Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
  • Contact

Compteur de visite

Rechercher Dans Ce Blog

Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

(suite cliquez)   POURQUOI CE BLOG ?

Pour nous contacter . alainbernardenthailande@gmail.com

Merci d’être venu consulter ce blog. Si vous avez besoin de renseignements ou des informations à nous communiquer vous pouvez nous joindre sur alainbenardenthailande@gmail.com

11 septembre 2022 7 11 /09 /septembre /2022 03:13

 

La chapelle du lotus au milieu de l’eau (อุโบสถดอกบัวกลางน้ำ) est située dans l’enceinte du temple Wat Santi Wanaram (วัดสันติวนาราม) dans le district de Nong Han (อำเภอหนองหาน) dans la province d’Udonthani (จังหวัดอุดรธานี) non loin du site de Ban Chiang (บ้านเชียง) inscrit au patrimoine mondial de l’humanité.

 

 

Elle présente la caractéristique étonnante d’être la seule chapelle en forme de lotus blanc de tout le pays. Elle se situe au milieu d’un lac que les riverains appellent le lac vert de l’Isan (หนองน้ำอีสานเขียว). Située sur un ilot relié par un pont à la terre ferme, elle mesure 19 mètres de diamètre et 19 de hauteur. Elle se compose de 24 pétales de lotus et de deux Nagas à l’entrée du pont. Les proportions sont d’une harmonie merveilleuse. Elle est en marbre  blanc  en position de méditation.

 

 

L’intérieur comporte des fresques narrant la vie de Bouddha.

 

 

Le lac est peuplé de poissons sacrés que l’on peut nourrir pour gagner des mérites. Les alentours sont un nid de verdure. Le lotus et sa fleur sont est inséparables du bouddhisme.

 

 

Dans tous les temples nous voyons ses fleurs blanches ou colorées faisant partie des offrandes avec les bougies et les bâtonnets d’encens.

 

 

Ce qui est remarquable est que – architectes, entrepreneurs et décorateurs – restent anonymes tout comme les constructeurs de nos cathédrales dont on connait parfois mais rarement le nom du maître d’œuvre mais jamais ceux des artisans qui ont contribué à sa construction.

 

 

 

Son histoire vaut d’être contée. Il y a beaucoup plus de dix ans, vénérable Phrakhru Phisanthamphani (พระครูพิศาลธรรมภาณี) alors abbé du temple et le vénérable Phraachan Mahabang khamaonantho (พระอาจารย์มหาบางเขมานันโท) conduisirent un groupe de pèlerins aux Indes, à Dehli la capitale et y visitèrent le temple du lotus (วัดดอกบัว) de la religion Bahaï (ศาสนาบาร์ไฮ).

 

 

Sans entrer dans le détail, ce mouvement (secte ou religion ?) est venu de la Perse mahométane est l’un de ces multiples mouvements syncrétistes pour lesquels Bouddha, le Christ, Mahomet ne furent que les prophètes d’une religion universelle. Phraachan Mahabang expliqua que les sectateurs avaient utilisé un symbole essentiellement bouddhiste pour attirer les bouddhistes à eux et qu’il fallait rendre aux bouddhistes ce qui appartient aux bouddhistes.

 

 

Ce temple consacré au Dieu Un, à l’Unité de la Religion et de l’Humanité un galimatias propre au syncrétisme. Ils constatèrent que si l’architecture extérieure présentait une certaine beauté, il n’en était pas de même de l’intérieur, structure de béton brut ne comportant aucune décoration.

 

 

Ils décidèrent alors de construire une chapelle de même inspiration mais dont l’intérieur serait décoré de scène représentant la vie de bouddha et ayant des ouvertures aux huit points cardinaux.

Le Temple du Lotus de Delhi, ouvert en 1986 reçoit en moyenne quatre millions de visiteurs par an. Ce n’est nullement un lieu de prière mais un monument partiellement au moins à la gloire de l’architecte iranien Fariborz Sahba. C’est aussi un haut lieu du commerce touristique.

 

 

A l’inverse, la chapelle de Nong Han doit rester un lieu sacré pour la pratique du Dharma pour les laïcs, les novices et les moines au milieu de la forêt, des animaux et des plantes. Il s’y organise des séances d’initiation à la méditation mais limitées en fréquence et en nombre. Si les visiteurs non bouddhistes ne sont pas mal accueillis, rien n’est fait pour les y attirer.

 

 

Précisions que cette construction de par son originalité dut nécessiter les démarches obligatoires qui sont lourdes en la matière : Les autorisations de la hiérarchie bouddhiste provinciale, celle du gouverneur de la province, du directeur de l'Office national du bouddhisme qui doit rendre compte au premier ministre et la Sangha. Ces contraintes évitent aux lieux de culte le spectacle affligeant de certaines églises chrétiennes qui ruinent un paysage.

 

 

Il en est d’ailleurs de même avec la normalisation des 66 représentations rituelles de Bouddha. On frémit en pensant ce que ça aurait pu donner si Picasso s’était attaqué à lui.

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires