Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
  • Contact

Compteur de visite

Rechercher Dans Ce Blog

Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

(suite cliquez)   POURQUOI CE BLOG ?

Pour nous contacter . alainbernardenthailande@gmail.com

Merci d’être venu consulter ce blog. Si vous avez besoin de renseignements ou des informations à nous communiquer vous pouvez nous joindre sur alainbenardenthailande@gmail.com

4 décembre 2022 7 04 /12 /décembre /2022 04:04

 

 

Il ne s’agit pas d’un temple mais d’un chédi accolé à une chapelle d’ordination de construction récente remplaçant un bâtiment en bois d’origine délabré au milieu d’une enceinte   Son nom thaï signifie « Saint chédi en l’honneur de deux amours » mais ne révèle pas les raisons de sa construction. C’est en réalité un monument en l’honneur de l’amitié entre deux pays et haine à la guerre. Cela est si vrai que dans l’enceinte, il est interdit de porter des vêtements rouges, ou de porter quel qu’objet rouge que ce soit, 

 

 

...couleur qui rappelle celle du sang que font couler les guerres.

 

 

 

L’accès en est interdit aux femmes.

 

 

Elle abrite une petite statue de Bouddha.

 

 

Il n’y pas de moines présents et l’entretien en est assuré par les habitants car il s’agit d’un lieu de culte parmi les vénéré du Nord-est. Il est le symbole de la province de Loei (เลย).

 

 

Situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la frontière actuelle avec le Laos, là où la frontière se situait à l’époque, dans le district de Dansaï (ด่านซ้าย) qui fut sn partie occupé par les Français jusqu’au traité du 23 mars 1907.

 

 

Le royaume du Lan Xang occupait alors toute une partie de la rive droite du Mékong, aujourd’hui thaïe.

 

 

Il est classé comme monument historique depuis 1935 non tant pour son aspect architectural qui rappelle le Phrathat Phanom (พระธาตุพนม), que pour sa valeur symbolique.

 

 

.  

 

La légende

 

Il serait dommage qu’une légende ne soit pas attachée à ce monument.  C’est celle de  Chao Phokuan et son épouse  Chao Maenangthiem (เจ้าพ่อกวน -  เจ้าแม่นางเทียม) : Entrés dans le tunnel établi lors de la construction des fondations du monument, ils furent oubliés par les artisans qui fermèrent le tunnel où ils moururent. Ce sont leurs esprits qui veillent et gardent le chédi. Cette légende explique que des couples s’y rendent en pèlerinage pour confirmer leur amour commun ou des célibataires espérant trouver l’âme sœur.

 

 

La réalité historique

 

La stèle qui raconte les circonstances de l’événement et la cérémonie de l’inauguration a été reconnue et sommairement déchiffrée par Aymonier qui l’a datée de 1563. (Le groupe d’Angkor et l’histoire – 1904). C’est la déclaration de l’amitié entre le royaume thaï, le royaume du million d’éléphants (Lan Chang - ล้านช้าง) c’est-à-dire le Laos. La stèle porte du côté du Laos des caractères de l’alphabet Dhamma (อักษรธรรม) et de l’autre du côté d’Ayutthaya des  caractères khmers (อักษรขอม). Il marque les limites entre les deux royaumes. La stèle, ce qui est précieux mais rare en matière d’épigraphie, marque sa date, l’année du pigeon, le sixième mois de la lune croissante. Ce qui se traduit plus clairement par 1563. Quelles reliques ont été enfouies dans le chédi ? De l’or probablement et probablement aussi des reliques de Bouddha. Elle  est un appel à la paix en termes très hyperboliques entre les descendants des descendants et leurs petits-enfants. Cette alliance était aussi destinée à unir les forces des deux royaumes face à l’expansionnisme des Birmans.

 

 

Elle correspond au règne de Chetthathirat (Phrachaochaichetthathirat - พระเจ้าไชยเชษฐาธิราช) au Laos

 

 

....et de Chakraphat à Ayutthaya (somdetphramahachakraphat – สมเด็จพระมหาจักรพรรดิ).

 

 

La stèle fut emportée part Pavie alors que Dansaï appartenait encore au Laos français et se trouve actuellement....

 

 

...en petits morceaux au Musée Ho Phrakaeo (พิพิธภัณฑ์หอพระแก้ว) à Vientiane,

 

 

un ancien temple devenu musée de l’art religieux, là où se trouvait le  célèbre Bouddha d’émeraude présentement à Bangkok.

 

 

Celle qui se trouve dans l’enceinte est une reproduction à l’identique que’ l’on  doit à Phra Kru Lun (พระครูลุน) abbé du temple voisin de Ban Na Thum (วัดบ้านนาทุ่ม). Elle est connue sous le nom de Charuek Wat Phrathat sisongrak (จารึกวัดพระธาตุศรีสองรัก)

 

 

La cérémonie annuelle, le festival de Phrathat sisongrak, (งานสมโภชพระธาตุศรีสองรัก) est célébrée le 15e jour de la lune croissante du 6e mois lunaire c’est-à-dire en mai. Les habitants du district de Dan Sai et de toute la province viennent honorer les reliques.

 

 

Ils  apportent en procession ce qu’on appelle en dialecte local le petit arbre à abeilles ou le grand arbre à abeilles  (tonphueng ou tondokphoeng - ต้นผึ้ง ou ต้นดอกเผิ่ง). Il s’agit d’un petit édifice en bambou dont la forme peut varier. 

 

 

Il est décoré de fleurs d’abeille (dokphung – ดอกผึ้ง) formées à partir de tranche de bougies rondes arrangées en pétales.

 

 

Ainsi gagne-t-on des mérites.

 

 

L’enceinte du monument est trop petite pour contenir la foule.

 

 

Les querelles frontalières entre les deux pays se sont terminées avec la « guerre des collines » en 1987-88. Aujourd'hui ?  Il règne l'harmonie la plus douce entre les deux pays.

Ils sont maintenant reliés étroitement par des ponts sur le grand fleuve Mékong qualifiés de « ponts de l'amitié » (สะพานมิตรภาพ), le premier construit en 1994. 5 Sont aujourd’hui construits et deux autres en projet 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires