Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
Rama VI a créé officiellement le corps paramilitaire des « Tigres sauvages » เสือป่า (sueapa) le 1er mai 1911, six mois seulement après le début de son règne.* Le 1er juillet 1911, un décret royal fondait le mouvement des Scouts, les « tigreaux » ลูกเสือป่า (luksuea), réservé aux mineurs. Ils émanent directement du scoutisme fondé par Lord Robert Baden Powell en 1907, avec les premières compagnies d’éclaireurs organisées en 1909. 
Or, déjà dès 1905, nous avions vu que le prince Vajiravudh en son palais Parusakawan, avait choisi un style de vie particulier, où il retrouvait ses « pages » dans un club de style anglais, le « Thawipanya Samoson » qu’il avait conçu ; y animait des débats ; y faisait jouer des pièces. Il aimait aussi avec eux les jeux de simulation et particulièrement les jeux de guerre, qu’il organisait parfois comme de vraies manœuvres militaires. Il exprimait déjà dans son journal mensuel « Thawipanya » des articles et poèmes dont certains étaient à tonalité nationaliste. (Cf.159. L’éducation anglaise du roi Rama VI.) On trouvait là les principales idées qui allaient présider à la création des « Tigres sauvages ».
En fait, Le prince Vajiravudh, devenu roi, mettait en œuvre ses idées à l’échelle du pays.
Les « Tigres sauvages » devenaient non seulement la garde prétorienne du roi, mais aussi le meilleur véhicule pour développer ses idées nationalistes, créer un nouvel esprit national, l’esprit des « Tigres sauvages », et promouvoir un nouvel homme, un citoyen/soldat. Une organisation mise au service d’une pensée politique visant la défense de son pays, face aux appétits coloniaux des puissances européennes.

Le livre de Walter F. Vella, intitulé “Chaiyo ! King Vajiravudh and the development of Thai nationalism”, en ses chapitres trois et quatre, allait constituer notre principale source. Vella s’appuyait sur les déclarations et écrits de Rama VI.**

Le 6 mai, une cérémonie à la chapelle royale du Wat Phra Kaeo
présidée par le patriarche, le Prince Vajiranana,
réunissait les premiers membres autour du roi, le capitaine général de la nouvelle organisation.
Les objectifs.
Les objectifs poursuivis par le roi sont connus, car il eut l’occasion de les exprimer lors de multiples événements, par écrit ou lors de discours comme ceux par exemple adressés aux membres du nouveau corps en mai, juin, et juillet 1911. Il s’agit bien de créer un nouvel esprit national, l’esprit des « tigres sauvages », un nom ancien dit-il, qui avaient pour tâches de surveiller les mouvements ennemis aux frontières. Le roi exigeait des « tigres sauvages » d’être exemplaire ; rudes, audacieux, loyaux, et d’avoir une grande connaissance de la nature et de la guerre, pour que la nation survive et prospère.
La nation ne doit plus comme autrefois, disait-il, être divisée en civil d’un côté et en militaire de l’autre, où certes en temps de guerre, on défendait le pays, mais pour mieux oublier cette nécessité en temps de paix, avec de nombreuses autorités qui utilisaient cette main-d’œuvre pour leur service et essayaient de leur éviter la conscription, au point que celle-ci était devenue impopulaire.
Or, aujourd’hui, la nation est entourée d’ennemis et a besoin que tous ses hommes sachent la défendre, en sachant manier les armes et en apprenant l’art de la guerre. Le roi signalait le sort de la Birmanie, du Cambodge, la moitié de la Malaisie, de Java, colonisées par les Anglais, les Français, le Hollandais, pendant que la Perse et la Chine étaient sous le chaos. Seuls le Japon et le Siam étaient encore libres disait-il, mais alors que le Japon était prêt à combattre, le Siam était faible et son peuple dormait.
Il fallait donc se préparer, comprendre désormais que le soldat et le civil ne faisaient qu’un, car ils étaient avant tout Thaïs, et devaient être prêts à se sacrifier pour le bien de la Nation. Le roi leur rappelait que « le meilleur chemin pour chacun était de montrer qu’il aimait plus la nation que lui-même».
Le roi toutefois était conscient qu’il fallait créer un nouvel état d’esprit car les fonctionnaires par exemple pensaient avant tout à être loyaux envers leur département et ministère ; d’autres, à leurs intérêts personnels. Vella cite un extrait de son discours du 3 décembre 1911, où il exhorte les Tigres royaux à vivre un nouvel esprit national ; unis autour du roi, de la Nation, et de la sainte religion, pour préserver l’unité nationale et honorer le sang versé par les ancêtres qui ont défendu la terre de Siam.
Si les Tigres royaux devaient promouvoir les idées patriotiques et nationalistes, avec force démonstrations, slogans, drapeaux,
badges, ils devaient aussi protéger le roi, préserver l’ordre public, aider les autorités dans la lutte contre le crime, agir pour le bien social. En tout cas, dès juin 1911, ils devenaient officiellement sa garde royale.
Un roi omniprésent auprès des Tigres royaux.
Outre les discours, les écrits, le roi écrivait leurs chants, dessinaient leurs uniformes, organisait leurs parades, leurs manœuvres ; définissait toutes les règles, donnait les instructions, tous les ordres par écrit. Il contrôlait tout, chaque détail. Ce qu’il ne semblait pas faire - disaient certains - au sein du gouvernement, où siégeaient les vieux ministres du roi Chulalongkorn.
Les « Tigres sauvages » étaient recrutés officiellement sur la base du volontariat, et devaient avoir 18 ans, être Thaï, bouddhiste, bon citoyen, avoir un bon caractère, mais on peut noter qu’au 6 mai 1911, dit Vella, sur 122 candidats, 19 étaient officiers, dont 7 étaient pages et un seul prince ; et dans les rangs subalternes, on trouvait un chaopraya et 9 krom princes. Même Chaofa Boriphat
(demi-frère du roi, prince de Nakhon Sawan, futur chef d’Etat-major, plusieurs fois ministres) et Chaofa Chakraphong (lui aussi fils du roi Chulalongkorn, prince de Phitsalunok,commandant général des troupes de la circonscription de Bangkok), qui étaient les plus qualifiés du royaume au niveau militaire, n’y étaient que sous-officiers ! *** Il n’est pas sûr qu’ils aient apprécié.
Le roi voulait-il installer une nouvelle hiérarchie, casser l’ordre ancien, montrer que désormais le pouvoir n’émanait que de lui. Toujours est-il que les grades n’étaient donnés que par le roi et qu’il commandera lui-même la 1ère compagnie.
A la fin de 1911, 4 compagnies avaient été formées à Bangkok, et chaque gouvernement provincial (monthon) avait (devait ?) créé une compagnie. On ne comptait qu’environ 1000 tigres sauvages à la fin de 1912.
(Autant dire que son activité « nationaliste » se trouvait limitée et devait se réduire à la capitale.)
Chaque unité avait un club, où les membres, généralement de 16h à 18 h, pouvaient lire, étudier, discuter, pratiquer divers sports, se détendre, dans une franche camaraderie et une atmosphère de club anglais, semblable à ce que le roi avait connu à Oxford. Mais la principale activité des « Tigres sauvages » étaient l’exercice et les manœuvres de type militaire ; on apprenait à marcher au pas, à saluer, à parader en ordre ; on s’entraînait de façon plus intense pour les grands événements.
La discipline était rigoureuse et le roi lui-même y veillait. On se souvient de cas, où il fit répéter maintes et maintes fois jusqu’à ce qu’il fut satisfait.
De fait, les parades effectuées lors des grandes cérémonies étaient spectaculaires, spécialement pour les anniversaires du sacre le 10 décembre et les 3 jours (3, 4, 5 janvier) des « Tigres sauvages », où le roi lui-même, là encore, organisait les différents événements et mettait à contribution les principaux ministres ; qui pour veiller au succès des scènes historiques reconstituées, qui pour la musique et les chants.
En plus des parades, l’activité la plus importante était la participation des « Tigres sauvages » aux grandes manoeuvres annuelles, sachant qu’ils devraient venir en soutien à l’armée en cas de guerre. Le roi y participait ainsi que des ministres et des autorités. La première eut lieu à Nakhon Pathom du 20 janvier au 2 mars 1912.
