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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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14 août 2022 7 14 /08 /août /2022 03:50

 

Le voyageur curieux – et argenté – qui parcourait le monde dans les premières décennies du siècle dernier et au siècle précédent n’était pas sans ressources. Il avait naturellement en poche l’incontournable guide Baedeker le plus souvent en anglais ou en allemand, parfois en français. On ne part pas alors visiter le monde sans son Baedeker en poche. Malheureusement pour celui qui voulait visiter le Siam et ne parlait pas langue de Goethe, la seule édition concernant le pays, « Indien » incluant les Indes, la Birmanie, la Malaisie, Java et le Siam n’a été publiée à Leipzig qu’en 1914 en allemand et nous n’avons pas pu la consulter. Mais nous avons notre « Baedeker » français, Claudius Madrolle, qui concurrençait avec avantage Baedeker puisqu’il le faisait en français. Trois de ses publications concernent le Siam mais seule celle de 1902 nous concerne (1). Il a pour nous un avantage exceptionnel par rapport aux guides allemands, c’est que – indépendamment des précisions historiques, linguistiques et culturelles puisées aux meilleures sources, les érudits de l’École française d’extrême orient, Georges Coédès en particulier – et d’une solide bibliographie, Madrolle a systématiquement arpenté lui-même les sites qu’il nous décrit, dans des conditions inconcevables aujourd’hui comme nous allons le voir.

 

 

 

Qui visite alors le Siam ? Ceux qui y sont appelés par leurs fonctions, les missionnaires au premier chef qui ont sur les suivants le mérite d'avoir appris la langue avant leur arrivée et bénéficient d'une structure d'accueil. Les employés de la mission diplomatique et quelque employés de société françaises. Il y a 205 français au Siam en 1902. Ceux qui participent à des missions d'exploration, d'architecture, d’archéologie bénéficient de l'appui des autorités coloniales indochinoise, guides, porteurs, interprètes, escorte armée parfois. Les autres sont de riches oisifs avides de découvrir le monde et ont des relations puissantes. La Marquis de Beauvoir accompagne le Duc de Penthièvre en 1878, le Prince Henry d'Orléans en 1892, ils seront reçus par le roi. Noblesse oblige... Isabelle Massieu en 1901, oisive, curieuse et riche, même si elle n'est pas reçu au Palais royal l'est à l'ambassade avec déroulement du tapis rouge. Madrolle est riche, explorateur. et cartographe, j'ai donné quelques éléments sur sa vie dans un précédent article (2).

 

 

Comment voyager alors au Siam ?

 

Par route ? Que nous dit Madrolle encore en 1926 ? « Routes : Le Siam ne possède pas encore de routes comparables à celles de l'Indochine ou de la Malaisie : il n'est même pas possible de sortir de Bangkok en automobile. Cependant, quelques voies routières ont été aménagées dans certaines provinces. Dans l'est, Khorat est le point de départ d'une série de pistes routières rayonnant vers le nord-est où il serait imprudent de s'aventurer avec une automobile ». Ces pistes ne sont praticables que 6 mois de l’année et les trajets doivent s’effectuer alors par voie d’eau ou en char tiré par des buffles dont la vitesse est de 2 kilomètres à l’heure.

 

 

En chemin de fer ? En 1902, le réseau qui s’étoffera dans les années suivantes. De Bangkok, une ligne de 20 kilomètres part vers le sud jusqu’à Paknam. Une autre rejoint Khorat sur 265 kilomètres et 10 heures de trajet. Une autre enfin à 90 kilomètres de Bangkok rejoint Nakhonsawan. La ligne vers Rachaburi et Petchaburi est alors en construction.

 

Hors Bangkok, la structure hôtelière est inexistante, il ne reste que la solution de s’installer dans une sala peu confortable. Lorsque Madrolle ira visiter le site archéologique de Phimai, il nous apprend que depuis la construction d’un vice-consulat à Khorat, le vice-consul héberge ses compatriotes voyageurs.

 

 

Les voyages de Madrolle tiennent plus de l'exploration que du tourisme proprement dit : une rigoureuse préparation et des guides locaux indigènes et interprètes restent souvent indispensables; la fatigue et les maladies, monnaie courante.

 

 

Mais avant de visiter le Siam, encore faut-il s’y rendre. Il n'y a que la voie de mer

 

Et il faut obligatoirement passer par Saigon. En 1902, la colonie reste difficile d'accès. Seules trois compagnies de navigation offrent le voyage de Marseille à Saigon, soit les Messageries Maritimes, la Compagnie nationale de navigation et les Chargeurs Réunis, qui font la navette mensuellement. Autrement, il faut avoir recours aux navires étrangers pour se rendre d'abord ailleurs en Extrême-Orient (Singapour, Hong Kong, Yokohama) et ensuite attraper la connexion d'une compagnie obligatoirement française; aucune compagnie étrangère n'offre d'escale à Saigon ou Hanoï. Les services sont en général bimensuels.

 

Le trajet depuis Marseille est le suivant d'escales à escales puisqu'il faut faire le plein de charbon: De Marseille à Port-Saïd : 1510 miles – De Port Saïd à Djibouti ; 1224 miles – De Djibouti à Colombo 2217 miles : De Colombo à Singapour : 1570 miles – De Singapour à Saïgon : 648 miles et 1.500 miles de plus jusqu'à Saigon soit un périple de 7.249 miles marins soit 13.425 kilomètres

 

 

Madrolle nous donne un devis significatif : il faut beaucoup de temps et beaucoup d’argent ! Le voyage dure jusqu'à Bangkok un peu moins d'un mois et le prix du passage aller-retour, nourriture et logement, est en première classe de 2.813 de nos anciens francs et de 1.913 en seconde. Les navires comportent 4 classes, les deux dernières étaient probablement destinées aux transports de troupes. Le passager de 1ère classe a droit à 150 kilos de bagages, les autres 75.

 

En première classe tout au moins, une cinquantaine de cabines avec toutes les installations modernes : grand salon, cabines à deux couchettes, cabines pour dames seules, fumoir, salles de bain, glacière.

 

 

L’étude de divers comparateurs dont celui de l’INSEE qui est probablement le meilleur nous apprend que ce bon vieil ancien franc que nous avons connu pèse aujourd’hui (2021) 4,06 euros.

 

Le voyage en première classe vaut donc de 11.420 euros ....e

 

 

 

...et en seconde de près de 7.800 euros.

 

Quels sont les salaires ou émoluments à Paris au début du siècle dernier ? Une cuisinière gagne 350 francs par an, un domestique, 500 francs, les garçons de café ne sont payés qu’au pourboire. Pour ceux qui ont eu la chance d’avoir suivi des études et d’exercer une profession plus privilégiée, un instituteur débutant gagne 875 francs par an, un juge débutant 1.833 francs l’an, dans la justice, le traitement moyen est de 5.000 francs par an. Le prix du voyage le rend donc inaccessible au commun des mortels.

 

Madrolle y ajoute 100 francs de faux frais (406 euros) tout au long du voyage. Qui, fut-il haut magistrat- à la condition qu’il en ait les loisirs, consacrera 6 mois de ses revenus à ce voyage ?

 

Avant l’arrivée à Saigon, parlons de deux monnaies que nous allons voir apparaître. Le bath s’appelle alors le tical et – bien que ce soit sujet à variation - on peut estimer sa contre-valeur à 1,50 francs soit environ 6,10 euros.

 

 

La piastre indochinoise, la fameuse piastre d’argent est également sujette à variations mais on peut d’estimer en moyenne à 1,75 francs soit un peu plus de 7 euros.

