un motif traditionnel de l’art local depuis des siècles, celui des fleurs flottantes appelé lai dok loi (ลายดอกลอย).
Ce sont des motifs géométriques innombrables que connaissent  tous les Thaïs qui apprennent à dessiner comme nous planchions sur les feuilles d’acanthe lorsque nous apprenions le dessin.

 

 
Il rappelle symboliquement l’époque de la floraison. Il est censé représenter l’union de ces 21 pays vers un monde nouveau.
Des esprits aussi chagrins qu’incultes et surtout « svastikaphobes », à l’affut de tout ce qui de près ou de loin peut représenter un sigle de sinistre mémoire se sont précipité sur ce dessin pour y reconnaître une croix gammée ce qu'il n'est pas.. Faut-il donc vouer à l’anéantissement toutes les représentations de cette croix que l’on retrouve dans le monde entier depuis la nuit des temps ?

 

Rappelons que le svastika dans le monde bouddhiste est symbole de bienvenu et qu’au milieu des 21, nous trouvons la Thaïlande, ce motif est omni présent dans l’art bouddhiste et d’autres pays, ou le bouddhisme est largement représenté, Chine, Japon, Corée, Vietnam; la présence d’un svastika dans l’art religieux ne gêne personne.

 

 
L’icône de la bonne conscience universelle n’a pas honte de s’en emparer systématiquement et sans vergogne.

 

 

Un autre participant à la réunion, on se demande d'ailleurs ce qu'il y faisait, n'a pas été gêné par ce logo.

 

 

On peut penser qu'il ne l'a pas confondu avec celui-ci de triste mémoire !

 

 

L’HISTOIRE N’EST PAS UNIVOQUE

 

Une dernière et rapide réflexion concerne non pas le logo multicolore de l’Apec : Il n’est pas difficile de trouver en vente partour en Thaïlande  des drapeaux ou des vêtements qui représentant non pas le logo de l’Apec mais incontestablement un svastika qui n’est pas non plus celui de Bouddha.

 

 

Bien sûr, certains s’en indignent (même s’ils ne s’indignent pas sur les mêmes en Ukraine mais c’est une autre histoire). Que faut-il en penser ? Au premier chef, j’ai regardé à l’époque avec étonnement, je dois le dire, ce film qui sauf erreur de ma part doit dater de moins de 20  ans après la fin de la guerre mondiale.

 

 

Cela tient évidemment à la manière dont on enseigne -  ou dont on n’enseigne plus - l’histoire. Nous sommes en Thaïlande et non en Europe. Du temps où l’on enseignait l’histoire en France, il pouvait y avoir deux niveaux : Celui du Certificat d’études, un véritable bâton de maréchal pour beaucoup de petits français

 

 

Ceux qui partaient dans le secondaire apprenaient encore l’histoire en particulier à l’aide des manuels de Mallet et Isaac, mais il y en avait bien d’autres. De la sixième jusqu’au premier bac, on passait de l’Orient et la Grèce à Rome puis au Moyen Âge suivi de l’âge dit  classique suivi des révolutions pour se terminer à la naissance du monde moderne.  Il fallait plus de curiosité pour apprendre qu’il y a des millénaire, existaient en Asie en particulier des royaumes dont les roitelets vivaient dans des palais alors que nous ancêtre étaient encore vêtus de peaux d’aurochs.

 

 

Parle-t-on dans ces ouvrages dont je ne dénie d’ailleurs pas la qualité pédagogique, une seule fois du Siam et de l’époque la plus faste de son histoire ? Parle-t-on une seule fois - même de façon allusive de l’entrée des français au Siam sous Louis XIV - qui fut alors un premier  traumatisme. Parle-t-on une seule fois du dépouillement du pays à la fin du XIXe et au début de XXe du Siam au profit de la France, Laos et Cambodge ou au profit de l’Angleterre (Etats Shan et nord de la Malaisie).

 

 

Les Siamois le ressentirent comme les Français la perte de l’Alsace et de la Lorraine germanophone. Allez donc leur expliquer qu’il s’agissait d’apporter à leur pays les immenses bienfaits de la civilisation occidentale.

 

 

Nous a-t-on appris que le Siam s’est allié au Japon pendant la deuxième guerre mondiale ce qui lui permit de récupérer au moins provisoirement les territoires perdus ? Tous les petits Thaïs apprennent dans leurs livres d’histoire que leur pays a gagné sa guerre contre la France, il y a 80 ans.

 

 

Mais ils apprennent  l’histoire de la Thaïlande et non celle du monde. Les Japonais n’étaient pas en pays occupé mais en pays allié, il n’y eut pas de massacres systématiques comme en Chine ou en Corée. S’ils utilisèrent durement une main d’œuvre locale pour la construction  du chemin de fer dit « de la mort », il y eut des incidents épisodiques à la suite duquel le commandement militaire de Bangkok fut changé. Le général Nakamura Aketo fut nommé, c’était  un ami de l’amiral Tojo mais surtout un diplomate de formation. Sa capacité à comprendre la perspective thaïe, combinée avec une personnalité affable contribua à améliorer les relations nippo-thaïlandaise. Contrairement à ses collègues arrogants et brutaux. Il prit des mesures apaisantes, fit ouvrir des bordels pour l'armée japonaise ce qui laisse à penser que les militaires prenaient quelques liberté avec les femmes locales et fit diffuser une brochure à l’attention de ses troupes sur la façon de se comporter en Thaïlande en en respectant les coutumes comme par exemple ne pas pisser en public ou ne pas se montrer nu en public par exemple en se baignant.

 

 

Les petits Thaïs apprennent l’histoire de leur pays, ils n’apprennent pas celle du monde occidental. Pour eux aussi « Hitler connais pas »

 

 

Nous avons abordé la signification du svastika il y a quelque temps :

A 238 - LE SVASTIKA, SIGNE BOUDDHISTE DE BIENVENUE ET DE BON AUGURE.

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2017/08/a-238-le-svastika-signe-bouddhiste-de-bienvenue-et-de-bon-augure.html

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19 décembre 2022 1 19 /12 /décembre /2022 04:26

 

 

Mes amis niçois n’auront aucune peine à le trouver, il ne se situe pas à l’Ariane : En 1848, il fut l’un des premiers établissements touristiques de Nice. Il s’appelait alors Hôtel de France. Il prit plus tard le nom de Plaza.

 

 

Il accueillait les grands de ce monde, comme par exemple le couple présidentiel Poincarré en 1933.

 

 

C’est un endroit où « il fallait être vu «  (L’éclaireur du dimanche illustré » du 1er février 1934).

 

 

Il n’est pas installé directement sur la Promenade des Anglais mais en « deuxième ligne», plus en retrait ce qui lui confère une vue unique. l’une des plus belle de la ville à dire d’expert, la verdure des jardins Albert Ier,

 

 

::: le nuancier de couleur du Vieux-Nice, la mer bien sûr, mais aussi les collines et les Alpes.

 

 

L’hôtel Plaza renaît donc après quatre ans de fermeture et de travaux pharaoniques, les 140 mètres de façade ocre étirés le long de l’avenue de Verdun deviennent l’Anantara Plaza Nice Hôtel.  Anantara – ce qui en sanscrit signifie « éternel » -  Il appartient au groupe Minor  qui est  thaï et basé à Bangkok. Le groupe s’implante pour la première fois en France pour ressusciter ce joyau architectural. Son fondateur est un personnage hors du commun ; William Heinecke, né en 1949, il n’est pas né parmi les grands de ce monde. Son père était un militaire américain ayant passé 25 ans de sa vie sur les champs de bataille et sa mère correspondante en Asie pour le magazine Time. Ses parents s’installent à Bangkok en 1963. Il y étudie au collège international et se lance dans les affaires avec un succès fulgurant à la fin des années 70, à la fois dans l’hôtellerie, 536  hôtels dans le monde dont la chaîne des hôtels Anantara, et dans la restauration : Mister DonutThe Pizza Company, and Burger King, à vrai dire de la malbouffe américaine.

 

 

Si sa holding est thaïe, il est lui-même thaï à part entière puisque naturalisé thaï en 1991 après avoir renoncé à la nationalité américaine. Il est considéré par Forbes, le magazine vaut ce qu’il vaut, comme le vingtième au rang des Thaïs les plus riches du pays avec 1,65 milliards de dollars.

 

 

Il est à la tête de nombreuses associations ou fondations de bienfaisance, compris pour la protection de nos éléphants.

 

 

 

Après les Quataris qui se sont emparé de la côte d’azur, le Palais de la Méditerranée à Nice et le Martinez à Cannes, au tour des Thaïs.

 

 

Un grand merci à mon lointain cousin de Nice, Philippe Chatenoud, qui est à l’origine de cet article ainsi qu’à Nice matin

 

 

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15 décembre 2022 4 15 /12 /décembre /2022 03:49

 

Le magazine américain Forbes vient de publier la liste des hommes et femmes les plus riches du monde en cette fin d’année 2022. Je constate avec consternation que notre Roi n’y figure plus mais je reviendrai sur cette triste nouvelle. Une question angoissante pour la presse « people », lequel, de notre Bernard Arnault national « et la famille », de Jeff Bezos, l’initiateur du commerce informatique, de Bille Gatte ou de quelques autres, doit l’emporter ? C’est bien le dernier de mes soucis, ils sont huit à passer la barre des 100 milliards de dollars US dont le seul français susvisé.

 

 

La Thaïlande est mal lotie : Plus de Roi, pas de premier prix, pas de second prix, pas d’accessits ! Le premier Thaï n’est que le numéro 137, Dehanin Chearawanot doté seulement de 13,5 milliards de dollars ; Il est suivi par Sarath Ratanavadi au 161e rang avec 11,8 milliards. La liste est longue après ceux qui ne passent pas la barre des 10 milliards jusqu’à se terminer avec quelques dizaines d’ex-æquo tous au rang 2578 avec un petit milliard de dollars.

 

 

Qui sont donc ces Thaïs, c’est en définitive la seule question qui m’intéresse et peut intéresser mes lecteurs. Ils sont tout de même 158. En dehors des deux susnommés, Chalerm Yoowidya et la famille, Charoen Sirivadhana Bahkdi, Chiratiwat family et la famille, Somphote Ahunai et la famille, Prasert Prasarttong Osoth, Vanich Chayawan, Prachaktangkara Vakoon et la famille, Famille Osathanugrah en dixième rang et j’en reste là.

 

Ce qui est significatif est que sur ces dix richissimes, quatre sont dans la branche « food and beverage », ce qui est intéressant pour nos compatriotes qui tentent de faire fortune en ce beau pays, lancez-vous dans la limonade si l’on peut dire

 

 

Ceci dit, très rapidement, je me pose des questions sur le  sérieux de cette revue.

 

Que signifie réellement l’expression « et la famille » ? Nous vivons dans un état de droit et la fortune appartient à une personne, personne physique ou personne morale et non à la notion évanescente de « famille ». Par ailleurs Forbes donne une première liste des richissimes de ce monde et une autre des richissimes de Thaïlande mais les chiffres sont différents (1). La question s’était évidemment posée à l’occasion du classement du Roi de Thaïlande en tête des fortunes mondiales il y a quelques années, je reviens rapidement sur ce que j’avais écrit à l’époque. Les fantaisistes qui avaient alors effectué cette docte mais stupide analyse faisaient une confusion, fruit de leur ignorance ou de leur malveillance, entre les propriétés du Roi et celle gérée par le Bureau des propriétés de la couronne (Crown Property Bureau -  สำนักงานทรัพย์สินพระมหากษัตริย์). Ces biens de la couronne n'appartiennent pas au roi à titre privé, mais à la monarchie en tant qu'institution qui se perpétue de règne en règne.

 

C’est une institution juridique depuis 1936 qui gère à la fois des biens qui appartiennent au domaine public et les biens de la couronne. Le Roi ne peut disposer ni des uns ni des autres tout en ayant un droit de regard sur la gestion du Bureau. Inclure par exemple dans la fortune du Roi les actifs immobiliers, 1.000 hectares dans le cœur de Bangkok, 6.25O raïs pour parler « local » et plus de 6.000 hectares (37.500 raïs) dans le reste du pays est une  assimilation aussi stupide que celle qui attribuerait à Macron la propriété du domaine public, en particulier le Palais de l’Elysée ou le Fort de Brégançon et leurs trésors mobiliers.

 

 

Faut-il préciser que les listes civiles du Roi et des membres de la famille royale qui participent à des cérémonies officielles ne sont pas payées par les contribuables mais par les revenus des biens de la couronne qui sont importants, essentiellement affectés à des missions d'intérêt public ou caritatives. Le Bureau a un site Internet qui donne toutes précisions utiles à ceux qui prennent la peine de le consulter.

https://www.crownproperty.or.th/

Ceci dit, Forbes évaluait la fortune du Roi« aux environs » de 2 milliards de dollars en 1997 puis à 5 en 2007. Mais il va lancer en 2015 une bombe en plaçant le monarque en tête des fortunes mondiales avec le chiffre alors de 35 milliards de dollars. Un article à l’origine des conclusions de Forbes en février 2015 (« The Crowning Fortune »émanait d’une dame Susan J. Cunningham professeur de biologie animale à l’Université sud-africaine du Cap, apparemment spécialiste dans l’étude des perroquets. Je suis malheureusement sérieux.

 

 

Cette idiote, il n’y a pas d’autre mot, ne craignait pas d’affirmer « que personne à l'intérieur du bureau ne savait exactement où se trouve ce domaine immobilier » … tout en donnant des précisions détaillées sur les quartiers de Bangkok où ils se situent.

« Elle est bête, elle est lourde, elle est bavarde », disait Baudelaire de George Sand, en un temps où il était encore possible de critiquer une femme.

 

 

L’ignorance peut engendrer la suspicion, certes mais lorsque Forbes a publié ses fallacieuses conclusions, la presse française et notamment la presse francophone locale s’en est emparée avec avidité en poussant des cris de vertu outragée en oubliant soigneusement de vérifier quoique ce soit (2).

 

 

Forbes est proche de l'ancien président Bush et président d’honneur de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), une organisation créée par Ronald Reagan dans les années 1980, et dirigée par les descendants de l’oligarchie cubaine prérévolutionnaire. Ceci explique qu’il a accusé feu Fidel Castro d’avoir une fortune de 900 millions de dollars en 2006 et de détenir des comptes en Suisse, ce qui s’est révélé parfaitement faux.

 

 

Pour des raisons mystérieuses, je ne trouve plus trace des fortunes des familles régnantes dans ce monde, monarchies européennes et royaumes ou sultanats musulmans. Cela évite à Forbes de dire des fariboles de quelques personnalités, et surtout d'avoir à s'interroger comme devrait le faire toute revue d’investigation, sur l'origine partiellement sinon totalement nauséabonde de royales fortunes comme celle du Roi d'Angleterre, provenant pour partie du pillage des Indes,

 

 

....des souverains hollandais engraissés par la mise à sac des colonies d’Asie,

 

 

...du Roi des Belges dont l'aïeul Léopold II, propriétaire à titre personnel du Congo, l'exploita à son seul profits

 

 

...ou encore du Roi du Maroc qui, en quelques dizaines d'années, a transformé son pays en une SARL dont il possède la majorité des parts.

 

 

Il en est d'autres , sultans, emirs ou roi arabes. Nous avons appris en cette fin d'année 2022 qu'au moins l'un d'entre eux povaitt se montrer généreux à l'égard de ceux ou celles qu'il payait pour raconter des carabistouilles

 

 

Ceci dit, que le Roi soit riche ne me gènes pas à priori, qu'il y ait quelques zones d'opacité, il en plane sur l'origine de la fortume de tous ces privilégiés. Parmi ces centaines de multi-multi milliardaires dont la plupart sont américains,  il en est beaucoup dont l'origine de la fortune pue la merde. Ce qui m'irrite, c'est l'existence d'un jounalisme de fouille-merdes, de pisse-copies, des retranscriveur serviles de communiqués et des propagandistes à la solde de la publicité.

 

 

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8 novembre 2022 2 08 /11 /novembre /2022 08:27

 

Le défunt roi de Thaïlande Bhumibol alias Rama IX a vécu 17 ans dans le canton de Vaud. Dans son pays adoptif, il a subi deux coups du sort qui ont influencé sa politique durant sa longue vie de chef d’État.

En 1933, il était alors âgé de cinq ans, sa mère s’exile  à Lausanne après le coup d’état de 1932 avec lui, son frère et sa sœur. Leur père était mort en 1929 d’une défaillance rénale. Avec son grand frère Ananda, à l’époque,  potentiel  héritier du trône, le jeune prince va à l’École Nouvelle de la Suisse Romande, une école privée dans le quartier le Chailly à Lausanne. Leur sœur Galyani se rend quant à elle à une école pour filles. La famille vit dans un premier temps à Lausanne, avenue Auguste-Tissot 16 puis non loin, à Pully, dans la Villa Vadhana située Chemin de Chamblandes 51. Un période que le roi Bhumibol décrivait souvent comme «les années les plus insouciantes et les plus heureuses de sa vie».

 

 

Deux événements vont y marquer sa vie.

Le 4 octobre 1948, une Delage roule à vive allure sur la route cantonale entre Lausanne et Morges. Le chauffeur impétueux circule à une vitesse de 140 km/h en direction de Genève et heurte un camion. La Delage est détruite mais le conducteur survit à cet accident bien qu’il en sorte profondément marqué. Le futur monarque perdit un œil et gagna une paralysie faciale partielle.

 

Sirikit, la fille de l’ambassadeur de Thaïlande à Paris et par ailleurs sa cousine, alors âgée de 16 ans, veille à son chevet. À la clinique de Lausanne, Bhumibol et Sirikit se rapprochent. Ils se fianceront et se marieront bientôt.

 

 

D’une radieuse beauté, Jacques Foccart, dans ses mémoires, raconte qu’il n’a vu qu’une seule fois le général De Gaulle impressionné par la beauté d’une femme : la reine de Thaïlande lors de la visite du couple à Paris en 1960.

 

 

Mais un drame était survenu deux ans avant l’accident. Un matin, son plus intime confident, camarade de jeu et cher frère Ananda, qui s’était rendu en Thaïlande, fut retrouvé mort dans sa chambre, tué par balle. Les circonstances de sa mort restent obscures.

 

 

Cet événement changea brusquement sa vie. Jusque-là dans l’ombre du roi, il n’était que le petit frère  qui pouvait grandir loin de sa patrie. Il devint désormais roi de Thaïlande. Cette tragédie fut dramatique pour la vie du prince, qui déclarera ne jamais s’être vraiment remis de ce choc. On ne le vit plus jamais vraiment sourire et encore moins rire.

 

 

Avant son couronnement, il voulut profiter le plus possible du système éducatif suisse. Après les études secondaires où il avait appris l'anglais, le latin et le grec en sus du français qu’il parlait, murmure-t-on, mieux que sa langue maternelle, Il étudia le droit et les sciences politiques à l’université de Lausanne et dédia un semestre aux doctrines de Karl Marx – « Précisément ce qui déplaît à mon peuple», déclarera-t-il plus tard. Il n’obtint pas son diplôme, en raison de l’accident et parce que sa présence en Thaïlande est exigée. En 1950, il retourna dans son pays d’origine, s’y maria et monta sur le trône se conformant à ses devoirs. Il avait alors 23 ans et avait vécu 17 ans Un an après être monté sur le trône, il retourna à Lausanne. C’est là qu’Ubol Ratana, la première fille du couple, vient au monde.

 

 

La relation étroite entre le roi thaï et le canton de Vaud resta inchangée. En 1960, le couple se rendit en visite officielle en Suisse. Il y resta sept mois.

 

 

La famille royale  séjournait  temporairement dans la Villa du Flonzaley à Puidoux-Chexbres.

Ce bambin est le roi actuel :

 

 

En 1964, le roi retourna à nouveau dans son pays d’adoption. Il visita l’exposition nationale Expo 64. Ce sera la dernière fois qu’il se rendra en Suisse.

 

 

 

 

Il restera toutefois lié par la pensée à la Suisse, et en particulier au canton de Vaud, jusqu’à sa mort en 2016. À l’occasion de son jubilé de diamant et du 75e anniversaire du début des relations entre la Thaïlande et la Suisse, il offrit en 2009 à la ville de Lausanne un pavillon de grand prix.

 

 

La princesse Maha Chakri Sirindhorn procéda à l’inauguration. 

 

 

Le pavillon recouvert de feuilles d’or ressemble, par ses dimensions de six mètres par six mètres, à une version miniature du palais royal. Il se trouve aujourd’hui dans le Parc du Denantou à Lausanne et rappelle la relation particulière qu’a entretenue la dynastie royale avec le canton de Vaud.

 

 

Le 14 septembre 2022 enfin, la princesse Maha Chakri Sirindhorn, fille cadette de feu le roi est venue inaugurer au parc du Denantou le buste de feu son père. Elle est vêtue de jaune, couleur du défunt.

 

 

L’œuvre a été offerte par l’Association des anciens étudiants thaïs en Suisse, dont le monarque défunt était membre, à l’occasion du 72e anniversaire de la création de l’association et du 90e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

Ce buste est l’œuvre de Watchara Prayoonkham, un sculpteur thaï de premier plan, qui a passé des mois à étudier de vieilles photos du roi quand il avait 18-20 ans comme image que les Suisses eurent de lui.

« Imaginer qu'un homme aussi jeune devienne roi. Pendant ses études, il a dû réfléchir à ce qui l'attendait dans le futur, à ce qu'il devait faire en tant que roi. J'ai donc conçu ce buste pour donner l'impression que le roi réfléchissait à la manière dont il pourrait aider à améliorer la qualité de vie de son peuple, ce qu'il a fait avec succès ».

 

 

 

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28 août 2022 7 28 /08 /août /2022 06:20

 

 

Le 31 août de l’an passé (2020), l’ambassade américaine de Bangkok, poussant des cris de vierge effarouchée, a publié un communiqué diffusé dans la presse niant les allégations selon lesquelles son gouvernement soutenait et financerait le mouvement anti-gouvernemental en Thaïlande (1).

 

 

Elles ont effectivement été très largement répandues en particulier mais en particulier seulement, par le très atypique et médiatique politicien « activiste » Sondhi Limthongkul (สนธิ ลิ้มทองกุล) qui ne cache pas ses sympathies pour le système actuel ou plutôt son antipathie pour les mouvements dits « pro-démocrates » ce qui n’est pas tout à fait pareil, et qui a d’ailleurs connu de nombreuses mésaventures judiciaires.

 

 

Ses allégations se résument selon le slogan qu’il assène dans les médias « NED = CIA », nous y reviendrons évidemment. Nous les trouvons en permanence sur Internet (2).

 

 

Le 21 avril de cette année, enfin le site Isaan record a publié un article déniant catégoriquement les accusations de porter atteinte à la monarchie dont il fait l’objet, allusion probable aux déclarations fracassantes de Sondhi Limthongkulm affirmant, la main sur le cœur que le  site n’était pas un site hostile à la monarchie. Nous y reviendrons également (3)

 

 

L’ambassade a tenu des propos angéliques : elle a été impliquée dans les manifestations en cours par des orateurs lors d'un rassemblement pro-établissement à Bangkok dimanche, où ils ont accusé les Américains d'ingérence dans la politique thaïlandaise. Le communiqué a déclaré que les États-Unis ne soutiennent aucun parti politique et ont exhorté toutes les parties à engager une conversation pacifique entre elles. Et bla  et bla. Nous vous avons donné la source de ces bêlements (1).

 

 

Quand on lit ce genre de propos d’une autorité officielle américaine, on est évidemment conduit à se remémorer sans faire spécifiquement de mauvais esprit mais en souriant les propos tenus par trois présidents successifs à l’occasion de l’intervention secrète de leur pays au Laos. Cette guerre fut la guerre des plus infâmes mensonges aux plus hauts niveaux de l’état américain :

Mensonges de Kennedy « … Ce que nous voulons au Laos, c’est la paix, pas la guerre… ».

 

 

Mensonges de Johnson « …Des actions hostiles et répétées contre des navires américains … ».

 

 

Mensonges de Nixon « … à l’heure actuelle aucune troupe américaine n’est stationnée au Laos … ».

 

 

Nous les avons rappelés dans nos articles consacrés à cette guerre secrète et à l’intervention de la CIA par le biais de deux au moins de ses faux nez, l’USAID et AIR AMERICA (4).

 

 

C’était certes il y a quelques dizaines d’années mais les choses ont-elles changé ?

Il est inutile de narrer l’histoire de la CIA et de ses crimes d’état même si comme chacun sait, ce n’est pas elle qui a assassiné le Président Allende et bien d’autres encore.

 

 

Je vis en Thaïlande depuis que j’y suis entré en 1999. Je considère que je suis un invité et que les questions politiques internes ne me regardent pas. Rouges ou jaunes, voilà bien le dernier de mes soucis, d’autant que ce sont les deux couleurs de ma Provence natale et que je n’ai à privilégier ni l’une ni l’autre.

 

 

Mais entre les déclarations tonitruantes de Sondhi Limthongkul  et l’intervention du site Isaan record pour lequel j’ai une empathie certaine, j’ai cherché à y voir clair. Nous avions parlé du rôle plus ou moins nauséabond de la CIA lors de la triste guerre dite du Vietnam et apparemment rien n’a changé ?

 

 

NED = CIA ?

 

Je me suis évidemment posé une première question : Mais qu’est- ce que la NED que Sondhi présente comme l’équivalent de la  CIA ? La National Endowment for Democracy se présente comme une fondation privée des États-Unis à but non lucratif, fondée en 1983 sous le gouvernement de Ronald Reagan, dont l'objectif déclaré à l’époque était le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde, des objectifs particulièrement  vertueux.

 

Nous avons tendances à dire à nouveau « et bla  et bla ».

 

 

La traduction française ? puisqu’elle a son site, est Fondation nationale pour la démocratie. Cette traduction est insidieuse : « Endowment » ne signifie pas « fondation » mais « dotation ». C’est donc une organisation dont le but non caché est de distribuer des subsides pour promouvoir « le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde ».

 

 

 

Dans un article déjà ancien d’une revue qui ne passe pas pour être spécifiquement de droite, le « Monde Diplomatique », le journaliste colombien réfugié en France, Hernando Calvo Ospina écrivait sous le titre « Quand une respectable fondation prend le relais de la CIA » : « En créant la Fondation nationale pour la démocratie, le président Ronald Reagan a doté Washington d’un outil moins voyant et surtout moins controversé que la CIA. Mais dont l’objectif reste le même : déstabiliser, par le financement de leurs oppositions, les gouvernements non amis » (5).

 

Nous étions alors en 2007.

 

 

En 2019, le site Médiapart qui appartient ouvertement à une filière de l’ultra gauche publie une étude circonstanciée « La NED, vitrine légale de la CIA » : « Depuis 30 ans, la National Endowment for Democracy (NED) sous-traite la partie légale des opérations illégales de la CIA. Sans éveiller de soupçons, elle a mis en place le plus vaste réseau de corruption du monde, achetant syndicats ouvriers et patronaux, partis politiques de gauche et de droite, pour qu’ils défendent les intérêts des Etats-Unis au lieu de ceux de leurs membres ». Le budget global est inconnu. On trouve trace toutefois d’un milliard de dollars dépensés en 5 ans au Liban, minuscule pays de 4 milions d’habitants. Le budget global se situe aux environs de plusieurs dizaines de millions de dollars annuellement ???

 

 

 

Le site Wikipédia qui foisonne de références justificatives nous dit : « Le financement de la NED est voté par le Congrès et figure dans le chapitre du budget du ministère des Affaires étrangères consacré à l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). De 1984 à 1990, la NED a bénéficié d'un financement annuel de 15 à 18 millions de dollars, porté à 25−30 millions de 1991 à 1993, ce financement se faisant par l'intermédiaire de l'Agence d'information des États-Unis. En 1993, la NED faillit perdre la manne du Congrès, la chambre basse ayant voté son annulation, mais une vigoureuse campagne menée par les soutiens de la NED permirent à celle-ci de retrouver son financement, porté désormais à 30−35 millions de dollars. En 2004, sur un budget de 80,1 millions de dollars, 79,5 venaient d'agences gouvernementales et 600 000 d'autres contributeurs. En 2009, la NED avait un budget de 135 millions de dollars, dont la presque totalité provenait d'agences gouvernementales américaines » (7).

En 2020, le budget avoué est de 254 millions de dollars.

 

 

Il faut bien y voir un instrument idéologiquement motivé d’interférence dans les affaires mondiales dont nous retrouvons les interventions orientées en Chine, en Biélorussie, à Cuba, en Irak, au Nicaragua, en Pologne, en Russie, en Serbie, en Ukraine, au Venezuela, au Honduras, au Tibet, toujours pour déstabiliser des Etats. Les accusations de financement de mouvements de la droite extrême en France n’ont toutefois jamais été démontrées.

 

 

NED en Thaïlande ?

 

Et la Thaïlande, vous interrogez vous  à juste titre ? Nous avons les chiffres dont ont bénéficié diverses nébuleuses pour l’année 2020 sur le site officiel de la NED, peut-on trouver mieux ? (8). Nous n’avons pas épluché ceux des autres années mais la première en ligne, l’année 2018 est plus ou moins similaire (9). C’est probablement donc de 2018 que date le soutien financier de la NED aux mouvements favorables à la démocratie dans le pays.

 

 

Ces chiffres sont proprement hallucinants au moins pour la Thaïlande même s'ils ne le sont pas aux USA:

 

133.000 dollars ont été consacrés à « accroître la sensibilisation aux valeurs démocratiques ». A quoi cette somme est-elle consacrée ? Nous sommes évidemment dans le flou le moins artistique faute d’avoir des détails : « Renforcer la capacité des militants à promouvoir la démocratie et les droits de l'homme. L'organisation coordonnera une série de sessions d'apprentissage pour les défenseurs de différentes régions du pays sur les stratégies de promotion de la démocratie et leur fournira l'espace pour piloter des initiatives de plaidoyer créatives en utilisant leurs nouvelles compétences. Les activités favoriseront également la collaboration transrégionale et intersectorielle et se concentreront sur le développement de ressources qui capturent les leçons tirées des expériences des participants. 

 

125.500 dollars sont consacrés à « Renforcer la protection des droits de l'homme et l'accès à la justice ». C’est en quelque sorte une aide judiciaire que la NED locale apporte à ses militants locaux.

 

61.000 dollars avec un supplément de 33.465 dollars sont consacrés à « La technologie civique pour favoriser des débats éclairés sur la politique et la gouvernance », la formule est complétement nébuleuse.

 

250.000 dollars sont destinés à « Favoriser une culture politique responsable et réactive » ce qui ne voudrait pas dire grand-chose si n’était cité un « International Republican Institute (IRI) » qui n’a rien de thaï et qui est officiellement une antenne de la NED.  Il faut donc en déduire que l’IRI a une représentation locale ?

 

 

60.000 dollars avec un supplément de 15.000 dollars sont destinés à « Favoriser la participation des citoyens à l'avancement de la démocratie et des droits de l'homme ». Là aussi nous n’avons pas de détail sur la manière dont cette somme a été dépensée pour favoriser ce noble dessein.

 

32.000 dollars plus 45.000 dollars sont destinés à « Promouvoir les valeurs et pratiques démocratiques ». Nous bénéficions d’un peu plus de précisions « Renforcer les connaissances des militants communautaires sur la démocratie et les principes des droits de l’homme. L'organisation organisera une série de formations ainsi que des séances de dialogue avec les communautés locales pour renforcer leur capacité à contribuer à des débats plus larges sur les politiques et les défis liés à la démocratie. Les participants jetteront également les bases de la formation d'un réseau local de la société civile qui fournira une plate-forme de coopération dans leurs efforts de construction de la démocratie ».

 

 

31.000 dollars ont pour  but de « Favoriser la compréhension et le dialogue du public sur les réformes démocratiques ».

 

77.000 dollars vont à de nébuleux « Projets de bénévolat des droits de l'homme »

 

728.300 dollars vont au « programme du travail », en réalité un soutien aux syndicats et aux travailleurs non syndiqués. C’est le plus gros poste.

 

 

 

60.000 dollars vont à l’« Assistance juridique et autonomisation des communautés à l'appui des droits environnementaux ».

 

90.000 dollars avec un supplément de 80.000 dollars aux « Plateformes médiatiques en ligne sur les problèmes sociaux, économiques et politiques critiques » c’est à  dire la propagande pour parler clair.

 

52.000 dollars encore pour « Promouvoir les droits civils et politiques et la réforme du droit ».

 

415.000 dollars « Promouvoir le dialogue communautaire entre les citoyens, les partis politiques et les représentants élus ».

Cette somme est considérable mais à quoi correspond exactement et concrètement ce jargon ?

 

55.000 dollars pour « Promouvoir les valeurs démocratiques et favoriser la pensée critique »

 

50.000 dollars pour la « Promotion des droits de l'homme dans le système judiciaire »

 

Notre région n’est pas oubliée puisque 45.000 dollars ont été alloués au site The Isaan Record, que nous connaissons, nous y reviendrons, que vient-il donc faire dans cette galère ? C’est pour « Renforcer le journalisme citoyen et informer le discours public dans le Nord-Est »

 

63.000 dollars pour « Renforcer la société civile pour promouvoir la démocratie »

 

177.500 dollars pour « Renforcer la collaboration pour la démocratie »

 

41.000 dollars pour « Renforcer la démocratie et la défense des droits de l'homme »

 

70.000 dollars pour « Renforcer l'engagement de la base dans la promotion de la démocratie »

 

80.000 dollars pour « Renforcer la couverture médiatique de la démocratie et des droits de l'homme »

 

32.700 dollars pour « Renforcer la capacité des militants à s'engager dans la construction de la démocratie »

 

72.000 dollars pour « Soutenir l'engagement de la base dans la promotion de la démocratie »

 

70.000 dollars encore pour « Soutenir les médias indépendants »

 

47.500 dollars pour « Aider les communautés locales à plaider pour la protection des droits de l'homme »

 

100.000 dollars pour « Soutenir la participation citoyenne dans la promotion de la démocratie »

 

Si nos additions sont bonnes, il y en a plus de un million et demi de dollars  soit près de 50 millions en bons baths de chez nous.

 

Le moins que l’on puisse dire est qu’il y a un manque de transparence dans l’utilisation des millions de baths versés aux frais des contribuables américains. Notons que si le budget annuel de la NED est de 254 millions de dollars, la part de la Thaïlande est donc de peu de poids.

 

 

ISAAN RECORD

 

L’exemple est typique. Le journal publie de nombreux articles en thaï et en anglais sur la culture de l’lsaan en général tout en manifestant le désir de voir le pays évoluer  vers plus de démocratie.  Je le consulte toujours avec intérêt même si ses options ne sont pas toujours les miennes. Il clame haut et fort son attachement au régime monarchique. Soit.

 

Mais, comme les syndicats financés par la NED, est-il conscient de l’origine de la subvention qu’il reçoit ?

 

Doit-on avoir le sourire béat de la bonne conscience ? Des milliers de militants bénévoles mais crédules sont-ils conscients de bénéficier de soutiens financiers  d’origine à tout le moins douteuse ?

 

 

 

 

Par ailleurs, avoir la « tripe » démocratique ne signifie nullement que ce soit pour une démocratie à l'américaine !

 

 

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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 02:30

 

Sous un titre trompeur « Violences sexuelles en Thaïlande  l’affaire P. brise le mur du silence », un organe de presse françophone qui ne brille toujours pas par son sérieux a repris tout simplement ceux de plusieurs organes locaux dont le titre était moins tonitruant mais plus pr/cis , un autre son de gong :

 « Sexuals violences stalks activist comunoty » que je traduis – moi - « les violences sexuelles à l'intérieur de la communauté activiste ».

 

 

Ils se cantonnent à dénoncer un scandale au sein d’un groupe spécifique qui se bat pour la démocratie et le respect des droits de l'homme  mais au sein duquel on ne tiendrait pas compte du respect du droit des femmes et non à une généralisation hâtive ?

Référence est faite  à un rapport des Nations Unies publié en 2017 sous le titre « THE TRIAL OF RAPE: Understanding the criminal justice system response to sexual violence in Thailand and Viet Nam »  soit «  LE PROCÈS DU VIOL : Comprendre la réponse du système de justice pénale à la violence sexuelle en Thaïlande et au Viet Nam », il est très didactique mais ne donne aucune précision chiffrée, ce n'est d’ailleurs pas son but (1).

 

 

Il est une institution  plus spécifique provenant de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UN Refuge agency) dont la vocation est de mettre fin à toute forme de violences sexuelles mais centre plutôt son activité sur les camps de réfugiés (2).

Revenons à notre article français. Il donne quelques chiffres  évidemment sous-estimés, ça ne coûte rien de l'affirmer,  mais dans quelle mesure ?

Par ailleurs les victimes sont toujours réticentes à dévoiler leurs misères, Elles ne sont pas toujours bien accueillies par les autorités policières,  c'est partout pareil dans le monde.

 

 

 

Incriminer le système juridique ?

 

Ce n'est qu'une affirmation gratuite. Il existe un code pénal qui consacre un chapitre intitulé « OFFENCE RELATING TO SEXUALITY » « INFRACTION RELATIVE À LA SEXUALITÉ ». Il débite par l'article 276 «  Article 276 : Quiconque a des rapports sexuels avec une femme, qui n'est pas sa femme, contre son gré, en la menaçant par quelque moyen que ce soit, en commettant un acte de violence, en profitant du fait que la femme est dans l'incapacité de résister, ou en amener la femme à le confondre avec l'autre personne, sera puni d'un emprisonnement de quatre à vingt ans et d'une amende de huit mille à quarante mille bahts » (3). Les sanctions sont lourdes et peuvent aller jusqu'à la peine de mort au cas de circonstances aggravantes, minorité en particulier. Le sort des hommes victimes de ces sévices n'est pas – rassurez-vous- oublié. Reste à savoir dans quelles mesures ces dispositions sont appliquées en droit positif. Une étude sur ce sujet dépasse mes compétences. En tous cas, l'arsenal reprsseif est féroce.

 

 

Incriminer la société patriarcale ?

 

Ce n'est que très partiellement vrai. La société thaïe n’est pas fondamentalement patriarcale.  Le pays s'est constitué aux environs du VI siècle par des populations venues d'ailleurs, souvent de sociétés matriarcales. Les familles étaient centrées autour des femmes qui héritaient la terre à la mort de leur mère, et assuraient la pérennité du patrimoine familial. Les hommes, en se mariant, venaient rejoindre la famille de leur épouse et travaillaient la terre de celle-ci. Ils devaient s’acquitter d’une dot à cet effet pour pouvoir profiter de l’héritage de leur épouse. Ces traditions restent encore vivaces dans le nord-est du pays et au moins partiellement ailleurs. Les tendances patriarcales que l’on constate aujourd’hui, surtout dans les villes, ne sont apparues que plus tard par l’influence des civilisations occidentales et chinoises.  Dans les zones tribales, et pas seulement dans le nord-est,  le matriarcat reste la règle. Je ne revendique toutefois en aucun cas le savoir absolu en matière sociologie siamoise, d'autant qu'une société matriarcale n'exclut pas le « machisme ». C’est une culture traditionnelle à laquelle les membres de ce groupe d’étudiants citadins privilégiés sont totalement étrangers. Leur micricosme d'intellectuels les éloigne de la Thaïlande profonde

 

 

Incriminer la « culture du viol à la télévision »

 

Foutaise ! Il m'arrive de regarder les feuilletons de la télévision locale par-dessus l'épaule de mon épouse. On y voit souvent de tendres harpies se crêpant le chignon pour les beaux yeux d'un soupirant ou des bliuettes à l'eau de rose et jamais quel qu’apologie du viol que ce soit ?

 

 

Si je reviens à « mon » code pénal, il est bien évident que toutes les chaines de télévision se doivent de respecter les strictes dispositions de son article 287 « Quiconque :

1. A des fins de commerce ou par commerce, pour distribution publique ou exposition, fabrique, produit, possède, apporte ou fait introduire dans le Royaume, envoie ou fait sortir du Royaume, enlève ou fait introduire emporté ou fait circuler par quelque moyen que ce soit, tout document, dessin, estampe, peinture, imprimé, image, affiche, symbole, photographie, film cinématographique, bande sonore, bande magnétique ou toute autre chose obscène ;

2. Fait le commerce, ou prend part ou participe au commerce concernant le matériel ou la chose obscène susmentionnés, ou distribue ou expose au public, ou loue ce matériel ou cette chose;

3. Afin d'aider à la circulation ou au commerce du matériel ou de la chose obscène susmentionnée, propage ou diffuse la nouvelle par quelque moyen que ce soit qu'il y a une personne commettant l'acte qui constitue une infraction conformément à la présente section, ou propage ou diffuse la nouvelles que le matériel ou la chose obscène susmentionnée peut être obtenue de toute personne ou par tout moyen, sera punie d'un emprisonnement n'excédant pas trois ans ou d'une amende n'excédant pas six mille bahts, ou les deux (4)

Avis aux vendeurs à la sauvette de vidéos pornographiques de préférence aux touristes en mal de tourisme sexuel.

 

 

L'affaire des violences sexuelles chez les activistes

 

 

L’article français m’ayant intéressé, bien que faisant l’impasse sur le particularisme du scandale, car scandale il y a, j’ai voulu voir ce qu’il en était chez les Thaïs. « Sexuals violences stalks activist comunoty » sur le site de Khaosot, un organe de presse d’investigation qui passe pour être libre (5). Nous ne sommes pas au cœur de la Thaïlande profonde mais chez les activistes gauchistes de Bangkok.

Son retentissement est dû pour l'essentiel aux accusions de  viol portée contre un militant pour la démocratie qui a souvent payé de sa personne à l'avant-garde des manifestations contre la junte qui a pris le pouvoir en mai 2014 et qu'une militante accuse – ce dont il se défend – de l'avoir violée à plusieurs reprises. Séduite par le personnage, elle souhaita faire sa connaissance  ce qui ne signifiait pas de le faire au sens biblique du terme mais peut prêter à équivoque. Il la retrouva dans sa chambre et malgré ses « non, non » persista...

 

 

Ce fut le mur du silence dans le groupe qui entendait régler ses problèmes en interne.

 

 

Elle-même n'osa pas le dénoncer officiellement, on n'accuse pas le père Noël (même s'il lui arrive d'être une ordure).

 

 

D'autres incidents sont toutefois sortis de l'ombre.

Une autre militante a déclaré avoir été violée brutalement et sans finesse par un autre éminent militant du groupe.

Des militants de premier plan qui avaient réservé leur voix pour dénoncer les excès de la junte au pouvoir prirent alors  la parole pour soutenir les victimes. Certains ont admis avoir entendu des histoires similaires dans le passé.

 

 

Une autre, après avoir sympathisé avec un militant autour d'un  verre le vit arriver dans sa chambre avec deux de ses amis qui demandèrent s'ils pouvaient dormir. L'un d'entre eux imagina alors peut-être comme le  Vicomte de Valmont dans les « Liaisons dangereuses » pouvoir passer pour un rêve. ?              

               

                         

Les images de jeunes en uniforme marchant contre la tyrannie militaire lors du soulèvement du 14 octobre étaient un peu devenues « le prestige de l'uniforme ».

 

 

Un ancien militant étudiant actuellement journaliste a reconnu que le problème n'était pas nouveau. Cela s'était produit à plusieurs reprises dans le passé et les auteurs étaient toujours à l'avant-garde du mouvement.

D'autre par contre sont plus réticents et incriminent au moins partiellement le comportement des victimes qui permettaient à leurs agresseurs  d'entrer chez elles dans leur chambrette. L'un d'entre eux ajoute, comparaison toute provençale   « Sont-elles si naïves ? Ces personnes sont-elles nées et ont-elles grandi dans un champ de lavande ? ».

 

 

Je n'ajouterai pas mais je le fais citant encore  Choderlos de Laclos « coucher avec une fille, ce n'est que lui faire ce qui lui plaît : de là à lui faire faire ce que nous voulons, il y a souvent bien loin »

 

 

Ce n'est pas faire l'apologie du viol évidemment, le problème est entier dans ce pays mais mon propos n'est pas de l'analyser.

Je constate seulement

Que l'enquête très circonstanciée  de Khaosot s'est faite dans le petit microcosme privilégié des étudiants activistes dans de prestigieuses universités de Bangkok et par ailleurs ne donne que des généralités que l’on trouve partout.

Ces demoiselles pour autant qu'elles l'aient encore été ne sont pas des oies blanches. De la crainte révérencielle à l'admiration militante ou situer la frontière entre la douce violence ou le harcèlement

 

 

...et le viol au sens de la loi pénale ? Beaucoup des situations décrites par Khaosot me paraissent relever plus d'un harcèlement plus ou moins déplacés il est vrai que de viols stricto sensu

 

 

Que, curieusement, tout en donnant quelques généralités bien connues sur le viol en Thaïlande, l’article est consacré essentiellement à des scandales au sein d'un groupe politique activiste. On peut penser qu'il s'agit d'une opération destinée à le discréditer ? Ce n'est qu'une hypothèse mais je ne suis pas loin de le penser tout en n’ayant aucune affinité avec ces gaillards.

NOTES

(1)

https://asiapacific.unwomen.org/en/digital-library/publications/2017/09/the-trial-of-rape

(2)

https://www.unhcr.org/th/sexual-and-gender-based-violence

(3)

มาตรา 276 ผู้ใดข่มขืนกระทำชำเราผู้อื่นโดยขู่เข็ญด้วยประการใดๆ โดยใช้กำลังประทุษร้าย โดยผู้อื่นนั้นอยู่ในภาวะที่ไม่สามารถขัดขืนได้ หรือโดยทำให้ผู้อื่นนั้นเข้าใจผิดว่า ตนเป็นบุคคลอื่น ต้องระวางโทษจำคุกตั้งแต่ 4 ปีถึง 20 ปี และปรับตั้งแต่ 80,000-400,000 บาท

(4) มาตรา 287

 ผู้ใด
(๑) เพื่อความประสงค์แห่งการค้า หรือโดยการค้า เพื่อการแจกจ่ายหรือเพื่อการแสดงอวดแก่ประชาชน ทำ ผลิต มีไว้ นำเข้าหรือยังให้นำเข้าในราชอาณาจักร ส่งออกหรือยังให้ส่งออกไปนอกราชอาณาจักร พาไปหรือยังให้พาไปหรือทำให้แพร่หลายโดยประการใด ๆ ซึ่งเอกสาร ภาพเขียน ภาพพิมพ์ ภาพระบายสี สิ่งพิมพ์ รูปภาพ ภาพโฆษณา เครื่องหมาย รูปถ่าย ภาพยนตร์ แถบบันทึกเสียง แถบบันทึกภาพหรือสิ่งอื่นใดอันลามก
(๒) ประกอบการค้า หรือมีส่วนหรือเข้าเกี่ยวข้องในการค้าเกี่ยวกับวัตถุหรือสิ่งของลามกดังกล่าวแล้ว จ่ายแจกหรือแสดงอวดแก่ประชาชน หรือให้เช่าวัตถุหรือสิ่งของเช่นว่านั้น
(๓) เพื่อจะช่วยการทำให้แพร่หลาย หรือการค้าวัตถุหรือสิ่งของลามกดังกล่าวแล้ว โฆษณาหรือไขข่าวโดยประการใด ๆ ว่ามีบุคคลกระทำการอันเป็นความผิดตามมาตรานี้ หรือโฆษณาหรือไขข่าวว่าวัตถุ หรือสิ่งของลามกดังกล่าวแล้วจะหาได้จากบุคคลใด หรือโดยวิธีใด
ต้องระวางโทษจำคุกไม่เกินสามปี หรือปรับไม่เกินหกหมื่นบาท หรือทั้งจำทั้งปรับ

 

(5) https://www.khaosodenglish.com/news/crimecourtscalamity/2017/09/08/sexual-violence-stalks-thailands-activist-community/

 

 

 

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 04:10

 

 

 

Sous les latitudes tropicales, la neige est une denrée rarissime, tout au plus connaît-on la gelée blanche dans les hauteurs du nord en saison froide. Les sports de neige n'y sont pas des sports locaux. Pourtant, la Thaïlande fut présente aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin. Quatre athlètes thaïs se sont en effet qualifiés pour participer à des courses de ski alpin et de ski de fond du 4 au 20 février 2022. Ils ne se cachent que leur seul but est d'aller jusqu'au bout des jeux sans viser de médailles ou un classement dans les 10 premiers.

 

 

2002 – 2006 – 2014 – 2018

 

Le premier thaï qualifié aux jeux d'hiver de 2002 à Salt Lake City fut Prawat Nagkhvajara (ประวัติ นาควัชระ) skieur de fond qui représenta également son pays en 2006 à Turin. Thaï certes, Nakhvajara a grandi à Bangkok mais fit toutes ses études supérieurs aux États-Unis où il réside et y devint professeur de génie électrique à l'Université Drexel en Pennsylvanie aux États-Unis. Ce n’est pas dans la vallée de la Chao Phraya qu’il a gagné ses galons. Lors de ces deux jeux, il fut le seul thaï qualifié et revint sans médaille.

 

 

En 2014, La Thaïlande participa pour la troisième fois aux Jeux olympiques d'hiver à Sotchi en Russie avec deux athlètes, les skieurs alpins Kanes Sucharitakul  (คเณศ สุจริตกุล) eVanessa Mae Vanakorn (วาเนสซ่า-แม่วนากร).

 

 

La délégation thaïe n'a remporté aucune médaille. Le jeune Kanes Sucharitakul est un richissime homme d’affaire de Bangkok. Vanessa est une personne hors du commun tant par son charme que par ses talents : violoniste née à Singapour d'un père thaï et d'une mère chinoise, elle a grandi à Londres et a skié pendant plusieurs années à Zermatt en Suisse.

 

 

La Thaïlande a participé aux 23e Jeux olympiques d'hiver de 2018 (2018) à Pyongchang en Corée du Sud. Quatre athlètes avaient été qualifiés : Nicolas Zanon (นิโกลา ซานอน), élevé en Italie de mère thaïe et de père italien,.

 

 

Alexia Arisara Chenkel (อเล็กเซีย อริษรา เชนเคล), élevé en Suisse et née d'un couple mixte.

 

 

Mark Chanluang (มรรค จันเหลือ) et sa sœur Karen Chanluang (คาเรน จันเหลือง). Leur mère est italienne et leur père de Yasothon oú ils n'ont pas appris le ski. Ils ont été élevés en Italie et ont la double nationalité. Karen et Zanon furent alors considérés comme espoirs de leur pays pour les jeux de 2022.

 

 

PÉKIN 2022 OU LES JEUX DE LA NEIGE ARTIFICIELLE

 

Pour la première fois dans les jeux d'hiver, des espaces naturels ont été transformés et 185 millions de litres d'eau ont été acheminés pour les canons à neige chinois. C'est un délire écologique ce qui n'est toutefois pas mon propos.

 

 

Son Altesse Royale la princesse Maha Chakri Sirindhorn (สมเด็จพระเทพรัตนราชสุดาฯ สยามบรมราชกุมารี) a assisté à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de 2022 à Pékin le 4 février 2022 en compagnie de M. Pipat Ratchakitprakarn (นาย พิพัฒน์ รัชกิจประการ), ministre du Tourisme et des Sports ( รัฐมนตรีว่าการกระทรวงการท่องเที่ยวและกีฬา).

La délégation, en dehots des athlètes était en outre composée du Dr Warin Tansupasiri (นายแพทย์วารินทร์ ตัณฑ์ศุภศิริ), chef du comité des athlètes thaïs (หัวหน้าคณะนักกีฬาไทย) et vice-président du comité olympique de Thaïlande (รองประธานคณะกรรมการโอลิมปิคแห่งประเทศไท).

Elle comprend ensuite Mr.Boonchan Chanluang (นายบุญจันทร์ จันเหลือง), responsable de l’équipe de ski de fonds et probablement le père du frère et de la sœur Chanluang.

Nous trouvons ensuite Madame Maria Vittoria Comune, qui n'est pas thaïe et physiothérapeute de l'équipe (นักกายภาพประจำทีมสกีครอสคันทรี).

Suit Mr.Taratip Chantawat (นายธราธิป ฉันทะวัฒน์), le dirigeant de l'équipe sportive (เจ้าหน้าที่ประจำทีม) et de l'équipe de ski de fond (นักกายภาพประจำทีมสกีครอสคันทรี).

Mr.Harinat Siriwan (นายหรินาถ ศิริวรรณ) vient suite, entraîneur - responsable de l'équipe (ผู้ฝึกสอน – ผู้จัดการทีมอัลไพน์)

Mr.Attilio Perona, un italien est l'entraîneur de l'équipe (ผู้ฝึกสอน).

Mr.Sueb Tarasiri enfin (นายสืบ ธาราสิริ) est le directeur de l'équipe de ski alpin et secrétaire général de l'Association thaïlandaise de ski et de snowboard เจ้าหน้าที่ประจำทีมอัลไพน์ - เลขาธิการสมาคมกีฬาสกีและสโนว์บอร์ดแห่งประเทศไทย)

 

 

L'équipe des sportifs est dirigée par M. Nicolas Zanon et Mlle Karen Chanluang qui portaient le drapeau national lors de la procession d'ouverture.

Nicolas Zanon, Mark et Karen Chanluang étaient qualifiés en ski de fond ainsi qu'une jeune nouvelle venue Mida Fa Chaiman (มิดา ฟ้า ใจมั่น) considérée comme la meilleure de l'équipe et l'étoile montante du ski thaï. Elle a la double nationalité suisse et thaïe.

 

 

Nicolas Zanon est aussi qualifié en slalom et slalom géant et Mida Fa Chaiman dans les mêmes disciplines.

Le frère et la sœur Chanluang sont qualifiés en ski de fond sur 15 kilomètres.

 

 

Pour nos athlètes, la participation se déroula entre le 6 et le 16 février.

Le triomphe ne se situe au rendez-vous, disons que leur classement se situe dans la seconde moitié.

Le 6 février Marc Chanluang termine 61e en ski de fond

Un espoir s'écroula les 7 et 9 février avec l'échec de la jeune Mida Fa Chaiman en slalom femmes alors qu'elle était considérée comme le meilleur skieur thaï de tous les temps.

Le 8 il termine 52e et sa soeur 61e en ski de fond auissi et le 10, 63e dans une autre épreuve de ski de fonds.

Le 11 février Marc Chanluang termine 73e dans une autre épreuve de ski de fond

Le 13 et le 16,, Zanon termina dans trois épreuves de slalom et slalom géant respectivement 37em 40e et 44e.

Le 19, dernier jour de participation des thaïs,  Marc Chanluang participe à l'épreuve de ski de fond sur 50 kilomètres et termine 49e.

Pour les Thaïs, les jeux de Pékin sont terminés, sans médaille mais dans l'honneur.

 

 

Chez nos voisins d'Asie du sud-est, seule la Malaisie envoie deux athlètes, Jeffrey Webb

 

 

et la jeune Aruwin Salehhuddin qui participe à ses premiers jeux à 18 ans. Ils sont autant de Malaisie que nos représentants thaïs sont pour moitié thaïs, suisses ou italiens. Webb vit dans l'État de Washington et Aruwin Salehhuddin dans le Colorado, de bien singuliers Malais.

 

 

Il faut évidemment souligner ces éléments d'extranéité. Si Mida avait triomphé, la Suisse n'aurait-elle pas pu tout autant claironner que la Thaïlande d'autant qu'elle avoue ne parler thaï qu'un petit peu et que sa langue maternelle est l'italien de Suisse ?

Ne parlons plus d'amateurisme, il y a longtemps qu'il a disparu des Jeux, Coubertin doit se retourner dans sa tombe.

 

 

Tous, qu'ils soient Malais ou Thaïs sont des athlètes de très haut niveau auquel leur situation sociale permets de consacrer leur vie au ski et le pratiquer dans les Apalaches, les Alpes suisses ou les Dolomites..

Il y a bien d'autres exemples dans d'autres disciplines, je n'en cite qu'un parmi mille, le Vietnam a décroché une médaille d'or et trois d'argent en 2020 dans plusieurs disciplines de tir, toutes décrochées par les tireurs d'élite de son armée au sein de laquelle ils sont instructeurs !

 

 

Je note enfin avec un certain amusement qu'il ne pèse pas sur nos athlètes féminines qui n'ont pas été médaillées les accusations qui pèsent sur certaines, américaines en particulier, de n'être pas de vraies femmes mais des hommes. Nous n'y voyons pas la présence dans l'équipe féminine de « femmes » qui n'en sont pas comme on le vit aux précédents jeux de Tokyo avec un monstre d'un quintal taillé comme un lutteur de foire, qualifié de femme et scandaleusement admis comme telle par le Comité International olympique.

 

Si c'est une femme, je suis l'Archevèque de Bangkok :

 

 

Nos Thaïs ou demi-thaïs ou demi-malais sont en tous à cette heure exempts de toute accusation de dopage.

 

 

Il faut bien dire pour conclure que tous les pays, compte tenu du minimum de qualification exigé dans chaque discipline, ne peuvent assurer à leurs athlètes la formation nécessaire et leur donner les moyens de s’entraîner toute l’année à un haut niveau, l’amateurisme n’était plus qu’un vain mot. Le niveau mondial devient si élevé qu’il est inaccessible à de nombreux pays.

Les États-Unis sont la première puissance olympique au monde. Au classement boutiquier des médailles qui compile toutes celles glanées depuis les premiers Jeux de l'ère moderne, les États-Unis pointent effectivement largement en tête pour le nombre de breloques. Ils alignaient à Pékin 224 athlètes dans toutes les disciplines. Ils mettent en œuvre des moyens gigantesques. Les athlètes « amateurs », en général des étudiants inscris dans une Université oú ils ne mettent jamais les pieds sont en réalité stipendiés pour suivre un entraînement forcené. Sans parler des scandales permanents de dopage, nous sommes loin des « jeux propres ». Ce n'est pas le cas de l'équipe thaïe

 

 

Ceci dit, quel qu'ait été leur score, leur seule présence à Pékin les fait entrer dans la catégorie des meilleurs skieurs mondiaux.

 

Avec ou sans médailles, ils sont au sommet,

 

L’excuse des perdants est toujours présente : « L’important c’est de participer ».

 

 

Notre source est évidemment le site du Comité :

https://olympicthai.org/en/

 

 

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 05:39

 

J'ai, il y a quelques jours écrit quelques lignes sur les élections consulaires en dehors – du moins je l'espère – de tout parti pris (1). Quelques mots aujourd’hui simplement pour souligner que nous ne sommes pas du tout en symbiose avec les résultats nationaux tombés des urnes le 20 mai.


Il y a certes une constante qui nous rapproche, c'est que dans notre circonscription Thaïlande-Birmanie le taux d'abstention dépasse largement celui de la métropole. Lors de nos élections de 2014, le taux d'abstention fut de 75,20%. Cette année, il fut de 77,40 %. Nous battons si je puis dire largement celui de la métropole aux alentours de 68 %.

 

 

Je laisse aux politologues le soin de tenter d'expliquer les raisons pour lesquelles 3 électeurs sur 4 ne se présentent pas aux urnes.

 

 

 

5 listes, avions nous dit, étaient en présence,

 

Celle conduite par Claude Bauchet inféodée au parti socialiste. Conseiller sortant, qui emporte deux sièges avec 653 voix,

Celle conduite par Christian Chevrier, conseiller sortant dite « Union de la droite et du centre » qui emporte 391 voix, dont nous ne savions pas encore avec quelle autre elle pourrait être compatible, il perd le second siège dont il disposait en 2014,

Celle du parti présidentiel conduite par Hugues Zarka, un nouveau venu, qui n'emporte aucun siège malgré un score flatteur de 308 voix,

Celle de Adrien Astagneau, écologiste, 275 voix, n'a aucun siège.

Celle d'Eric Minié, représentant le Rassemblement National qui obtient un siège avec 409 voix.

 

Pour autant que l'on puisse les classer dans le clivage traditionnel entre la droite et la gauche, pour cette dernière, entre Bauchet, 653 voix et 32 %, celle d'Astagneau avec ses 275 voix et 13,5 % le score de ce qui est incontestbalement « la gauche » est à 45,5 %

 

Eric Miné porte le score du Rassemblement national à 20 % et Chevrier celle des républicains à un peu moins de 20 %.

 

Il faut noter que les élus des deux bords bénéficient d'un large impact local et de nombreux réseaux associatifs, que ce soit du côté de Bauchet, de Chevrier ou de Miné avec des pointes significatives dans des régions où il sont fortement implantés depuis de longues années.

 

Ne parlons pas du score au demeurant flatteur du parti présidentiel, à plus de 15 % mais de quel côté de l'échiquier de l'échelle politique doit-on le situer ?

 

 

Pour le parti présidentiel en France, ce fut une giffle électorale à moins de 10 % après celle reçue physiquement par son président.

 

 

J'ai relevé dans les documents de sa popagande électorale quelques lignes significatives :

 

« Nous avons besoin en Thaïlande et en Birmanie de bouger les lignes et de donner à tous les juniors qui le souhaitent, dans une période critique de leurs vies, la possibilité de construire leurs futurs en Asie du Sud-Est ou ailleurs sereinement »

 

L'allusion était-elle volontairement insidieuse ? Les résultats démontrent an tous cas que c'est le trosième âge qui a triomphé, en dehors il est vrai de la seconde du binome de Bauchet, la souriante franco-thaïe Thatsanavanh Banchong, la raison en est probablement le fait que l'électorat français en Thaïlande comporte un nombre indéterminé mais massif de retraités.

 

 

Si le RN obstient un score qui maintient à quelque chose près celui du RN en France, celui du républicain Chevrier LR le fait lourdement dégringoler, c'est une claque toute locale.

 

Les résultats du second tour, l'élection du Président sont en discordance totale avec ce qui se passe en France.

 

Elle a eu lieu le vendredi 18 juin, les 4 conseillers élus en mai étant éligibles et électeurs.

Sauf accord préalable, trois tours de scrutin à bulletins secrets sont prévus. En cas d’égalité persistante au 3e tour, le plus âgé des candidats est déclaré élu.

Au premier tour, MM. Bauchet et Miné se sont présentés. Égalité avec deux voix chacun.

Au second tour, MM. Bauchet et Chevrier se sont présentés. Égalité avec deux voix chacun.

Au troisième tour, MM. Bauchet et Chevrier se sont présentés. Égalité avec deux voix chacun. Chevrier a été élu au bénéfice de l’âge.

 

L’union des droites aux trois tours a pu faire barrage à la gauche.

 

Indépendamment du fonctionnement ordinaire du conseil consulaire qui voit la plupart du temps une entente générale des conseillers sur les sujets propres aux intérêts de nos compatriotes, quelle que puisse être l'inclination partisane des uns et des autres, l’élection du président était un acte à dimension exclusivement politique écrit Minié.

 

Nous l'avions souligné dans notre précédent article.

 

Il continue La gauche avait certes la légitimité d’être arrivée en tête du scrutin avec 653 voix, mais les suffrages cumulés du RN et de LR en totalisait 800. Le respect des nos électeurs imposait de les représenter et de rééquilibrer politiquement ce conseil consulaire à leur profit, c’est chose faite grâce à l’union des droites.

 

Parler toutefois de légitimité eu égard au taux d'abstention massif est un peu hasardeux. Le "légitimité" est à 6,8 % du corps électoral, le Président du conseil consulaire 4,1 % et celui du RN grace auquel il a été élu, 4,3  %, tout cela ne pèse pas bien lourd !

 

 

Un groupe Facebook de « Retraités en Thaïlande » en tire les conclusions suivantes et annonce clairement la couleur : X présente ses félicitations à Christian Chevrier, Conseiller des français de l'étranger, pour son élection à la présidence du Conseil consulaire et ses remerciements à Éric Miné pour sa volonté d'union des droites. Cette élection est un excellent exemple de l'utilité de l'union des droites: en effet, les socialistes détiennent deux sièges au Conseil consulaire, Les Républicains un siège, le Rassemblement National, un siège également. L'élection de Christian Chevrier n'a donc été possible qu'avec le soutien d'Éric Miné (Rassemblement national). Sans cette union des droites, c'est un socialiste qui aurait été élu. Félicitations Christian Chevrier, bravo Éric Miné !

 

 

 

Je n'en tire aucune conclusion. Les élections dans notre circonscription se déroulent dans un contexte totalement différent de notre métropole. En ThaÎlande, une carpe peut épouser  un lapin mais de ces unions sortent le plus souvent un cocu.

 

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 18:17
 
Mon propos n'est pas d'entrer en campagne mais de faire part de quelques observations qui me viennent à l'esprit dans cette période électorale dont le taux d'abstention démontrera probablement d'ailleurs qu'elle n'est pas la préoccuption majeure des résidents français.

 

 

La Loi n° 2013-659 du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France a décidé de la création auprès de chaque ambassade pourvue d'une circonscription consulaire et de chaque poste consulaire, un Conseil consulaire est chargé de formuler des avis sur les questions consulaires ou d'intérêt général, notamment culturel, éducatif, économique et social, concernant les Français établis dans la circonscription : « Les conseils consulaires peuvent être consultés sur toute question concernant les Français établis dans la circonscription et relative à la protection sociale et à l'action sociale, à l'emploi, à la formation professionnelle et à l'apprentissage, à l'enseignement français à l'étranger et à la sécurité ».

 

Le simple lecture de cet alinéa démontre qu'ils n'ont auun pouvoir décisionnel.

 

 

Ceux que la lecture du Journal officiel de la république française ne rebute par en trouverons le texte sur le site officiel Légifrance (1).


 

 

L'Assemblée des Français de l'étranger (abrégée en AFE) est l'autre instance politique consultative qui représente les Français établis hors de France, l'autre étant le conseil consulaire. Elle a succédé au Conseil supérieur des Français de l'étranger (en abrégé : CSFE) dont les membres étaient en en majeure partie élus directement par les Français de l’étranger (155 conseillers et 12 députés), auxquels s'ajoutaient les sénateurs (élus par l'Assemblée) et des « personnalités qualifiées » désignées par le ministre chargé des Affaires étrangères.

Les conseillers consulaires membres de l'AFE, dont le nombre est réduit à 90, sont désormais élus pour six ans par les conseillers consulaires (et parmi eux). Les conseillers et délégués consulaires (dans les pays les plus peuplés) éliront, avec les députés élus par les Français de l’étranger, les douze sénateurs représentant les Français établis hors de France (six tous les trois ans). Ce rôle est essentiel, il ne faut pas l'occulter

 

Notre circonscription Thaïlande-Birmanie a donc droit à quatre conseilers, pour les pays voisins, un seul pour le Laos, quatre pour le Cambodge, trois pour le Vietnam et la Malaisie et quatre pour Singapour. Le scrution est unininominal pour les pays à conseillr unique et à la proportionnelle pour ceux qui en comportent plusieurs.

 

 

Le décret d'application n° 2014-144 du 18 février 2014 « relatif aux conseils consulaires à l'Assemblée des Français de l'étranger et à leurs membres » est également disponible pour les amateurs du JO sur le site Légifrance (2).

 

 

 

 

Lors de la première élection de 2014, l'abstention fut massive :

6469 inscrits – 1605 suffrages exprimés soit 24,80 %.

La liste dite de « la droite républicaine » engrangea un total de 654 voix qui lui donnèrent deux élus, les voix se répartissant comme suit : 283 à l'urne, 345 par Internet, 26 votres à l'urne en Birmanie.

La liste dite des « Français du monde » clairement soutenue par le Parti Socialiste qui n'était pas encore défunt, estamplillée « de gauche » bénéficia de 504 voix, un élu, voix ventilées comme suit : 201 à l'urne, 277 par Internet, 26 à l'urnee en Birmanie.

La liste du « Rasemblement National » remporta également un élu avec 243 votes à l'urne, 193 par Internet, 11 votes à l'urne en Birmanie, un total de 447 voix.

Sous les trois modalités, les votes blancs ou nuls furent 60.

 

 

Si les pouvoirs des élus est donc limité, il faut leur donnr acte qu'ils sont aussi des élus de proximité sollicités par courriel, téléphone ou lors de leus permanences, par des résidants en mal d’informations, de conseils ou d’une intervention auprès de l’administration : Les problèmes nous sont connus, la protection sociale et les remboursements de frais médicaux, les modalités d’obtention d’aides divers ou d’une bourse scolaire dans les établissements agrées, ou les relations avec l’administration française, que ce soit en France ou dans nos pays d’expatriation. Ils excerent leur mandat de façon bénévole, dit la Loi, soit, mais ils reçoivent tout de même en Thaïlande une indemnité de 304 euros par mois et sont en outre susceptibles de bénéficier de remoursement des frais justifiés mê,e s'ils ne sont pas de toute évidence une souce d'enrichissement (3). D'autres dispositions peuvent satisfaire certains qui peuvent voir un ego développé (4). Notons qu'ils n'ont pas le monopole du bénévolat, associations, forums, sites Internet ou blogs sont nombreux à rendre plus ou mois efficacement des services à nos compatriotes

 

 

 


 

Il y aurait cette année environ 10.000 inscrits sauf erreur ?

 

Le mandat des élus de 2014 aurait dû se terminer avec les élections consulaires du 17 mai 2020. La crise de la COVID-19 en a décidé autrement, les élections furent reportées au 31 mai 2021.

 

Le vote par Internet a été ouvert entre le 21 et le 26 mai, il n'est donc pas clos à l'heure ou j'écris. Il a donné lieu à quelques difficultés qui ne sont pas à l'hnneur des concepteurs de la procédure.

 

La propagande électorale classique a été polluée par l'intervention d'un « concombre masqué » qui, bénéficiant de la liste électorale établie par le Consulat à destination des candidats dans des conditions qui restent à déterminer - une intervention de la CNIL serait peut-être bénéfique ?


 

 

Pour le reste, la masse de documents reçus par voie électronique a au moins le mérite d'éviter la déforestation de quelques milliers d'hectares en forêt amazonienne mais nous enlève le plaisir de faire des cocottes en papier

 

 

Je reviendrai très rapidement sur le concombre masqué  bien que je ne m'attache personnellement pas à « tout ce que vomit Subure et l'Ergastule » ou plus concrétement les égouts de Bangkok.

 

Les documents diffusés par les candidats sont à la fois les louanges de leur bilan pour les sortants et les promesses électorales pour les autres. En ce qui concerne les bilans respectifs, vous êtes à même d'en juger. En ce qui concerne les promesses, je n'en dirai pas plus, n'en ayant moi même jamais été avare lorque je parcicipais activement la vie politique chez moi bien avant mon arrivée en Thaïlande (6).

 

 

ll est toutefois une question que je me pose au vu des boulversements du monde politique en France et de l'immense déploiments de manigances infamnes pour que les titulaires de prébendes conservent leurs fonctions lucratives.

 

Il est une constante sur laquelle les candidats font peut-être un trop l'impasse en se focalisant sur leur rôle incontestablement social. Qu'est ce à dire ?

 

Toute élection au suffrage universel est par définition politique. Une candidature « apolitique » est un non sens. Le conseiller des Français de l’étranger n’est pas seulement un « élu de proximité ». Un mois à peine après votre vote, les 442 conseillers fraîchement élus des 130 circonscriptions consulaires dans le monde désigneront 90 d’entre eux pour siéger à l’Assemblée des Français de l’Étranger (AFE), chambre qui se réunit deux fois par an à Paris. Ces « super conseillers » seront, eux, en contact direct avec le gouvernement sur les sujets qui vous concernent et seront dès lors rangés par groupes selon leurs affiliation.

 

Il aurait été intéressant de s'interroger sur les intentions des candidats à ce sujet. Même si l'artilcle 27 de la Constitution interdit les mandats impératifs, mais une déclaration d'intention n'aurait pas été superflue, à mon sens.

 

 

Reprenons nos estimables candidats sans le moindre esprit critique dans un ordre qui ne manifeste d'ailleurs pas mes penchants.

 

La liste d' « Union de la droite et du centre » dont l'un des candidats se dit « de droite mais de droite modérée » recouvre deux termes qui ne sont pas forcément complémentaires. Quel sera alors leur choix ? Le « concombre masqué » les a ccusé d'être « Le Peno compatible » mais si toute une frange de ce qu'il est convenu d'appeler la droite est « Le Peno compatible » toute une autre, surtout du centre, est « Macro compatible » ? Elle affiche le soutien prestigieux de Jean-Michel Barnier dont le parcours politique n'st probablement pas terminé.

 

 

La liste « Solidarité, écologie et démocratie » se dit « indépendante des partis politiques » et soutenue par l' « Association des Français du monde ». Elle est de façon plus ou moins discrète à la gauche de l'échiquier politique. La tête de liste nous apprend qu'il a été longtemps maire adjoint d'une commune socialiste mais les membres de ce parti sont présentement des « chiens perdus sans colliers », alors une référence à la solidarité, la démocratie et l'écologie leur suffit. Bas vos masques !

 

 

Une nouvelle venue, la liste « Avenir et climat », soutenue par « Europe-écologie-les verts » qui a connu bien des vicissitudes.

 

 

Une liste sans masque, celle de la république en marche dite « En marrche en Asie » affiche le soutien de la députée de notre circonscrition sur l'action de laquelle il est inutile de s'appesantir. Il faut – me semble-t-il – beaucoup de courage pour conduire en cette année 2021 une liste LREM. Mais sera-t-elle compatible avec « Les républicains » comme dans ma chère Provence ?

 

 

La liste du « Rassemblement national » aussi sans masque est conduite par le conseiller sortant dont le programme a le mérite de la limpidité. Il été ciblé au premier chef par le « concombre masqué » qui n'a pas fait preuve d'originalité en reprenant des accusations déja proférées en 2014 dans le Journal « le Monde » ce qui n'a pas empéché Miné d'être élu. Il ne semble pas qu'il soit en passe de devenir « LR-compatible ».

 

 

Revenons sur notre propos initial : les élus ont des missions de proximité certes, questions sociales, attribution des bourses scolaires et subventions aux associations mais n'on aucun pouvoir d’arbitrage. Dans tous les dossiers qui leur sont soumis, l'administration a seule en définitive le pouvoir de décision.

 

Il faut d'ailleurs relativiser cette notiion de proximité dans la mesure ou la plupart des élus résident dans le proche périmètre de Bangkok et que la grande majorité des candidats sont dans cette situation. C'est un peu Bangkok et le désert siamois.

 

L’autre mission de leur mandat est plus politique puisqu'ils forment l’essentiel du collège électoral du sénat. Il aurai peut-etre intérsant qu'ils nous fassent part de leurs intentions si le sort des urnes leur est favorable, ce qu'en tous cas je souhaite à quatre d'entre eux.

NOTES

 

(1) https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000027734839/

 

  1. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGITEXT000028622331/2021-02-06

 

(3) C'est le décret qui détermine ce defraiement :

Article 19 du décret :


« Les fonctions de conseiller consulaire sont bénévoles »

Article 20 :

Les conseillers consulaires perçoivent une indemnité semestrielle destinée à couvrir forfaitairement les charges liées à l'exercice de leur mandat....

Article 21

Les frais de déplacement exposés par les conseillers consulaires dans l'exercice de leur mandat sont compensés forfaitairement par l'indemnité semestrielle prévue à l'article 20.
Toutefois, un conseiller consulaire qui, pour se rendre aux réunions convoquées en application du chapitre Ier du présent titre, est amené à entreprendre des déplacements dont le coût sur l'année est supérieur à 60 % du montant annuel de l'indemnité qui lui est versée au titre de l'article 20, a droit, sur présentation des pièces justificatives, à un remboursement de frais sur une base forfaitaire.


Ce remboursement est égal à la différence entre le coût des déplacements mentionné à l'alinéa précédent et 60 % du montant annuel de l'indemnité versée au titre de l'article 20.
Le coût des déplacements mentionné au deuxième alinéa est apprécié sur la base du tarif de transport public de voyageurs le moins onéreux et des indemnités journalières de mission à l'étranger ….


 

  1. Les dispositions des articles 26 et 27 du décret prévoient qu'ils sont invités aux réceptions officielles pour boire le champagne du 14 juillet ou attrper des brulres d'estomac avec le vin nouveau, et d'utiliser l'insigne tricolore sur leur verste ou dans leurs correspondances. Certains aiment bien se retrouver sur la photo dans la presse locale.

     

(6) Candidat pas toujours avec succès à des élections municipales, cantonales comme on les appelait alors, régionales, législatives et sénatoriales, estudiantines, prud'hommales et corporativeset il m'arrive de sourire en pensant à tout ce que j'ai pu promettre.

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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 04:38

 

En ce du mois d’avril 2021, la presse locale a claironné avec orgueil :

มัสมั่นไทย ยังคงครองแชมป์อาหารจานเด็ดที่สุดในโลก

Le matsaman thai reste le meilleur plat du monde.

 

 

Nous connaissons bien évidemment ce plat chanté par le prince Itsarasunthon  (พระเจ้า อิศรสุนทร), le futur Rama II, chant d’amour à la gloire de la cuisine de sa bien-aimée et future reine principale, la princesse Bunrot (เจ้าฟ้าบุญรอด) (1).

 

 

Il chante le plat pour les  piroguiers des barges royalees en ses termes, ainsi traduits par Emilie Testard (2)

Ton ragoût au curry de Massaman,  Mon trésor,

Aux effluves de cumin M’enflamme

L’homme qui l’a goûté Aspire,

A s’en frapper le cœur,   Te retrouver.

Massaman, prunelle de mes yeux, Sentant le cumin au goût ardent,

Qui aura goûté à ton ragout  En rêvera nuit et jour.

Ce méli-mélo aux milles ingrédients, Dont les senteurs emplissent l’air,

Me transporte à l’heure de chair Où nous baignons en une seule odeur.

 

 

Comme nous l’avons dit dans notre précédent article, le poème ne nous donnant peu de détail sur la confection de ce plat, il s’agit le plus souvent d’une sauce au curry agrémentant du poulet ou parfois du porc. Il est omni présent dans les restaurants locaux et c’est effectivement un plat de bon aloi.

 

 

Comment donc est-il venu en tête de ce (pseudo) plébiscite dont au demeurant la presse française s’est emparée sans le moindre sens critique en l’assortissant parfois de commentaires qui ne font pas non plus preuve du moindre esprit critique et en s’étonnant sans non plus la moindre réflexion que les plats dits « traditionnels » de notre cuisine nationale soient classés de façon marginale.

 

 

UNE ENQUÈTE FANTAISISTE

 

Il a été effectué par la chaîne américaine d’information (et de propagande) en continu CNN une espèce de « Voice of America » dont le but essentiel est de répandre par le monde les vertus de l’American way of life en donnant souvent dans le sensationnalisme et le catastrophisme. Ne la regarde évidemment que celui qui veut mais c’est une chaine américaine. Il aurait fallu que les médias, qu’elles soient thaïe ou françaises, parlent de sondage à l’américaine.

 

 

Il a ou aurait été effectué via la page Facebook de la chaîne dans des conditions indéterminées et non précisées et serait la synthèse de 35.000 réponses.

 

La page Facebook de la chaine nous dit qu’elle aurait un peu moins de 40 millions d’abonnés ce qui signifie que la plupart ne se sont pas soucié de participer à cette enquête.

]

 

Il est évident que pour donner son opinion  sur ce qui serait le meilleur plat du monde,  il faudrait avoir une large vision de ce que pourrait être la cuisine sur notre planète depuis la Patagonie...

 

 

...jusque chez les Esquimaux.

 

 

Ce n’est de toute évidence pas le cas de ceux qui ont répondu,  probablement tous majoritairement américains.

 

Les réponses de l’année passée, nous ne donnons que les têtes de liste, ont été les suivantes, nous baignons dans l’exotisme :

Le rendang, Indonésie.

Le nasi-Goreng, Indonésie.

Les sushis, Japon.

Le tomyam kung (ต้มยำกุง), Thaïlande.

 

 

Le phat thaï  (ผัดไทย), Thaïlande.

 

 

Le som tam ou Salade de papaye verte, (ส้มต๋ำ) Thaïlande.

 

 

Le dim sum, Hong Kong.

Les ramens, Japon.

Si la Thaïlande ne vient pas en tête, elle emporte trois acessits. Ce sont des plats que nous connaissons, le tomyam est un véritable bouillon de piment, le somtam est en quelque sorte de la quintessence de piment rouge. Il faut pour les avaler bénéficier d’un estomac en acier inoxydable. Il faut bien dire que le piment utilisé à la façon locale ne parfume pas toujours les mets, il en fait disparaître tout simplement la saveur. Salade de papaye verte au piment, soit, piment à la salade de papaye verte, ça ne va plus. L’utilisation d’une telle quantité de piment rouge fait tout simplement qu’un  palais européen n’y saurait gouter même du bout de la langue

 

 

Le Phat thaï à base de nouilles de riz sautées échappe à la pimentisation forcenée, c'est un plat délicieux.

 

 

Le Maréchal Phibun voulut qu’il devienne par excellence le plat national de la Thaïlande. Ne parlons pas des autres plats exotiques des autres pays, que nous ne connaissons pas.

 

 

Le score de cette année nous conduit cette fois à notre matsaman devenu le champion du monde, premier prix et un accessit :

Curry massaman (Thaïlande)

 

 

Pizza napolitaine (Italie)

 

 

Chocolat (Mexique)

 

 

Sushis (Japon)

Canard laqué (Chine)

Hamburger (Allemagne)

 

 

Asam Laksa de Penang (Malaisie)

Soupe Tom Yam (Thaïlande)

 

 

Nous restons partiellement dans l’exotisme mais voyons apparaitre en seconde place d’honneur la pizza napolitaine et plus curieusement plus bas le hamburger, d’origine allemande et devenu emblème de la cuisine américaine ; mais l’exotisme reste la règle.  Mettre le hamburger dans la liste de tête des meilleurs plats du monde est tout du niveau significatif du niveau des sondés américains de base en matière de cuisine. Plats populaires, certes comme la pizza, plats de cuisine de rues ce qui ne veut nullement dire mauvais mais aux antipodes de la vraie cuisine comme notre massaman sur lequel nous allons revenir.

 

 

Compte tenu des  conditions douteuses dans lesquelles ce sondage a été effectué, il n’est pas interdit de se poser la question de l’intervention des groupes de pression, les Italiens pour leur pizza, les puissantes chaines de cuisine rapide qui ont fait du hamburger le plat national des Etats-Unis (Quick, Burger King,  McDonald's et bien d’autres) et peut-être même les « Chicanos » qui sont des millions aux États-Unis, faire du chocolat mexicain l’un des « meilleurs plats au monde » est peut-être faire injure à nos amis Belges et Suisses dont les chocolats ont légitimement acquis une réputation mondiale. Qu‘il soit le meilleur plat au monde ou pas, le matsaman doit incontestablement cette place à ses qualités.

 

 

Et la cuisine française qui n’est peut-être pas la meilleure du monde mais à tout le moins l’une des meilleure ? Elle n’est présente qu’en fin de course loin derrière le peloton de tête. Il y en a au moins deux raisons d’évidence : La première est que pour apprécier la cuisine française, il faut la connaitre. Or, si les Etats Unis ont été peuplés de migrants européens, africains (bien involontaires) et asiatiques, ils n’ont jamais connu d’immigration française. Il existe – parait-il – des restaurants français de très haut niveau à New-York, Washington et ailleurs, il est probable que leur tarifs les rendent inaccessibles aux habitants du Bronx ou de Chinatown ce qui n’est évidemment pas le cas d’une multitude de restaurants asiatiques, des chaines ou des restaurants italiens populaires.

 

 

Revenons donc à notre matsaman.

 

LE MATSAMAN,  POULET AU  CURRY OU POULET  Á L’INDIENNE

 

La presse française reportant ce sondage présente systématiquement le matsaman comme un « plat d’origine musulmane ». C’est probablement le tribut payé au politiquement correct car ce plat n’a rien à vois avec la religion du prophète.

 

Quelle est l’origine du mot ? Le Dictionnaire de l’Académie est malheureusement le plus souvent muet sur l’étymologie.

 

C’est du côté du curry, base essentielle de ce plat, qu’il faut chercher l’origine. Le curry est un mélange d’épices que la colonisation anglaise  fit découvrir à la gastronomie européenne. En 1822, le célèbre Carème ne l’oublie dans la confection de ses menus avec du « poulet au Karic ».

]En 1828, Risbeck, l’un des meilleurs restaurateurs de l’époque inscrit à sa carte au chapitre des poulets le  « Carrick à l’indienne ».

 

 

Il s’agit dans l’un et l’autre cas d’un poulet agrémenté d’une sauce au curry et servi avec du riz blanc. Nous  bénéficions d’une véritable petite encyclopédie du curry tant dans la confection de la pâte que de la manière de l’utiliser pour agrémenter les plats. Nous y trouvons la recette d’un « chicken curry » qui correspond peu ou prou à celle du matsaman (3).

 

 

 

Le curry n’est pas une épice, il est un mélange complexe, une poudre composée dans l'Inde avec différents ingrédients. Il y entre du piment, du curcuma, de la coriandre, du safran, de la noix de coco séchés, réduits en poudre et passés au tamis. Les cuisiniers indiens préparent eux-mêmes leur poudre et les compositions varient selon la fantaisie de chacun.

 

 

Des Indes il est très probablement passé dans la Perse frontalière, les échanges entre les deux empires étant aussi anciens que permanents. Nous connaissons les rapports des Perses avec le Siam probablement dès le XVe siècle, peut-être avant même que le pays ne bascule dans le mahométanisme. Les Perses ont été bien accueillis dans ce pays tolérant en matière religieuse et ont rapidement acquis des places de choix dans l’échelle sociale jusqu’à ce que le roi Naraï ait un premier ministre musulman. Comme les Italiens quittaient la Sicile ou Naples en emmenant avec eux les recettes de cuisine, de même les Persans avaient les leurs (4). Les Perses utilisent toujours de subtils mélanges d’épices pour agrémenter leur cuisine, notamment le poulet mais celui qu’ils appellent adwiya contient en général du curcuma, de la cannelle, de la cardamome, des clous de girofle, des pétales ou des boutons de rose séchés, du cumin et du gingembre.

 

 

La composition des curry est variable.

 

En Thaïlande, nous en connaissons au moins trois espèces, le curry jaune à base de cumin, de coriandre, de curcuma, de fenugrec, d’ail, de sel, de citronnelle, de piment, de  gingembre, de muscade et de cannelle.

 

 

Le curry rouge est composé de piments rouges, d’ail, d’échalote, de galanga, de pâte de crevettes, de sel, de citron vert, de coriandre, de graines de cumin et de poivre et de citronnelle.

 

 

Le curry vert  est composé de piment vert, d’d’échalote, d’ail, de galanga, de citronnelle, de citron vert, de coriandre, de graines de cumin, de poivre blanc et pâte de crevettes. Ce sont les ingrédients qui en déterminent la couleur.

 

 

Un site Internet thaï en inventorie quatre sortes dans la région du nord, trois dans la nôtre, le nord-est, vingt dans la région centrale et sept dans le sud (5).

Il en est toutefois deux dans le monde qui se disputent la faveur des gastronomes, celui de Madras

 

ou celui de Colombo, lequel est le meilleur du monde ?

 

 

Compte tenu de rapports constants entre l’île de Ceylan et l’ancien Siam, tant religieux que commerciaux, il reste deux hypothèses entre les quelles je ne trancherai pas. Le matsaman est un plat d’origine indienne qui a pu venir au Siam soit par l’intermédiaire des Persans soit tout simplement depuis Ceylan.

Il appartient au meilleur de ce que nous offre la cuisine locale en dehors de toutes ces espèces de sondages qui sont parfaitement vains.

 

 

NOTES

 

.(1) Voir notre article A 424 -  บทเห่ยพระนิพนธ์เจ้าฟ้าธรรมธิเบศร -  LE CHANT DES RAMEURS SUR LES BARGES ROYALES PAR LE PRINCE ITSARASUNTHON, FUTUR RAMA II – AMOUR ET GASTRONOMIE  qui sera publiè sur ce blog le 18 mai prochain

 

(2) http://www.inalco.fr/itineraires/8/trois-chants-bateliers-prince-issara-sunthorn-gastronomie-amour-palais

(3) « The curry’s cook assistant ou curries » par Daniel Santiagoe, Londres, 1888.

(4) Voir notre article  76 Avant les Européens, les Perses

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/article-76-avant-les-europeens-les-perses-117277686.html

(5) https://th.wikipedia.org/wiki/แกง

 

         

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