En 1913, des unités de l’armée vinrent se joindre à ces manœuvres. En 1914, du fait de la guerre mondiale, les objectifs ont bien sûr changé et les « Tigres sauvages » furent organisés pour devenir une seconde ligne de défense. Le roi écrivit un essai en octobre 1914 qui précisait les rôles dévolus aux « Tigres sauvages » et aux Boys scouts en temps de guerre. (Chotmaihet suapa (CMHSP 7, n°6)
Mais nous disposons d’un petit livret d’une quarantaine de pages où déjà du 26 avril 1914 au 13 septembre 1914, il proposait à ses « Tigres sauvages » 11 conférences sur le bouddhisme.
L’introduction était claire et rappelait que chaque race et pays se devaient d’avoir un but afin d’être brave et être prêt à se sacrifier pour défendre sa race, sa religion et son roi. Si la religion était le meilleur moyen de montrer la voie à suivre, il allait expliquer aux Tigres que le bouddhisme était la meilleure. Et il exposait ensuite, entre autres, le bien-fondé du bouddhisme pour les Siamois par rapport au christianisme et à l’Islam ; les différents préceptes que les Tigres devaient suivre ; en quoi le bouddhisme était la religion nationale, fondatrice de la race siamoise ; et de la nécessité de la défendre. (Cf. note **)
Il fit bien des discours durant ces années et même fit publier un décret royal le 21 juillet 1917, le jour avant la déclaration de guerre. Depuis 1914, des nouvelles unités avaient été créées comme celle de l’artillerie, de la marine, et des ambulances.
Les critiques et le coup d’Etat avorté de 1912.
On peut imaginer que le total investissement du roi dans la création, l’organisation, et le développement de cette nouvelle « institution » parallèle aux corps constitués et qui transgressait la hiérarchie établie ne pouvait que susciter jalousies, ressentiments, critiques, et donner des arguments à ceux qui visaient un renversement de régime.

Les jeunes officiers pouvaient constater qu’ils n’avaient pas accès à cette organisation et que le roi ne voyait que par ses Tigres. Ils se souvenaient sans doute comment en 1909 six d’entre eux furent humiliés et bastonnés en public sur ordre du roi pour une bagarre contre quelques pages du Prince Vajiravudh. Les critiques circulaient.**** Différents groupes se réunissaient et envisageaient même un changement de régime. Un groupe songeait à une république avec le Prince Ratchaburi comme président, et deux autres groupes songeaient à une monarchie constitutionnelle avec à sa tête, Chaofa Boriphat pour l’un et Chaofa Chakraphong pour l’autre.
Pendant que le roi était à ses manœuvres en février 1912 avec ses Tigres au camp de Ban Pong, le Prince Chakrapong fut informé de la préparation d’un coup d’Etat, et fit rapidement arrêter 106 « conspirateurs » le 1er mars 1912. Le 4 mars le Bangkok Times en donnait l’information. Deux mois après, ils étaient jugés : trois hommes avaient été condamnés à mort, 20 à l’emprisonnement à vie, 32 à des sentences de 20 ans, 7 à 15 ans, 30 à 12 ans. Le roi commua ses peines et condamna à la prison les 3 premières catégories. Il les graciera en 1924. Ce fut une sérieuse alerte pour le roi. (*** Cf. A86. Le coup d’Etat manqué de 1912 ? )
http://www.alainbernardenthailande.com/article-a86-le-coup-d-etat-manque-de-1912-112832034.html
Mais les réunions d’évaluation effectuées le 12 mars et fin mars auprès des « Tigres sauvages » ne furent pas pour le rassurer. En l’absence du roi, un comité de 5 membres avait été élu par 6 669 votants qui montraient que le Prince Chakrapong était le plus populaire, suivi par le Prince Damrong,
le Prince Paribatra,
Chaophraya Yommarat,
et le Prince Charoon. Le vote était plutôt curieux car à l’exception du Chaophraya Yommarat, les quatre autres élus n’étaient pas connus pour leur enthousiasme pour les « Tigres sauvages ». Ils firent voter de nombreuses mesures (l’entrée possible pour les officiers de l’armée, un examen médical, un cadre de promotion, une baisse du droit d’entrée, etc), d’autres furent seulement discutées car on connaissait le point de vue du roi, surtout sur l’idée de supprimer la garde royale. Le 12 avril lors d’un meeting devant les Tigres sauvages le roi exprima son mécontentement envers ceux qui avaient participé à ces discussions derrière son dos, leur rappelant qu’il n’avait nul besoin de leur avis. Il exigea la démission du comité des cinq. Toutefois il se dit que le Prince Chakrapong, qui était quand même son frère, lui suggéra de trouver le moyen de montrer qu’il avait la même considération pour son armée que pour ses Tigres sauvages. Le roi en tint compte et mis en œuvre quelques réformes et réduisit le temps des manœuvres.
Vella ne dira rien sur l’évolution du mouvement, ni sur son impact en province, si ce n’est qu’en 1922 plusieurs rapports signalaient le peu d’intérêt exprimé pour les manœuvres, et que parfois il n’y avait personne aux exercices. En 1924 les « Tigres sauvages » étaient au nombre de 10 000 environ.
Etait-ce suffisant pour changer la mentalité des Siamois ? Les « Tigres sauvages » avaient-ils joué un rôle prépondérant pour un plus grand attachement au roi, au bouddhisme et à la Nation, dans la politique nationaliste menée par le roi Rama V. On peut supposer que la campagne antichinoise animée par le roi et ses diatribes contre les menaces anglaises et françaises, avec sa participation même tardive aux côtés des alliés lors de la 1ère guerre mondiale ont eu des effets plus importants dans le sentiment national des Siamois.
Paradoxalement, c’est cette participation des Siamois à la 1ère guerre mondiale, qui assurera au Siam son indépendance et son intégrité par le traité de Versailles du 28 juin 1919 et lui permettra de pouvoir renégocier tous les traités antérieurs avec les nations occidentales et d’obtenir l’abandon des droits d’extraterritorialité, des droits de protection consulaires, pour retrouver sa souveraineté pleine et entière. (****)
En tous cas, Rama VII supprimera les « Tigres sauvages ».
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*Cf. D’autres présentations des Tigres royaux.
« La création de ce corps paramilitaire fut annoncée six mois seulement après le début du règne de Rama VI, précisément le 1er mai 1911. Il traduit une telle méfiance vis-à-vis de l'armée régulière qu'il semble être une des causes de la première tentative de coup d'État militaire, déjoué en février 1912 et connu des Thaïlandais sous le nom de kabot r.s. 130 (révolte de l'an 130 de l'ère Rattanakosin"). »
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« Une institution originale est celle d'une espèce de garde nationale volontaire que le roi actuel a créée sous le nom romantique de «Tigres de la jungle» (sueapa), à laquelle s'adjoint l'armée des Boy Scouts appelés «Petits Tigres» (luksuea). Il y a même des Tigres navals (sua nam).
Les Tigres de la jungle sont organisés en Il légions divisées en brigades et en régiments. Je ne sais quel est exactement leur rôle. Je sais seulement qu'ils sont parfois réquisitionnés pour escorter les voyageurs étrangers, ce qu'ils font avec une parfaite correction. Mais je suppose qu'ils ont d'autres fonctions. Ils portent un uniforme kaki avec bandes molletières et casquettes à l'anglaise et ont un air très martial.

Les Petits Tigres ou Boy Scouts se forment avec entrain à la discipline militaire. On les voit souvent défiler dans les rues ou manœuvrer dans les cours des pagodes peu habituées jusqu'ici aux exercices guerriers.
Ils ont l'uniforme bien connu des Boy Scouts avec un chapeau de feutre noir, à ruban jaune, dont le bord retroussé porte comme insigne une tête de tigre.
Ils étaient en 2464 (1921-22) au nombre de 21 500 répartis en 240 corps.
