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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
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Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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16 octobre 2022 7 16 /10 /octobre /2022 03:31

 

Il y a environ 540 temples bouddhistes homologués pas la hiérarchie dans la province de Yasothon  550.000 habitants. 

Parmi ceux-ci, le guide vert Michelin qui est – culturellement le plus sérieux en signale 4

Notre chedi est signalé comme « monument ancien mêlant le style laotien et du Lan   Na. Il se dresse au milieu des rivières ». Le Guide fait une très rapide légende qui entoure sa construction, nous y reviendrons.

Le Lonely Planet est moins loquace puisqu’il ne signale que deux temples auquel il attribue « un style fort inhabituel datant de la fin de la période d’Ayutthaya ».

Le site de Loris Curtenaz qui s’attache à donner la liste des 1300 plus beaux temples de Thaïlande en a inventorié 12 dans la province dont ce chedi (https://temple-thai.com/yasothon/phrathat-kong-khao-noi/)

 

 

Nous n’avons pas vocation de guide touristique et si nous parlons d’un bâtiment religieux, c’est parce qu’il s’y rattache une légende qui est peut être un événement historique. Tel est le cas de ce saint chedi (reliquaire).

Il n’est pas dans l’enceinte d’un temple mais à environ 2 kilomètres du temple Thungsadao (วัดทุ่งสะเดา) dont il dépend.

 

 

Il est aujourd’hui entouré par une enceinte et diverses constructions religieuses.

 

 

On le trouve dans le village de Ban Thathong (บ้านตาดทอง) dans le sous district de Thatthong (ตำบลตาดทอง), district de Mueang (อําเภอเมือง) dans la province de Yasothon (จังหวัดยโสธร) à environ  9 kilomètres de la ville, au milieu des rizières.

 

 

Il s’agit de l’un des lieux de culte les plus sacrés de la province et les pèlerins y affluent les dimanches et les jours de fête bouddhiste

Naturellement, les abords abritent des échoppes de produits locaux, notamment des objets en osier et évidemment des paniers pour le riz !

 

 

Il ne fait pas partie des attractions touristiques signalées par les panneaux bleus « Tourist attraction » apposés par la TAT (Tourism autority of Thailand). La province elle-même est d’ailleurs  hors tout  circuit touristique

Je n’étais pas à la recherche de ce temple mais de celle de vestiges khmers, ceux du Ku Ban Ngiu (กู่บ้านงิ้ว) dont il ne reste que peu de choses.

 

 

C’est en musardant que mon attentions a été attirée par les panneaux indiquant (en thaï) That kongkhaonoi (ธาตุก่องข้าวน้อย), ce qui signifie le chedi du petit panier de riz  ou  phrathat lukkhamae (พระธาตุธาตุลูกฆ่าแม่) ce qui signifie le saint chedi du fils qui a tué sa mère.

 

 

Ce nom singulier m’a évidemment interpelé. Un monument religieux portant le nom d’un panier de riz et accessoirement de la mort d’une mère, voilà qui est singulier. Voilà qui méritait un détour. Le monument n’a rien de singulier. Il aurait selon les panneaux explicatifs environ 200 ans. D’autres sites thaïs le font remonter à la période Dvaravati ce qui lui donnerait quelques siècles de plus ?

C’est la légende (ตำนาน) qui s’y attache qui explique son caractère sacré et sa situation au milieu des rizières. Elle est sommairement rappelée sur un panneau à l’entrée de l’enceinte.

 

 

Je l’ai trouvée plus détaillées sur de nombreux sites thaïs

À cette époque au village de Ban Thathong, tous les habitants étaient des riziculteurs et cultivaient. Tous les matins, les hommes partaient aux champs pour labourer, planter, cultiver et cueillir. Cela pouvait prendre des heures. D’autres, femmes et vieillards, restaient à la mais, surveiller les enfants et préparer à manger pour ceux qui étaient dans les champs. Dans une famille, il ne restait que la mère, veuve, et son fils qui avait dix-sept ans et se rendait tous les jours aux champs laissant sa mère lui préparer sa nourriture. Un matin, il partit très tôt avec son buffle d'eau pour labourer.

Après avoir travaillé de longues heures sous un soleil de plomb, il alla se reposer à  l‘ombre d’un arbre. Il attendait que sa mère lui apporte son repas mais elle tardait. Il se remit donc au travail fort en colère contre sa mère. Lorsqu’elle arriva avec le panier de riz, il pensa qu’il était trop petit. Furieux, il prit le joug du buffle et courut vers sa mère et la frappa sur la tête.

 

Puis il prit le panier de riz gluant qu'elle avait apporté et alla le manger à l’ombre de l’arbre. Pendant ce temps, sa mère était mourante. Elle lui dit : « Pardonne-moi, fils pour mon retard. Je suis désolé d'être en retard. Je pensais que ce panier te suffirait ». Le fils se mit à manger et s’aperçut après s’être rassasié qu’il encore beaucoup de riz dans le panier. Il chercha sa mère et la vit allongée sur le sol. Elle était morte ! Il réalisa ce qu'il avait fait, s'assit et pleura. Ne sachant que faire, il alla voir l’abbé du temple. Celui-ci lui dit « tu t’es mal conduit et tu dois construire un chedi à l’endroit ou u as tué ta mère. Tuer son père ou sa propre mère est un péché grave qui vaut l’enfer. Il n'y a qu'une seule façon d'alléger ton péché,  c’est de construire un chedi pour y enterre les cendres de ta mère. Ainsi fit-il.

 

 

Cette légende est-elle la trace d’une vieille histoire ? Pourquoi pas ?

Le département des beaux-arts a enregistré le site du chedi comme important monument national en 1936. Les brochures illustrées rapportant cette triste histoire sont multiples et d’ailleurs vendues sur place.

 

 

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