Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
  • Contact

Compteur de visite

Rechercher Dans Ce Blog

Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

(suite cliquez)   POURQUOI CE BLOG ?

Pour nous contacter . alainbernardenthailande@gmail.com

Merci d’être venu consulter ce blog. Si vous avez besoin de renseignements ou des informations à nous communiquer vous pouvez nous joindre sur alainbenardenthailande@gmail.com

12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 05:09

 

 

Bons à rien tire-au-flanc, paresseux, vivant de magouilles, farceurs, roublards, astucieux, les légendaires Ribouldingue, Filochard et Croquignol, de joyeux bandits prêts à toutes les combines pour parvenir à leur fin, bien vivre sans trop se fatiguer. Ils furent promis à une grande destinée dessinée, toujours présents en librairie depuis leurs premières aventures en 1908 dans le journal d'illustrés humoristiques L'Épatant.

 

 

En 1908, la bande dessinée est une discipline émergente, dont les codes ne sont même pas encore proprement fixés. Tout reste à inventer. Loin d'être vue comme une forme d'expression immorale prompte à corrompre la jeunesse, la BD est alors largement ignorée du discours public, conférant une assez grande marge de manœuvre à ses premiers auteurs. La première loi sur la censure des publications destinées à la jeunesse n’interviendra qu’en 1949 au moment où les tenants des bonnes mœurs commencent à s'intéresser d'un peu plus près à cette presse qui fait rire les enfants et le monde ouvrier mais peut-être aussi les bourgeois ?

 

Forton fut ainsi un des premiers auteurs à se battre pour la reconnaissance de l'utilisation de la bulle pour faire parler les personnages, une technique de mise en scène qui semble aujourd'hui évidente mais qui à l'époque était perçue comme peu élégante, voire vulgaire, réservée aux illustrés américains qui n'avaient pas bonne presse chez les éditeurs. Il n’y viendra partiellement que dans ses dernières publications. Le mode d’expression privilégié se fait sous la forme des images d’Épinal. Cependant, le sens de la mise en page et la justesse des gags, parfois très vulgaires et riches en allusions sexuelles ou scatologiques, va conquérir toute une génération de lecteurs.

 

 

Les Pieds nickelés vont rapidement vivre de aventures autour du monde, jusqu’à escroquer la reine d'Angleterre... et rejoindre les poilus dans les tranchées, où ils seront mis en scène en train de saboter les lignes adverses à coup de farces vengeresses. Au sortir de la guerre, Croquignol, Ribouldingue et Filochard sont au faîte de leur popularité...

 

 

Les critiques contre ces journaux d’où vint la Loi de 1949 proviennent alors autant de la droite catholique que de la gauche laïque, accusant les Pieds nickelés  de faire dévier les enfants de la morale républicaine, en glorifiant et valorisant le vol, la dérision envers la police ou l'argot des marins et des bagnards.


Rien n'entachera cependant la popularité des Pieds nickelés.

 

Forton mourut en 1934, toutes ses publications sont libres de droits ce qui a suscité de multiples rééditions. Ils reprirent vie avec diverses tentatives dont la seule digne d’intérêt est celle de Pellos

.

 

Ils seront balayés par la vague des nouveaux héros et des nouveaux journaux pour la jeunesse qui déboulent dans les années 50 et 60 : Spirou, Tintin, Vaillant ou Mickey les vedettes de la jeunesse, Croquignol, Ribouldingue et Filochard ceux de leurs parents nostalgiques dont je fus à une époque où l’on trouvait des exemplaires de l’Épatant sur les marchés aux puces pour des prix dérisoires

 

 

Les personnages sont bien typés : Ribouldingue est le bavard sympathique dont le bagout est essentiel pour la réussite de leurs arnaques. Il porte une casquette verte assortie au pull vert et une écharpe rouge autour du cou.

Le petit Filochard n’a qu’un œil mais il est d’une force herculéenne lorsqu'il est en colère. Il porte le béret, un col roulé rouge et une veste noire.

Croquignol est généralement le chef du groupe élégant. Il porte le monocle, un petit chapeau, une veste et un nœud papillon.

 

 

N’oublions pas Manounou, l'épouse africaine de Ribouldingue, complice des divers larcins de ses acolytes.

 

 

Pas d’armes, pas de violences, leurs seules victimes sont de riches imbéciles, on a beaucoup parlé d’eux à l’occasion du fameux casse de Nice et de Spaggiari. Pas Robin des bois non plus, ils n’œuvrent que pour leur profit. Ils apparurent à l’époque de Ravachol et de la Bande à Bonnot mais ce ne sont pas des anarchistes.

 

 

L’aventure de l’éléphant blanc débute en avril 1914 et va occuper plusieurs numéros de la revue. Le Siam est alors toujours à la mode. Tout le monde connaît le fameux éléphant blanc qui orne le drapeau siamois. Il a alimenté une littérature souvent à l’eau de rose mais aussi humoristique, l’éléphant blanc vu par Robida, la nouvelle de Mark Twain « The solen white elephant » publiée en 1882 mais souvent traduites et de nombreuses fois rééditées, elle a fait hurler de rire tous les États-Unis. J'y reviendrai bientôt. Villiers de l’Isle-Adam nous a dotés d’une nouvelle toute en humour féroce et Armand Dubarry en a fait un feuilleton.

 

 

Nos trois amis se trouvent à la recherche de nouvelles aventures. Ils ont réussi à délester un paysan bien lourdaud de son cheval et de ses sacs d’écus, revenant ivre-mort du marché ou il avait vendu ses récoltes.

 

 

Pour éviter que le canasson ne soit reconnu, ils le transforment en zèbre dont ils espéraient tirer profit. Fatigués de marcher à pied, ils trouvent en route une roulotte de bohémiens dont les propriétaires étaient absents. Pas de scrupules puisque la réputation de ces gens-là l’est plus à faire !

 

Après avoir organisé un spectacle de présentation du fabuleux zèbre dans un village pendant que Croquignol exerce ses talents ...
 

 

...la présence d’un cirque aux environs leur donne l’idée d’aller y barboter l’éléphant.

Chose faite mais que va-t-on en faire ?

 

 

Organiser des voyages à dos d’éléphants pour les touristes, ils se terminent assez mal pour ces derniers.

 

 

Mais le bénéfice des voyages à dos d’éléphant est vite dépensé, Croquignol a alors l’idée de faire de l’éléphant Jim l’un des rarissimes éléphants blancs du Siam.

 

 

Ils organisent alors un grand spectacle, le zèbre géant et l’éléphant blanc du Siam. Ribouldingue fait le bateleur.

 

 

Au cours de leurs diverses et lucratives tournées, ils rencontrent un « barnum », propriétaire de cirque, qui souhaiterait faire l‘acquisition de ces deux phénomènes de la nature. Ribouldingue demande 5000 francs, prix fort modeste et barnum se félicite de l’avoir roulé d’autant que le zèbre était en prime.

 

 

La suite, vous la devinez, barnum rentre à son cirque à la nuit

 

...mais il fut pris dans un violent orage

 

 

Le lendemain en allant visiter son cheptel, il s’apercevra de la duperie.

 

 

Nos amis sont déjà loin !

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires