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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
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Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 02:37

 

 

Cet éléphant blanc, symbole de la Thaïlande, objet de convoitises - des guerres ont éclaté pour sa possession - a fait l’objet d’une surabondante littérature dans notre pays et tout autant chez les anglo-saxons. Je ne me suis intéressé qu’à un seul auteur, l’humoriste américain Mark Twain. Il a en effet très certainement inspiré Villiers de l’Isle-Adam dans son étrange nouvelle parue en 1886 sous le titre « La légende de l’éléphant blanc » (Voir notre artile A 393- L’ÉLÉPHANT BLANC MEURT D’AMOUR : UN CONTE D’AUGUSTE DE VILLIERS DE L’ISLE-ADAM.

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2020/09/a-393-l-elephant-blanc-meurt-d-amour-un-conte-d-auguste-de-villiers-de-l-isle-adam.html)

 

 

En effet, « The Stolen White Elephant » (« L’éléphant blanc volé ») est la première d’une série de contes publiée en 1882 qui connut un retentissant succès outre Atlantique et fut immédiatement traduit en français.

 

 

L’américain représente ce qu’il y a de mieux dans l’humour américain. Ces nouvelles sont constamment rééditées dans notre pays. Je ne fais de celle-ci qu’un très bref résumé évidemment simplificateur.

 

 

 

A la suite de difficultés frontalières entre la Grande-Bretagne et le Siam réglées amiablement, le roi de Siam voulut envoyer un présent à la reine, non seulement royal, mais transcendentalement royal. Dès lors, que pouvait-on trouver de mieux qu'un éléphant blanc ? Un fonctionnaire siamois fut chargé de l’honneur de porter l’animal à sa Majesté.

 

 

Un navire fut affrété, une première étape à New-York pour reposer l’animal dans une superbe demeure de Jersey City. Au bout de 15 jours de repos, catastrophe, l’anima sacré disparut. Commence alors cette énorme farce amusante satire où le grand humoriste américain brocarde les détectives et les journalistes.

 

 

L’accompagnateur se rend chez le chef de la sûreté le fameux inspecteur Blunt. Ce n’est pas un cas ordinaire. Chaque pas que nous allons faire doit être fait avec prudence et il ne faut pas risquer un second pas avant d’être sûr du premier. Il faut garder le secret, un secret profond et absolu. Ne parlez à personne de cette affaire, pas même aux reporters. Je me charge d'eux et j’aurai soin de ne leur laisser connaître que juste ce qu’il entre dans mes vues de leur faire savoir »

 

 

Il fallut évidemment prévoir une récompense, la somme de 25.000 dollars est avancé pour simuler le zèle du détective qui trouverait l’éléphant.

 

 

Le policier remplit alors son procès-verbal de renseignements ce qui nous permet d’apprendre que l’animal se nomme

«Hassan-ben-Ali-ben-Sélim-Abdalah-Mohamed - Moïse - Alhallmall - Jamset - Jejeeboy - Dhuleep-Sultan-Ebou-Bhoudpour ». Parmi la longue suite des précisions évidemment nécessaires, enregistrées par le policier, nous apprenons qu’il mange de tout, même des hommes, même des bibles.

Cette fiche et une photographie de l’animal vont être diffusée à 50.000 exemplaires dans tout le pays. Le chef de la sûreté demande alors à son bras droit, le capitaine Burns de charger quatre détectives de suivre l’éléphant à la trace, d’en placer trente autres en des endroits stratégiques : chemin de fer, les bateaux à vapeur, bacs et bateaux de passeurs, toutes les routes et tous les chemins qui partent de Jersey-City, avec ordre de fouiller toutes les personnes suspectes. Les détectives sont dispersés sur la quasi-totalité du territoire des États-Unis, avec mission de traquer, loupe à la main, à la recherche du moindre indice et des coupables

Le lendemain matin, les détails complets étaient dans tous les journaux

ainsi que les soupçons de Blunt sur les deux principaux vauriens du pays.

Quelle sagacité !

 

 

Dès le lendemain, Blunt reçoit dépêches sur dépêches de tous les coins du pays, dégâts commis par l’animal dans une verrerie, meule de foin dévorée, quittances dévorées dans une usine de gaz…. L’animal est au nord, au sud, à l’ouest, il tue un policier et démolit un réverbère, il massacre tout un village et continue à semer la désolation dans tout le pays sans oublier au passage de tuer quelques-uns des détectives

La presse s’en donne à cœur joie.

 

L'ÉLÉPHANT BLANC EN LIBERTÉ ! IL POURSUIT SA MARCHE FATALE

 

 

 

On se décide à doubler la prime au bout de trois semaines puis de la porter à 100.000 dollars.

Coup de théâtre : On a retrouvé l’éléphant mais où donc ?

Blessé mortellement par des boulets de canon le permier jour de sa fuite, profitant d'un épais brouillard, il s'était réfugié dans le souterrain au-dessous du bureau de police et, là, entouré de ses ennemis, en danger constant d’être découvert, il avait souffert de la faim jusqu'à ce que la mort vînt lui donner le repos éternel.

La presse vante la sagacité sans faille et l'extraordinaire maîtrise de soi de Blun mais,il fallut bien aligner les 100.000 dollars..

Un seul article est digne d’être relaté

« Le détective est grand ! Il peut être un peu lent à trouver de petites choses comme un éléphant égaré ; il peut le chasser toute la journée et dormir toute la nuit à côté de la carcasse pourrie pendant trois semaines, mais il finira par le trouver s’il peut mettre la main sur l'homme qui lui indiquera le bon endroit. »

 

 

Si le souvenir de Mark Twain est inséparable de farces dont il fut plus souvent l'auteur, il en fut aussi la victime.

En fin d’année 1908, il reçut de son éditeur de New-York, lettre dans laquelle celui-ci lui annonçait que, pour ses étrennes, il lui envoyait un éléphant. Twain avait pour habitude de n’être surpris de rien. Par retour du courrier, il répondit que l’envoi du pachyderme lui causerait le plus vif plaisir.

Trois jours se passèrent et, un beau matin, devant la  villa que Mark Twain habitait à Reading en Pennsylvanie, stoppèrent cinq voitures chargées de foin.

C'est l’éditeur qui, avec prévoyance, envoyait de quoi garnir la mangeoire de Jumbo. Le lendemain, un homme se présenta à la villa et fit remettre à Mark Twain, qui commençait tout de même à être un peu ahuri, une carte ainsi conçue : « Professeur May, cornac diplômé ». Ce professeur-cornac s'installa à la villa et, pendant huit jours, fit subir au garage que lui abandonna le maître, les changements nécessaires pour recevoir l’éléphant On agrandit les portes, on suréleva le toit et on renforça le parquet.

Arriva la veille du nouvel An. Twain set rendit à la gare, accompagné de sa famille, pour recevoir le fameux éléphant qui, depuis huit jours, faisait les frais de toutes les conversations de Reading. Lé train entra en gare. On ouvrit le fourgon... et les employés descendirent un immense éléphant en carton-pâte marchant sur des roulettes. Mark Twain, qui s'y connaissait en mystification, fut malade de rire. Et il télégraphia à son éditeur « Jumbo arrivé bon port. Un peu enrhumé seulement. »

 


 

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