 

 

Ces données restent toutefois incertaines d’autant plus que ces dates sont anciennes, je pense qu’il faut les retenir avec une incertitude de plus ou moins 20 % mais elles nous donnent une bonne approximation.


Arrivé à Saigon, le voyageur devra prévoir d’y rester un « certain temps » puisque Bangkok est desservi par la Compagnie de Navigation « Messageries fluviales de Cochinchine » seulement deux fois par mois.

 

 

Le trajet est d’environ deux jours et demi avec deux escales dans la colonie et une autre à Chantaboun avant l’arrivée à Bangkok. C’est un trajet de plus de 1.500 miles, ne l’oublions pas. Madrolle nous donne – en dehors des curiosités à visiter dans la ville, quelques prix : Par exemple, au Grand Hôtel continental la pension dans une chambre confortable coûte de 3 à 4 piastres soit entre 21 et 28 euros. Le prix du trajet est de 200 francs en premières classes et 120 en secondes (812 et 487 euros).

 

 

Arrivé à Bangkok, le courrier français jette l'ancre entre la Légation de France et la Douane siamoise. Les douaniers montent à bord. On devra faire visiter ses bagages et solder les droits d'entrée avant d'être autorisé à les faire débarquer. Les armes sont souvent une cause d'ennuis. De nombreuses barques entourent le vapeur pour conduire à terre passagers et colis.

 

Madrolle signale au premier chef l’Hôtel Oriental dont les taris ont bien changé depuis lors : La pension coûte de 10 à 18 ticals soit environ 40 et 73 euros et 26 ticals pour un couple (105 euro), il voyage en général avec son épouse.

 

 

Par comparaison, pour le voyauer qui doit s'embarquer à Masreille, Madrolle signale Grand Hôtel de Noiailles, alors le plus luxueux de la ville dont le prix des chambres varie de 4 à 16 francs (de 16 à 65 euros) et les repas de 4 à 6 francs (24 euros)

 

 

Il est une formalité signalée : Pour pénétrer dans le Palais royal ou dans la plupart des principaux monuments (pagodes), il faudra une autorisation spéciale demandée par l'intermédiaire du consulat. L’hôtel choisi a le mérite d’en être voisin. Pour circuler dans la ville, on peut pour ses loisirs louer une voiture à deux chevaux pour la journée à 8 ticals soit 33 euros. C’est probablement le transport choisi par Madrolle. Je ne vais pas décrire sa visite – d’ailleurs émerveillée - de Bangkok mais ce qu’il en dit et qu’on ne trouve pas volontiers sinon jamais ailleurs. Accompagné d’un guide, probablement fourni par l’hôtel, en dehors des marchés, il visite de Wat Cham Thevi,

 

 

le Wat Phra kaeo,

 

 

le Wat Mathat,

 

 

le Wat Pho,

 

 

le Wat Saket

 

 

et la ville royale.

 

 

Sa déception commence sur les klongs ou l’on voyage tant mais qui ne remplissent que partiellement leur rôle d’égout collecteur quand la marée est haute mais nullement quand elle est basse, la vue et l’odorat sont offensés. La Venise de l’Orient y perd son charme. Bangkok est une ville qui pue, on pisse et on défèque partout, jusqu’aux porte des temples et des bâtiments royaux. Les klongs qui servent d’égouts y sont le vecteur essentiel des épidémies endémiques de typhus et de choléra.

 

 

Il est permis de penser que lors de son séjour conjugal à Bangkok, Madrolle a passé quelques jours dans les fastes de l’Hôtel Oriental ?

 

 

Une visite à Ayuthaya s’impose : 70 kilomètres, il conseille le voyage par le fleuve en louant une chaloupe à la journée et en prenant la précaution de prendre ses vivres. Le trajet prend de 7 à 9 heures à l’aller et 5 à la descente, de 20 à 25 ticals environ 80 ou 100 euros.

 

Le trajet en chemin de fer, deux ou trois heures, est moins pittoresque et moins onéreux ; 3 ticals pour les premières, 2 pour les seconde et 1 pour les troisièmes (12, 8 et 4 euros).

 

Le touriste est immédiatement attiré par les ruines de l'ancienne capitale, tristement abandonnées aux ravages du temps. Il faut les découvrir dans l'épaisse et vigoureuse végétation qui les a envahies et, en présence de leur importance, on demeure étonné de la facilité et de l'indifférence avec laquelle ce peuple siamois abandonne de si beaux édifices pour porter ses affections sur de nouvelles constructions. Quelqu'un a dit qu'au Siam on n'entretient pas les pagodes; quand elles menacent ruine, on en construit de nouvelles. Cette réflexion de Madrolle est judicieuse et toujours d’actualité mais – faut-il le préciser – si un bon bouddhiste préfère construire plutôt que rénover, c’est pour la raison essentielle qu’il gagnera plus de mérites pour sa prochaine vie.

 

Le devis global donné par Madrolle concernant un séjour de deux mois en Indochine dont il évalue le coût à 1500 francs (6.000 euros), celui du voyage proprement dit et celui du voyage à Bangkok et les « faux frais » à environ 4000 francs (environ 16.000 euros). Si l’on remplace les 500 francs de séjour en Indochine par quelques jours à Bangkok, la note restera sérieuse.

 

Nous ignorons combien de « touristes » recevait le Siam en 1902 ? Une enquête du Touring club de France fait état d'un maigre cumul de 150 touristes qui débarquent annuellement en Indochine en 1913

Vers le tourisme « de masse » ?

 

Le développement de l’aviation ne va toutefois pas ouvrir la Thaïlande au grand tourisme. S’il y eut des vols ponctuels en direction de l’Indochine avec escale à Bangkok, la première ligne commerciale fut créée par Air-Orient qui sera ensuite reprise par Air France. Les conditions même de ce vol laissent à penser que les passagers ne l’empruntaient pas par plaisir mais par obligation.

 

 

Le 4 août 1938, une liaison par semaine de Marseille à Hanoï est assurée en Dewoïtine 338. Le voyage dure 7 jours avec 14 escales dont 6 de nuit : la première à Tunis, la deuxième à Alexandrie après escales à Tripoli et Benghasi, la troisième à Bagdad après escales à Beyrouth et Alep, la quatrième à Karachi après escales à Bouchir et Djask, la cinquième à Calcutta après Jodhpur et Allahabad, enfin la sixième à Rangoon après escale à Akyab. Le septième jour, le vol atteignait Hanoï après escale à Bangkok et continuer ensuite jusqu’au terminus de Hong Kong. Sur les lognues distances, l'appareil contient 12 fauteuils-couchettes. Si Madrolle profitait des nombreuses escales de ses longs voyages pour visiter le pays, nos passagers n’en n’ont pas le loisir.

 

 

 

Le Dewoïtine 338 était un trimoteur performant pour l’époque (vitesse 260 km/h, rayon d’action 1950 km, altitude de croisière 3000 m) mais il offrait une faible charge marchande (2700 kg). Pour les 12 passagers qu’il transportait sur les lignes d’Extrême-Orient, la charge disponible pour le barman, une glacière, 5kg de glace, des boissons plus quelques conserves, s’élevait à 80 kg ! Cette limite excluait tout agent européen d’un poids moyen de 65 à 75 kg. Le barman est donc choisi en fonction de son poids ! Afin de limiter les temps de voyage, déjà assez longs par eux-mêmes, le barman était contraint de faire embarquer les passagers pendant la mise en marche et le chauffage des moteurs (les moteurs à piston de l’époque nécessitaient une période de montée en température de dix à vingt minutes avant le point fixe et le décollage) et ce, à quelques mètres des pots d’échappement : ils étaient complètement dans l’ambiance aéronautique des pionniers avec bruit, souffle, fumée, poussières ! Ces vols, effectués de jour, suivaient principalement les côtes. Ils pouvaient être très pénibles, en particulier en période de mousson (les fronts nuageux s’élèvent jusqu’à 9000 m, alors que le plafond du Dewoitine 338 était limité à 3000 m). La vitesse de croisière de 260 km/h laissait s’écouler les gouttes de pluie sur les hublots. Pour les repas, le barman commandait des cartons-repas froids aux escales et en assurait le service dès l’atteinte de l’altitude de croisière. Son strapontin servait de poubelle ! Le soir, les passagers et l’équipage dînaient à l’hôtel. Le barman s’assurait que les passagers avaient bien les bagages nécessaires pour la nuit, après avoir procédé à leur débarquement au moyen de l’escabeau de l’avion.

 

Le 2 juin 1954 (enfin !) Air France qui a repris ses activités après guerre relie Paris à Bangkok en Constellation en 34 h 50 et 5 escales. Il y a un vol par semaine. Les précisions ci-dessus sont extraites de la belle brochure diffusée par Air-France à l'occasion des cérémonies en commémorant le cinquantenaire.

 

En 1972, la même compagnie propose le vol AR Paris-Bangkok pour 6.040 francs en classe économique mais par sa filiale Jets Tours un séjour de 8 jours à Bangkok pour 1900 francs. Un franc de 1972 correspond à peu près à un euro 2021.

 

Une formidable croissance va catapulter le tourisme parmi les plus importantes activités économiques de la Thaïlande facilité en partit tout au moins par le départ des Américains qui ont laissé leurs infrastructures, les batiments pour loger leurs troupes qui furent jusqu'à 500.000, devenus hôtels et les aéroports, Don Muang, Khonkaen, Utapao, Udonthani qui ne servent plus au départ des bombardiers mais à l'accueil des touristes et du fret..

 

Les Guides touristiques se sont multipliés, je n'en cite aucun, ils vont du meilleur au pire, certains tutoient le néant sans parler d'Internet ou l'on trouve tout et le contraire de tout. L'un d'entre eux appartient à l'histoire, le Guide Nagel, une véritable encyclopédie de 1972 aujourd’hui hélas disparue à la suite de la liquidation de la maison d'édition. Merci à Bernard Ribet qui le me fit découvrir.

 

 

NOTES

  • 1 - La première de 1902 à l’occasion de l’exposition universelle de Hanoï : « Guide du voyageur Indo-Chine, canal de Suez, Djibouti et Harar, Indes, Ceylan, Siam, Chine méridionale », sous les auspices du Comité de l'Asie française et avec l'appui du gouvernement général d'Indochine, puis en 1916 « Chine du Sud. Java. Japon. Presqu'île malaise. Siam. Indo-Chine. Philippines. Ports américains », en 1916 : « De Marseille à Saïgon ; Djibouti, Éthiopie, Ceylan, Malaisie, Cochinchine, Cambodge, Bas-Laos, Sud-Annam, Siam. Cartes et plans » qui limite toutes les découvertes du voyageur à Bangkok, Ayuthyaya, Lopburi et Chiangmai et enfin 1926 plus complet : « Indochine du Sud. De Marseille à Saïgon ; Djibouti, Ethiopie, Ceylan, Malaisie, Cochinchine, Cambodge, Bas-Laos, Sud-Annam, Siam. Cartes et plans ». Nous ne citons que ceux de ses guides qui concernent le Siam, mais Madrolle, après avoir arpenté l’Afrique a également arpenté l’Asie toute entière. Il semble bien avoir été le premier auteur d’un guide pour la Chine et le Japon. Il faudra attendre Nagel pour que soit publié un guide du touriste en Chine en 1974.

 

  • 2 - INSOLITE 15. UNE EXCURSION A PHIMAI … IL Y A UN SIÈCLE.

  • https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2017/01/insolite-15-une-excursion-a-phimai-il-y-a-un-siecle.html

 

 

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