[…] (p. 15) On ne saurait méconnaître le zèle enthousiaste qui porte la jeunesse siamoise vers ces groupements, zèle qui est attisé par la sollicitude attentive du roi, chef suprême de l'organisation. À la suite du rapport annuel pour l'année 2464 (1921-22), le roi écrivait ce qui suit :
«Le mouvement devrait être tenu en haute estime, même s'il n'avait d'autre but que le développement physique de la jeune génération. Un corps robuste est une assurance contre la mauvaise santé, car il a le pouvoir de résister aux maladies qui peuvent l'attaquer. Si la génération qui monte est saine, nous avons tout lieu d'espérer qu'elle ajoutera à la force de la nation. Mais le mouvement boy scout apporte aussi un entraînement moral, et c'est pourquoi sa valeur est multipliée ... L'entraînement des enfants à l'esprit de sacrifice pour le bien de la nation est une chose au-delà de tout éloge. Il y a beaucoup de gens qui réclament leurs droits et les gardent jalousement, mais peu comprennent la signification réelle du mot service. Donner son bien ou son temps avec l'espoir d'en tirer profit ne peut être appelé service. Ce qui est digne d'éloge, c'est de sacrifier son bien et son temps pour le service et non pour une récompense. J'espère que ceux qui ont charge d'organiser et d'instruire les Boy Scouts sauront inculquer profondément et solidement cette qualité à leurs élèves, de telle manière qu'ils soient heureux par la pensée qu'ils ont rendu à leur nation quelque service, si petit qu'il soit, mais meilleur que rien.» (Bangkok Times, 28 nov. 1923).
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Cf. la parade du corps des volontaires, les wild tigers, le 9 décembre.
Ivan de Schaeck donne alors quelques informations sur ces « wild tigers », fondés par le roi et ouvert à chaque siamois de bonne réputation, après un serment de fidélité au Roi. Il décrira leurs uniformes particuliers ; nous apprendra qu’ils sont composés de quatre compagnies, dont une d’élite commandée par le roi. Il s’étonnera que le général prince Chakrabon, (commandant général des troupes de la circonscription de Bangkok) et l’amiral prince de Nakon Sawan n’y sont que sous-officiers ; les grades n’étant accordés que par le roi. D’ailleurs, il ajoutera que « cette organisation a certainement des côtés bizarres. »
***Traduction en anglais par Cornell University Library, http://www .arch ive.0rgldetai Isi cu319 240 22930 204
1ère lecture, 26 avril, sa vision de Bouddha et du bouddhisme.
2ème lecture (non datée), où il montre l’émergence des religions et de leurs rapports avec la loi et la moralité …
3ème lecture, 16 mai 1914, où il traite de l’origine des religions …
4ème lecture, 6 juin 1914, où explicitement, il dit vouloir comparer les religions et montrer qu’il est plus intelligent d’adhérer au bouddhisme, plutôt qu’à une autre religion …
5ème lecture, 12 juin 1914, où il raconte ce qu’il faut retenir de l’histoire de Jésus …
6ème lecture, 26 juillet 1914, où il dit vouloir proposer un résumé de ses idées sur les religions et montrer pourquoi nous devons respecter et honorer Bouddha. Il expose et encourage ses Tigres à suivre les préceptes bouddhistes …
7ème lecture, 2 août 1914 ; où il montre que le bouddhisme est la religion nationale, fondatrice de la race siamoise …
8ème lecture, 16 août 1914 ; où il critique des courants bouddhistes et présente le Siam comme une forteresse, qui doit défendre la dernière ligne du bouddhisme, avec ses soldats et ses « Tigres » …
9ème lecture (non datée), où il dit qu’après avoir montré la nécessité pour les Siamois d’être unis dans la protection de leur religion, il va en exposer les moyens …
10ème lecture, 30 août 1914, évoque la protection des prêtres, des exigences et des qualités pour le devenir, du bouddhisme et de leurs fidèles …
11ème lecture, 13 septembre 1914, où il reconnait qu’il faut être éduqué pour comprendre l’enseignement du bouddhisme, mais qu’il n’est pas nécessaire de connaître toutes les doctrines, pour être un bouddhiste …
** The university press of Hawaï, Honolulu, 1978.
*** In A.86 : « en 1909, un vif incident éclate devant le palais du prince héritier entre quelques militaires et les pages du futur Rama VI au sujet d’une femme. Le prince demande alors à son père de faire donner la bastonnade aux 6 coupables […] il refuse. Le prince menace alors son père d’abdiquer sa qualité d’héritier, Rama V cède devant ce caprice. L’incident aurait causé un vif mécontentement dans l’armée, ce que l’on peut comprendre aisément. »
****28. Les relations franco-thaïes : La première guerre mondiale.