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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 08:31

 

Il est un aspect singulier dans le déroulement des tentatives françaises pour coloniser directement ou indirectement le Siam, c'est celui d'une expansion territoriale en direction de sites inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO, le site d'Angkor aujourd'hui au Cambodge en 1992, le Vat Phu dans le Champassak (Bassac) aujourd'hui au Laos en 2001 et Preah Vihear aujourd'hui au Cambodge en 2008 situés dans des pays alors sous suzeraineté siamoise..

 

 

Les Français s'intéressèrent les premiers aux anciennes ruines khmères : l'explorateur français Henri Mouhot fut crédité de la « redécouverte » d'Angkor Vat en 1860 complètement abandonné par les rois cambodgiens.

 

 

Un certain nombre d'archéologues et d'historiens furent envoyés pour effectuer des travaux d'exploration et de restauration sur les ruines et la création de l'École française d'Extrême-Orient peu avant cette période ne fut peut-être pas une simple coïncidence.

 

 

EN 1893, la France étend sa suzeraineté sur la rive gauche du Mékong, le Laos. Bien avant, en 1887-1888, l'architecte-archéologue Lucien Fournereau avait obtenu du ministère de l'instruction publique une première mission qui le conduisit aux ruines khmers du Cambodge siamois. Il a le soutien sans faille de deux ministres successifs, Étienne Faye, un juriste député du Lot et Garonne. et Édouard Locroy, un très érudit journaliste député d'Aix en Provence.

 

 

Il disposa de la bienveillance des autorités indo-chinoises et pu constituer une expédition, un aide dessinateur indigène, un charpentier pour les emballages, deux paillotiers pour les échafaudage, cinq ,mouleurs chinois et six coolies annamites, deux collaborateurs européens et en tant que de besoin une escorte militaire ! Il effectuera de nombreux moulages ou estampages, ramènera quelques pièces épigraphiques et constata que, de façon systématique, l'incurie des autorités locales laissait la végétation achever de détruire ce qui restait des ruines. il publia le résultat de ses travaux en 1890, en particulier un très bel album photographique ;  « Les Ruines khmères, Cambodge et Siam, documents complémentaires d'architecture, de sculpture et de céramique » un album de 110 planches en phototypie. .

 

En 1901, Étienne Aymonier publie son monumental « La Cambodge - Les provinces siamoises ». Il y décrit, en dehors des vestiges d'Angkor, longuement deux des temples qui nous intéressent, le Vat Phou de Bassac et le temple de Preah Vihear que nous connaissons de longue date. Des quelques centaines de sites ou de vestiges khmers qu'il décrit longuement, la quasi totalité en était pratiquement inconnue et tous sont dans un pitoyable état de conservation y compris le plus célèbre de tous les vestiges khmers en Thaïlande, le site de Phi Mai, équivalent local du site d'Angkor.

 

 

Il n'y a qu'un siècle, l'accès – quoiqu'il soit proche de Bangkok – au site de Phimai nécessitait une véritable expédition. Les routes ou plutôt les chemins sont impraticables en saison des pluies et pour s'y rendre la seule ressources hôtelière était de se faire héberger au vice-consulat de France s'il voulait bien vous accueillir (1).

 

En 1937 encore, le « Guide Taupin de l'Indochine », parlant de l'accès au Wat Phou et à beaucoup d’autres sites nous dit « ... à l'heure actuelle et pour longtemps encore, les difficultés d'accès et de circulation à l'intérieur du territoire, les très rares ressources qu'il offre par suite de la faible densité de sa population très arriérée, empêcheront le développement du tourisme. Toutefois, les voyageurs se souciant peu de leur confort, jouissant d'une santé robuste, ayant enfin des moyens financiers sérieux, trouveraient ici une région très pittoresque, une mosaïque de races intéressantes à tous égards. Ils auraient en outre, la sensation assez rare en Indochine,de parcourir un pays encore fermé au tourisme proprement dit ». Tout est dit !

 

 

L’appréhension par la France de sites historiques aujourd'hui devenu Lao pour l'un d'entre eux et Cambodgien pour les deux autres nécessite quelques explications.

 

Le royaume de Champassak (Bassac) et le Wat Phu

 

 

La fondation de Champassak en tant que territoire indépendant est généralement fixée au début du XVIIIe siècle, lorsque l'empire relativement puissant de Lan Xang, qui couvrait une grande partie du Laos d'aujourd'hui et du nord-est de la Thaïlande, s'est divisé en trois royaumes indépendants , correspondant aux régions géographiques naturelles du nord, du centre et du sud du Laos. Le Champassak a conservé son statut d'indépendance relative jusqu'à la fin du XVIIIe siècle et a même fait des efforts pour étendre son influence dans le sud du plateau de Korat. À son apogée, son influence s'étendit de Korat aux monts Annamites. Cependant, à la fin du XVIIIe siècle, le roi Taksin du Siam ordonna à son général, le futur roi Rama Ier, de réprimer une rébellion dans la région et Champassak fut placé sous le contrôle du Siam en tant qu'État vassal. Mais comme le royaume, de Champassak, contrairement à Luang Prabang, était situé sur les deux rives du Mékong, la partie occidentale resta après 1893 aux mains des Siamois. Seuls les territoires de la rive est du Champassak tombèrent sous administration française directe. Il faudra attendre le traité de 1904 pour que deux territoires de la rive ouest du royaume soient cédés à la France dont la capitale royale.

 

 

Quel pouvait être l'intérêt de la France de s'emparer de cette toute petite partie de la rive droite du Mékong en 1904 ?

 

Le gain territorial est peu de chose sinon de satisfaire l'orgueil du parti colonial.

 

L'intérêt stratégique est inexistante. La France a déjà depuis 1893 un pied plus ou moins direct sur la rive droite du fleuve en raisons de l'existence de la bande démilitarisée se 25 km de large sur cette rive en sus de la rive gauche.

 

Existait-il le moindre intérêt économique ? La construction d'une voie de chemin de fer allant du Champassak jusqu'à Luang Prabang prévue dans la convention de 1904 pour doubler le trafic fluvial du Mékong incertain selon les saisons, ne fut jamais réalisée et encore moins la construction prévue d'une autre ligne de chemin de fer du Champassak jusqu'à Saigon. Ses seules sinon richesses du moins ressources, sont agricoles qui ne manquent pas à la France entre ses territoires indochinois et laotiens.

 

Il est par contre une raison plus plausible, le territoire siamois de Champassak inclut l'emplacement de plusieurs anciennes ruines khmères. Les Français s'étaient toujours vivement intéressés à l'étude de l'ancienne civilisation khmère et tandis que les perspectives économiques du Laos et du Cambodge s'avéraient de peu d'intérêt, l'intérêt pour le contrôle des monuments khmers sembla augmenter.

 

L'origine de l'École française d'Extrême-Orient remonte à la fondation, par arrêté du gouverneur général de l'Indochine Paul Doumer, en date du 15 décembre 1898, d'une Mission archéologique permanente, dont le projet avait été élaboré par des académiciens et approuvé par l'Académie des inscriptions et belles-lettres. L’École proprement dire est fondée en 1901 et a pour but de se consacrer à tous les vestiges historiques de l'Indochine française, et particulièrement à l'étude des sites archéologiques khmers. Elle se présente alors comme héritière du passé des Khmers et n'hésite pas à dire que leur historique est entre ses mains. À cette époque, les Siamois prêtent peu sinon aucun intérêt aux ruines antiques à la fois sur leur territoire et sur celui des États tributaires. Les Français, en revanche, étaient intéressés à prendre le contrôle de ces sites ce qui semble une probabilité pour les trois sites auxquels nous nous intéressons.

 

Le Wat Phu et son ensemble architectural a eu pour les Khmers une importance capitale puisque probablement le lieu d’origine des dynasties khmères. Il fut découvert à l'abandon par Francis Garnier lors de sa remontée du Mékong.

 

 

Le traité de 1904 est au demeurant présenté comme un échange, la France recevant la petite province de Trat (ตราด) appelée Kratt par les Français leur donnant une ouverture portuaire médiocre sur le golfe de Siam. Les Siamois obtiennent en contrepartie l'évacution de Chantaboun (Chantaburi) occupé depuis 1893, une diminution des privilèges d'extraterritorialité dont bénéficiait ses protégés et l'abandon de la bande démilitarisée de 25 kilomètres sur la rive droit du Mékong qui constituait peu ou prou une occupation déguisée.

 

En sus de la partie occidentale du Champassak, le Siam cédait la province de Sayaburi située elle aussi sur la rive droite du Mékong. Les raisons de la création de cette seconde hernie française sur la rive droite du fleuve, province sans grandes ressources et sans sites architecturaux digne de ce nom, ne sont pas évidentes, probablement de puissants intérêts français dans 'l’exploitation du bois de teck.

 

Le parti colonial considéra qu'il s'agissait d'un marché de dupes, aucune des deux provinces ne présentant alors pas le moindre intérêt stratégique ou économique.

 

 

Le temple de Préah Vihéar (Khao Phra Vihan)

 

 

Nous avons consacré plusieurs articles à ce magnifique vestige dont la construction se situerait entre le IXe et le XIIe siècle au sommet et le long des montagnes Dangrek (2). Il y avait évidemment de quoi susciter l'intérêt des érudits archéologues ou explorateurs français. L'article 1 de la Convention de 1904 définissait la frontière entre le Siam et le Cambodge comme étant la ligne de partage des eaux entre la rivière Mun et le fleuve Mékong. Sur la base de cette définition, le complexe du temple semblerait tomber clairement du côté siamois étant donné qu'il se trouve en dessous de la ligne de crête des montagnes Dangrek et donc dans le bassin versant de la rivière Mun. Cependant, lorsqu'il s'est agi de tracer la frontière, les Siamois, qui n'avaient pas de spécialistes géographes et topographes laissèrent les Français s'occuper des aspects techniques de l'établissement de la frontière et de l’établissement d'une carte qui plaça le temple du côté du Cambodge ….à partir duquel il était pratiquement inaccessible. Ne revenons pas sur la suite ! Il est toutefois permis de se demander les raisons pour lesquelles les cartographes français ont pris une tel intérêt et sur quelles recommandations à conduire une action apparemment délibérée et interprètent de façon fantaisiste les termes du traité. Y eut-il alors volonté non affichée pour prendre le contrôle des ancien sites khmères ?

 

 

Angkor

 

 

La dernière pièce de cette trilogie se situe au Cambodge proprement dit. Son origine est le traité du 5 juin 1867. Le Cambodge était alors incontestablement un état tributaire et vassal du Siam. Le Royaume vivait donc sous la suzeraineté du Siam mais l'influence de l'empire d'Annam y était prégnante. Craignant le dépècement de son pays, le très insignifiant roi Norodom monté sur le trône en 1860 chercha un moyen pour sortir de l'étau formé par ses deux voisins et se plaça délibérément sous la tutelle de la France. Ainsi intervint ce traité, le Siam n'étant pas en mesure de résister à notre pays, nous sommes à l'époque des traités inégaux bien que toujours qualifiés de traités d'amitié. Les termes en sont clairs. La propriété du temple de Préah Vihéar ne se posa pas puisqu'il est inclus dans la province de Siam Raep qui reste siamoise.

 

Le traité de 1907 permit à la France d'agrandir son espace colonial des trois provinces de Siam Reap et Battambang, le Cambodge tout entier devient français, et avait en outre l'avantage de lui offrir une porte largement ouverte sur le golfe de Siam. La France avait d'abord considéré ces territoires cambodgiens comme l'une des clés de la viabilité économique de ses colonies indochinoises et avait tenté pendant près de quarante ans d'en prendre le contrôle. Elle s'apperçut toutefois que le potentiel économique de ces régions était limité. Toutefois la volonté de prendre possession des anciens sites d'Angkor ne fut probablement pas étrangère aux motivations des Français. Ainsi, l'une des explications plausibles de cette acquisition territoriale définitive était la volonté de prendre le contrôle des anciens sites khmers d'Angkor.

 

 

La question reste posée de savoir quelle fut le rôle probablement occulte de l’École Française d’extrême Orient auprès des politiques ?

 

Très vite, un courant d'idée chez nos explorateurs et archéologues naquit, sous l’influence notamment les plus éminents des érudits indianistes, Auguste Barth, Michel Bréal, Émile Senart de la nécessité de créer dans cette région une institution similaire à ce ce qu'étaient pour la Grèce et l'Italie nos florissantes Écoles d'Athènes et de Rome ou pour l’Égypte l'Institut d'archéologie du Caire. Ils ébauchèrent le plan d'une École française de Chandernagor sans susciter grand intérêt dans les sphères qui distribuent les budgets. Il y eut soudan un miracle qui donna corps à ce projet avec M. Paul Doumer, Gouverneur général de l'Indochine entre 1897 et 1902.

 

 

Agissant en proconsul dans un ensemble peu cohérent de pays groupés sous le nom d' « Indochine française », il souhaita en faire un véritable état colonial muni de tous les organes et institutions nécessaires à la vie d'un État. Il créa simultanément un Service géologique pour l'étude du sol, lune Mission scientifique pour celle de la faune et de la flore, l'Observatoire de Phû-liën pour celle des phénomènes atmosphériques. Ardent partisan du colonialisme, dans ses fonctions de gouverneur général de l'Indochine française , il en assainira en outre les finances.

 

Le domaine des sciences humaines, sciences historiques et philologiques : langues, races, religions, idées et coutumes, art, histoire, ne lui était pas non plus étranger. Il ne pouvait être oublié dans le plan d'un homme d’état trop expérimenté (Doumer fut en effet ministre des finances en 1895 et finira sa carrière en 1931 comme Président de la république assassiné par un fou) pour ignorer qu'on ne gouverne pas des abstractions, mais des êtres vivants, pétris d'hérédités anciennes, d'habitudes ancestrales, de croyances profondes et diverses, dont le politique avisé doit tenir compte pour ne pas provoquer de funestes dissentiments.

 

En dehors des efforts ponctuels mais isolés de nombreux érudits, Louis Finot, Parmentier, Aymonier, Fournereau, la création d'une institution était une nécessité. M. Doumer en prit l’initiative et offrit à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres d'en assurer l'organisation et le contrôle scientifique.

 

Ainsi naquit la prestigieuse École française d’extrême orient.

 

Le décret fondateur de 1898 arrête :

Article premier. — II est fondé en Indochine une Mission archéologique permanente. Elle est placée sous l'autorité du Gouverneur général et sous le contrôle scientifique de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de l'Institut de France.

Art. 2. — Elle a pour objet :

1- De travailler à l'exploration archéologique et philologique de la presqu'île indochinoise, de favoriser par tous les moyens la connaissance de son histoire, de ses monuments, de ses idiomes ….

 

Elle commença son travail archéologique au Cambodge et au Laos, en ce compris le Laos siamois et le Cambodge siamois.

 

Le Capitaine Lunet de la Jonquières publie sous l'égide de l’École son monumental inventaire des monuments du Cambodge reprenant les recherches sur le terrain de ses prédécesseurs et les siennes propres. Le volume consacré au seul Cambodge inventorie 300 sites dont beaucoup étaient à l'abandon pur et simple (Preah Vihear et Wat Phu en particulier) ou en pleine décrépitude. Un autre volume publié en 1907 est consacré aux monuments khmers du Siam proprement dit, du Laos français et du Laos siamois (470 sites) souvent dans le même état.

 

 

Doumer eut naturellement connaissance des travaux de l’École. Revenu en France en 1902 et impliqué dans la vie politique toujours à des postes de responsabilités de haut niveau, il semble évident que sa connaissance du terrain et la constatation que ces sites ou monuments étaient laissés le plus souvent en état de total abandon par les autorités locales, siamoises, laos ou cambodgiennes quand ils ne servaient pas de carrières de pierres aux habitants comme le furent le Colisée de Rome ou les pyramides du Caire ne fut pas étrangère aux traités de 1904 et 1907....sans parler des pilleurs d'antiquités khmères comme le fu André Malraux !

 

 

L’École française d’extrême orient fut-elle au service d'un colonialisme architectural ?

 

 

L’École a été pendant des décennies le maître d’œuvre de la restauration des sites d’Angkor. Elle a même fortement contribué au processus de formation de l’identité culturelle du Cambodge, dont le drapeau porte une représentation du temple d’Angkor Wat.

 

 

Considéré, avec Lascaux et Pompéi, comme partie intégrante du «  patrimoine archéologique mondial » à sauvegarder, Compte tenu de l’importance du site, il n’est pas étonnant qu'elle ait fini par s’identifier à la Conservation d’Angkor, installée en 1908 à la pointe ouest du lac Tonlé Sap, au nord-ouest de l’actuel Cambodge, à la diligence de l’administration française de l’Indochine sous le nom de «  Conservation des monuments d’Angkor ».

 


Le « Versailles des Khmers  » comme on disait à l'époque, composé de temples à l'abandon noyés dans une épaisse jungle réputée impénétrable, abandonnés de tous les dirigeants locaux, édifiés au temps où les Capétiens construisaient les cathédrales, suscita un engouement immédiat. Très vite, la puissance de l’empire khmer, le plus grand centre culturel du Sud-Est asiatique pendant la période dite «  angkorienne » du IXe au XVe siècle constitue l’âge d’or, démontra aux fondateurs de l’École le caractère exceptionnel de cet héritage.

 

L'immense site de Bagan en Birmanie et ses 3000 pagodes n'a pas eu ce privilège et fit pendant longtemps et peut être encore aujourd'hui, l'objet d'un pillage systématique.

 

 

Il est à ce jour difficile de savoir ce que représente le bénéfice pour le Laos l'inscription trop récente du site de Wat Phu au patrimoine mondial de l'humanité. Le Laos

 

Il est par contre clair de constater – avant toutefois la crise du Covid - que le tourisme architectural représentait pour le Cambodge une partie considérable de son PIB et que le pays faisait des efforts considérables pour s'ouvrir de plus fort au tourisme.

 

La sauvegarde de son patrimoine architectural doit beaucoup à la fois à l’École française d'extrème orient et à ce qui fut incontestablement un apport positif de la colonisation.

 

 

NOTES

 

1) Voir notre article :

INSOLITE 15 - UNE EXCURSION A PHIMAI … IL Y A UN SIÈCLE.

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2017/01/insolite-15-une-excursion-a-phimai-il-y-a-un-siecle.html

 

2) Voir notre dernier article à ce sujet A 440 Bis - AFFAIRE DU TEMPLE DE PREAH VIHEAR : LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE A-T-ELLE PERDU LA RAISON EN 1962 ? วัดพระวิหาร : ศาลระหว่างประเทศแห่งความยุติธรรมสูญเสียเหตุผลในปี 2505 หรือไม่ ?

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2021/09/affaire-du-temple-de-preah-vihear-la-cour-internationale-de-justice-a-t-elle-perdu-la-raison-en-1962-2505.html

 

 

 

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