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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
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Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 04:33

 

Le manora (มโนราห์), est un spectacle drame dansé, danse vivante souvent acrobatique accompagnée de chants improvisés, spécifique au sud de la Thaïlande et aux provinces autrefois siamoises de l’extrême nord de la Malaisie. Souvent appelé nora (โนรา) cela tient uniquement au fait que les Thaïs du sud on la coutume d’avaler la première syllabe des mots qui en comptent plusieurs ce qui rend la dialogue parfois difficile.

 

 

 

Le terme désigne aussi bien la danse que les danseurs. Leur costume est très particulier, l’élément essentiel en est la tiare appelée soet (เทริด) en sus des décorations perlées sur le haut du corps.

 

 

Malgré la concurrence du cinéma et de la télévision, le spectacle reste très populaire. Cette tradition régionale spécifique est inconnue dans le reste du pays. Les costumes obéissent à un rituel précis, pas de fantaisie, le rituel est précis, il y a 14 règles à respecter et leur confection est un art qui se qui se transmet de génération en génération.

 

 

Je n’ai aucune compétence en matières chorégraphique, théâtrale ou musicale.

Par contre, m’’intéressant à sa provenance, j’ai découvert plusieurs légendes sur des origines venues du ciel, les noms propres peuvent changer mais la plupart les font remonter au grand sud. Il s’agit de ces légendes dont le Thaïs, tout au moins ceux du pays profond, restent attachés et peuvent croire dur comme fer, même si nos esprits occidentaux cartésiens peuvent avoir quelques difficultés à leur attribuer une valeur historique !

 

L’une d’entre elle raconte que le prince de Phatthalung (เจ้าเมืองพัทลุง) s'appelait phraya saifafat (พระยา สายฟ้าฟาด

 

 

et avait une fille nommée Si Mala (ศรีมาลา) qui était une remarquable danseuse. Elle se trouva un jour enceinte sans être mariée, une créature céleste s’étant incarné en son sein. Malgré les affirmations des augures selon lesquelles nul être de la race des hommes n’avait approché la princesse et par crainte du scandale, le prince résolut de l’exiler. Elle fut placée sur un radeau que l’on laissa flotter à la dérive au gré du courant.

 

 

Elle arriva bientôt à la mer et, poussée par les brises que firent surgir les créatures célestes, atteignit une grande île. C’est là que, dans un pavillon élevé par miracle, la princesse mit au jour un fils le 15e jour de la lune croissante du sixième mois de l’année du rat. Les divinités en soufflant sur des fleurs célestes créèrent trois femmes qu’elles donnèrent comme nourrice et gardiennes. L’enfant grandit en pleine nature et aimait courir les bois avec ses gardiennes. Un jour, loin dans la forêt, ils arrivèrent près d’un lac ou 400 kinaris (thep kinari - เทพกินรี), ou femmes-oiseaux prenaient leurs ébats et dansaient avec grâce. L’image en resta gravée dans l’esprit des gardiennes.

 

 

Quand il eut atteint sa neuvième année, les créatures célestes lui donnèrent le nom de Thep Singhon (เทพสิงหล).

 

 

Puis, prenant un rocher, elles le transformèrent en un homme à qui elles donnèrent un masque de chasseur en métal précieux. Ainsi fut créé le chasseur qui devint le maître et le compagnon. Pendant une année, il lui enseigna le chant et la danse. Un jour qu’ils étaient endormis tous deux sous un arbre, ils eurent un rêve : des créatures célestes dansèrent et tout en dansant chantèrent les noms des différents attitudes. Ils imaginèrent alors de créer deux tambours, le klong (กลองกลอง)

 

 

et le tap (กลองทับ).

 

Une des créatures céleste se métamorphosa en homme et devint le maître (ตรู – khru souvent transcrit gourou), créateur du manora.

 

 

A leur réveil, le chasseur et le prince se rappelèrent de douze des danses qui leur avaient été révélées pendant leur sommeil. Sur le sol, ils virent les instruments de musique. Près d’eux se tenait le maître qu’ils saluèrent comme tel puis retournèrent à leur demeure. Peu de temps après, les créatures célestes créèrent un navire sur lequel s’embarquèrent la princesse, Thep Singhon, le chasseur et les gardiennes. Les vents favorables poussèrent l’esquif jusque dans leur pays. De là, la troupe alla par tout le pays de maison en maison, chanter et danser comme ils en avaient eu la révélation. Le peuple s’enthousiasma pour ce spectacle et la renommée parvient aux oreilles du roi. Celui-ci fit mander les danseurs et reconnut sa fille. Ayant appris toutes ces aventures, il fit donner à Thep Singhon des ornements royaux, en particulier la tiare royale, le soet (เทริด).

 

 

Une autre version toutefois dit que cette coiffure fut envoyée du haut des cieux par les créatures célestes par un fil blanc torsadé ?

Il lui donna pour mission de jouer le manora pour enseigner aux générations futures la tradition reçue des créatures célestes.
 

 

Le manora est donc né d’une intervention divine miraculeuse. Cette légende dont l’origine est incertaine, quelle que soit sa version, fait de ce spectacle danse une révélation des Dieux.

Les sujet de la pièce peuvent être des scènes des Jatakas, les vies antérieures de Bouddha, du Ramakian encore ou tout simplement de légendes intemporelles datant probablement d’une époque antérieure au bouddhisme, nous en avons étudiées deux (1)

 

 

Le nora fait l’objet d’une remarquable exhaustive étude de Christine Hemmet « Le Nora du sud de la Thaïlande, un culte auix ancêtres » publié dans le bulletin de l’école française d’extrême orient de 1992, tome 79 n°2.

Les deux autres représentatives du patrimoine culturel de l’humanité de Thaïlande sont le Khon, théâtre masqué et dansé en 2018 et le Nuad Thaï, massage thaïlandais traditionnel, en 2019.

 

NOTE

A 271- พระสุธน - มโนราห์ - L’HISTOIRE DE PHRA SUTHON ET DE MANORA – UNE LÉGENDE POPULAIRE DE LA THAÏLANDE

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2018/08/a-271-l-histoire-de-phra-suthon-et-de-manora.html

 

 

A 368- LA LÉGENDE DE SITTHATHEP, « LA HACHE CÉLESTE AU VISAGE NOIR » (ขวางฟ้าหน้าดำ - KWANGFANADAM)

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2020/04/a-368-la-legende-de-sitthathep-la-hache-celeste-au-visage-noir-kwangfanadam.html

 

 


 


 


 

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