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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 04:37

Nous avons consacré deux articles à la grammaire de la langue siamoise en soulignant l'apport fondamental ab initio des missionnaires français (1).

 

 

La publication récente d'un ouvrage intitulé « The Languages and Linguistics of Mainland Southeast Asia - A comprehensive guide » contient un chapitre intitulé « French contributions to the study of Mainland Southeast Asian languages and linguistics » sous la signature du profeseur Jean Pacquement que nous avons eu l'occasion de rencontrer à l'occasion d'un article faisant référence à ses profondes connaissances linguistiques (2). Le chapitre porte également la signature de Paul Sidwell et Mathias Jenny. Sidwell est un linguiste australien et Mathais Jenny un linguiste suisse.

 

 

 

Il m'a inspiré la rédaction de ce bref article que je limite à l'apport des missionnaires français à l'étude et à la connaissance de la langue siamoise et de la langue lao puisque je vis dans ce qu'on appelait autrefois le Laos siamois et que la langue qui est toujours pratiquée au quotidien est pratiquement celle du Laos. Les rapports entre les deux langues sont étroits. Peut-être trois mots sur dix sont particuliers au lao et on les trouve surtout dans les termes d'histoire naturelle, oiseaux, poissons, plantes.

 

 

 

Nous leur devons aussi les premiers dictionnaires des langues khmers et annamite. Ils furent ici ce que les Jésuites furent pour le chinois et le japonais.

 

 

La France a une longue histoire d'intérêt pour les langues orientales dont la connaissance est essentielle pour la diplomatie et le commerce. Toutefois, avant la création en 1795 de l'École des Langues orientales, celles-ci ne faisaient en France l'objet d'aucun enseignement officiel si ce n'est au Collège de France fondé en 1529 et à partir de 1721 l'École des Jeunes de Langues désormais rattachée au Collège Louis-le-Grand et destinée à former des interprètes pour les besoins diplomatiques et consulaires du Royaume au Levant, ce qui exigeait essentiellement la connaissance du turc, de l'arabe, et du persan. L'étude d'autres langues ne relevait que de l'initiative individuelle. La création de l’École Nationale des langues orientales en 1795 ne mentionne alors que l'arabe littéral et vulgaire, le turc et le tartare de Crimée, le persan et le malais.

 

 

L’enseignement du siamois ne commençai a l’École Nationale des Langues Orientales qu'en 1874, sous l’impulsion d’Edouard Lorgeou, qui en fut le premier professeur, la chaire de siamois ne fut crée qu'en 1899. Je n'ai pu détemliner en quelle années fut créée la première chaire de lao. Mais les premiers Francais ayant appris le siamois et le lao furent les pères des Missions Étrangères de Paris, arrivés au Siam au XVIIeme siècle. C'était bien avant que la linguistique ne devienne une science « à part entière » marquée par le Cours de Linguistique Générale de Ferdinand de Saussure en 1916, considéré comme le fondateur de la linguistique moderne.

 

 

Le rôle fondamental des Missions étrangères de Paris.

 

Cette société qui n'est formellement pas un ordre religieux reçoit des prêtres séculiers ayant vocation de missionnaires. Elle fut fondée en 1663 et son siège se trouve toujours à la rue du bac à Paris.

 

 

L'initiative en revient directement au père Alexandre de Rhodes bien qu'il ait été jésuite. Il naquit à Avignon le 15 mars 1591, entra chez les Jésuites à Rome le 14 avril 1612 et obtint de ses supérieurs de partir comme missionnaire pour les Indes orientales.

 

 

Destiné au Tonkin, il dota ce pays de langue annamite qui n'avait d'autres écriture que les quelques milliers d’idéogrammes chinois, d'un alphabet romanisé qui, quoique dépoussiéré, est toujours celui qui est utilisé au Vietnam. Considérant non sans raison que pour apporter aux infidèles la vérité du Christ, il fallait le faire dans leur langue. Nous lui devons donc un monumental dictionnaire annamite – portugais-latin (Dictionarium annamiticum – lusitanium et latinum) daté de 1651. La langue latine est utilisée parce qu’elle est celle que tout le monde érudit, catholique ou pas, connaît et pratique et le Portugais est alors la lingua franca de la région (3).

 

 

Depuis Rome, il réussit à convaincre le Pape Alexandre VII d'envoyer en Asie trois évêques français volontaires avec rang de vicaire apostolique. Ils sont à l'origine des Missions étrangères. Ces missionnaires appuyés par le père de Rhodes et destinés à évangéliser « la Chine et les pays voisins » furent François Pallu, évêque d'Héliopolis in partibus, sacré à Rome en 1658, Il participa à l'évangélisation du Siam en 1664 et 1665. Pierre Lambert de la Motte, nommé évêque in partibus de Berythe en 1658. Il se trouve au Siam entre 1662 et 1668 puis entre 1672 et 1676.Le troisième était Ignace Cotolendi,  évèque in partibus de Metellopolis, qui lui ne quittera pas la Chine (4).

 

 

Les missionnaires de la MEP présents dans toute la péninsule, Siam, Cambodge, Cochinchine, Tonkin et sud-est de la Chine depuis des décennies n'étaient pas des linguistes au sens strict mais en tous cas communiquaient avec les populations qu'ils évangélisaient et dont ils connaissaient la langue et les coutumes Ils étaient par contre tous latinistes et probablement hellénistes compétents ce qui n'est pas sans incidence : Nous avons appris, au vu d'un article de l'Universitaire linguiste Jean Philippe BABU « L’influence de la tradition grammaticale gréco-latine sur la grammaire du thaï » daté de 2007 la persistance des notions grammaticales greco-latines reprises jusque dans les ouvrages siamois eux-mêmes (5).

 

Nous retrouvons nos missionnaires latinistes avec en 1838, Monseigneur Pigneaux de Behaine,

 

 

.....qui publie un dictionnaire annamite-latin ( Dictionarium anamitico – latinum).

 

 

En 1877, le père Jean-Louis Taberd publie un dictionnaire Annamite-latin (Dictionarium anamitico – latinum) à partir de celui de son prédécesseur. Il comprend une partie grammaticale en latin. Ces deux ouvrages ne concernent pas spécifiquement le Siamois, je les cite car nous retrouvons toujours le latin  que les missionnaires considèrent comme leur langue maternelle ! Une grammaire annamite écrite en français par Gabriel Aubaret en 1867 ne serait que la traduction des ouvrages précédents ? Il n'était toutefois pas missionnaire mais officier de marine.

 

 

Monseigneur Jean-Baptiste Pallegoix auquel nous avons consacré plusieurs articles bénéficiait de l'amitié du roi Mongkut alors que celui-ci était encore dans son monastère. Il lui a appris le latin et le prince-moine l'a initié au pâli et au sanskrit. Il rédige la première véritable grammaire du siamois accessible à un européen, en latin toujours, Grammatica linguae thai publiée à Bangkok en 1850.

 

 

Il a l'originalité de donner une version musicale des tonalités.

 

Il a vraisemblablement utilisé les leçons du roi Mongkut et un ouvrage siamois de phrahorathibodichut (พระโหราธิบดี), le chindamani (จินดามณี) considéré comme une première normalisation de la langue siamoise et dont la datation est incertaine. L'ouvrage détaille les lettres de l'alphabet, les voyelles, les tonalités, la syntaxe et les nombres. Il est actuellement numérisé sur le site de la bibliothèque Vajirayana (https://vajirayana.org/จินดามณี-เล่ม--/คำเล่าเรื่องจินดามณี)

 

 

Il rédige un premier Dictionarium latinum-thai ad usum missionis siamensis publié à Bangkok en 1851 qui précise qu'il est destiné aux missionnaires.

 

Il est aussi l'auteur d'un ouvrage plus facile d'accès pour les non latinistes, mais toujours fondamental, le premier dictionnaire véritablement utilisable, Dictionarium linguae thai – sive siamensis – interpretationae latina, gallica et anglica publié en 1854 par l'Imprimerie impériale. L'ouvrage se présente en cinq colonnes, la première donne le mot en caractères siamois, la seconde sa transcription en phonétique française, la troisième la traduction en latin, la suivante sa traduction en anglais et la dernière sa traduction en anglais.

 

L'Imprimerie impériale a réalisé de très belles fontes et la transcription utilisée marquant les principales caractéristique du siamois, le son de la consonne et des voyelles, la longueur de la syllabe et sa tonalité, n'a pas vieillie d'un pouce et n'est ni pire ni meilleure que les transcriptions utilisées dans les ouvrages modernes d'apprentissage de la langue thaïe. Monseigneur Jean-Louis Vey publiera en 1896 une nouvelle édition de ce dictionnaire précédé d'une très complète introduction grammaticale bilingue français-anglais et après avoir, dans le dictionnaire proprement dit enlevé la colonne du latin.

 

 

Pour reste de besoin le prélat a encore rédigé une Introduction to the siamese language. English-siamese Vocabulary publiée à Bangkok vers 1851 et un English-siamese Vocabulary enlarged. With an introduction to the siamese language and a supplement, publié à Bangkok en 1877.

 

 

 

Avant lui, Monseigneur Louis Lanneau,  second vicaire apostolique du Siam de 1669 à 1696, date de sa mort à Ayuthaya, avait été immédiatement conscient de la nécessité pour les missionnaires de parler non seulement la langue vernaculaire à l’usage de leurs ouailles mais encore le sanskrit et le pâli pour comprendre ou tenter de comprendre la religion locale. Arrivé au Siam en 1664, il y apprit les deux langues sacrées et le langage commun auprès des moines bouddhistes. Il rédigea en siamois de nombreux ouvrages pieux dont les manuscrits ont pour la plupart disparu ainsi que celui d’un dictionnaire siamois, le tout premier, dont le manuscrit dort probablement dans quelque fonds d’archives et celui d’une grammaire dont  il ne reste que quelques feuillets manuscrits rédigés en latin et en caractères latins à une date indéterminée. Sa notice sur le site des archives de Missions étrangères lui attribue un Dictionarium siamense et peguense, sed hoc postremum nondum absolutum est qui aurait été rédigé en 1687, celui dont il ne subsiste que des vestiges manuscrits.

 

Pour ne plus que parler des langues qui nous intéressent, thaï et lao, Monseigneur Marie-Joseph Cuaz, vicaire apostolique au Laos, nous a donné :

un dictionnaire français-Siamois en 1903

un Lexique français-laocien en 1904, Sous ce titre modeste, le prélat  inclu en introductin une volumineuse grammaire de la langue lao et semble avoir été le premier à utiliser des fontes de l'alphabet lao ?

un Manuel de conversation franco-laocienne en 1906, précédés d'un  Essai de dictionnaire français-siamois en 1903.

Nous lui devons Étude sur la langue laocienne en 1904, dans laquelle il nous donne des précisions sur la langue des Saek et celle des So, des ethnies que nous avons rencontrées (6).

 

 

La père Théodore Guinard a publié en 1912 un dictionnaire laotien – français.

 

 

Nous avons par ailleurs rencontré cet aventurier singulier, Marie Ier, qui prétendit se constituer un royaume dans ces territoires alors sans maître situés entre le Siam, ce qui est aujourd’hui le sud du Laos et la chaîne annamitique, peuplés d'ethnies bahnars, sedangs et stengs qui furent évangélisées par des pionniers des Missions étrangères (7).

 

 

Ces populations misérables avaient aussi leurs missionnaires qui prêchaient dans leur jargon qu'ils avaient appris. Ils disaient la messe dans leurs langages et malgré les difficultés de leur apostolat, trouvèrent-ils le temps de le mettre par écrit.

 

Ainsi le père Pierre Dourisboure, missionnaire chez ces vrais sauvages rédigea-t-il en 1889 un Dictionnaire bahnar -français qu'il avait fait précéder en 1870 d'un Vocabularium apud barbaros Bahnar dont le manuscrit se trouve dans les archives des Missions étrangères.

 

 

Ainsi le père Henri Azémar avait-il publié en 1887 un Dictionnaire Stieng. Recueil de 2.500 mots, fait à Bro-lâm en 1865.

 

 

Ce qui me stupéfait, c'est qu'en dépit de leur mission apostolique difficile et couronnée de peu de succès, en dehors de leurs observations linguistiques, ils trouvent le temps d'écrire. Leur érudition et leur curiosité ne se limitait pas aux dictionnaires, grammaires, et comptes rendus linguistiques.

 

On trouve en effet des dizaines et des dizaines de leurs courriers dans les Annales de Missions étrangères ou dans les Annales de la propagation de le foi. Ce sont des revues répandues dans les milieux catholiques, certes mais dont le contenu déborde dans le monde érudit. Toutes les correspondances de monseigneur Pallegoix s'y retrouvent numéro après numéro par dizaines avant de se retrouver réunies au sein de son monumental ouvrage publié en 1854 en deux volumes Histoire du royaume Thai ou Siam, remarquable synthèse de ce que l'on savait à cette époque de ce pays, de son histoire, de ses coutumes et de sa religion. Il publie dans le Journal asiatique, dans le Bulletin de la société géographique de Paris, dans T'oung Pao, dans Excursions et reconnaissances, dans Le tour du monde. Il en est de même pour Monseigneur Cuaz et Monseigneur Vey. Dans les Annales pour la propagation de la foi, par exemple, la revue est mensuelle, entre 1835 et 1929, 150 correspondances proviennent des Missions du Siam. Si tous les auteurs n'en sont pas des rédacteurs de dictionnaire, de grammaire ou de lexique, ils font part de leurs impressions siamoises ou lao. Chacun d'entre eux envoie des nouvelles dans son diocèse d'origine, elles se retrouvent souvent dans les bulletins paroissiaux de leurs paroisses d'origine dont l'inventaire reste probablement à faire.

 

 

Dans son Histoire de la mission de Siam 1662-1811, documents historiques, publiée en deux épais volumes en 1920, Adrien Launay, alors archiviste de la société de Missions étrangères en publie un grand nombre.

 

 

La fin du XIXe et le début du XXe siècle verra l’apparition des explorateurs, ethnographes, administrateurs et militaires qui tous peu ou prou écrivirent ou se crurent autorisés à écrire sur cette question linguistique. La Mission archéologique d’Indo-Chine créée en 1898 à Saigon, devint en l'École française d’Extrême-Orient qui continua les études linguistiques qui ne seront plus l'apanage des missionnaires mais ce n'est plus mon propos !

 

 

La vocation linguistique des prêtres des Missions Étrangère n'est toutefois pas perdue. Stéphane Duina m'a fait découvrir et je l'en remercie, un prêtres de la mission, Victor Hippolyte Larqué, qui a rédigé ce qu'il appelle en toute modestie des Notes de grammaire thaïe, en réalité une véritable grammaire de près de 500 pages datée de 1974. Il avait dans les années précédentes donné des traductions en thaï des Actes de apôtres, des quatre Évangiles et d'autres ouvrages pieux. Il utilise la transcription de Monseigneur Pallegoix à peine modifiée. Elle présente évidemment par rapport à la grammaire du prélat l'avantage d'être écrite en français et non en latin. En dehors de son prédécesseur, il nous dit s'être inspiré de l'ouvrage de Phraya Upakit sinlapasan (พระยาอุปกิตศิลป) Les principes de la langue thaïe (lakphasathai – หลักภาษาไทย) dont la première édition serait de 1949. Les éditions successives sont nombreuses. L'auteur qui finit sa carrière comme chargé de cours spécial au Département de langue thaï et langues orientales de la Faculté des lettres de l'Université Chulalongkorn semble avoir été le grand spécialiste de la langue et de la grammaire thaïe du siècle dernier. L'ouvrage de 700 pages est numérisé sur le site de la Librairie nationale (8).

 

 

L'ouvrage du père Larqué, mort en 1990, connaît une diffusion restreinte, essentiellement – semble-t-il – à l'usage des membres de la MEP nouveaux venus en Thaïlande, prêtres et de nombreux volontaires laïcs. Sitôt arrivés en Thaïlande, il leur faut rester à Bangkok le temps d'y apprendre la langue (9).

 

 

L'objet premier des Missions étrangères était certes de porter la parole du Christ mais aussi de former un clergé et des catéchumènes locaux. Faute de pouvoir le faire en latin, ce ne fut qu’après de longs efforts que la connaissance de la langue permit aux missionnaires de s’adresser aux populations locales. Dans l'historie de l'Église catholique aucun mot n'a eu plus d'importane comme force motrice que cet ordre de marche selon Saint Mathieu “Allez et faites de toutes les nations des disciples”

 

 

SOURCES

 

En dehors du chapitre du professeur Paquement susvisé qui contient une volumineuse bibliographie, le site des archives des Missions Étrangère

https://www.irfa.paris/fr/Nos%20ressources/Archives)

est une ressource inépuisable puisqu'elles contient une longue notice sur les membres de la Mission depuis sa création.

 

Nous avons publié sur notre blog un article en thaï de  Mademoiselle Sutida Tonlerd (สุธิดา ตันเลิศ). Maître de conférences en sciences humaines à la Faculté des arts libéraux au sein de l’Université d’Ubonratchathani, un article sur les missionnaires français à Ubonrachathani : A 275 - มิชชันนารีชาวฝรั่งเศสในเมืองอุบลราชธานี ช่วงปี พ..2409-2453 (« Les missionnaires français dans le mueang d’Ubonrachathani de 1867 à 1910 »)

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2018/09/a-275.2409-2453-les-missionnaires-francais-dans-le-mueang-d-ubonrachathani-de-1867-a-1910.html

 

NOTES

 

(1) Voir nos deux articles

A.58 Les premières grammaires de la langue thaïe.(1ère Partie)

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/article-a-58-les-premieres-grammaires-de-la-langue-thaie-1ere-partie-100840817.html

A.58 Les premières grammaires de la langue thaïe. (2ème Partie)

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/article-a-58-les-premieres-grammaires-de-la-langue-thaie-2eme-partie-100841578.html

 

(2) Voir notre article 03/insolite-21-les-thai-yo-une-ethnie-de-coupeurs-de-tetes.html"INSOLITE 21- LES THAI YO, UNE ETHNIE DE COUPEURS DE TÊTES (?)

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/article-a-58-les-premieres-grammaires-de-la-langue-thaie-2eme-partie-100841578.html

 

Jean Paquement, diplôme de l’École Normale supérieure, agrégé de grammaire est l'auteur de nombreux et très érudits ouvrage ou articles de linguistique  parmi lesquels Plurilinguismes de Thaïlande - Multilinguisme, plurilinguisme et linguistique chez les Phu Thaï du centre du Laos et du nord-est de la Thaïlande : le cas des étudiants phu thaï de l’Université de Savannakhet - Thai Language as the Linguistic Medium in Learning Languages and Code-Switching among Thailand Educated Minority Language Speakers : The Example of Phu Thai Students at the University Level

 

(3) Voir notre article 508-ans-d-amitie-entre-la-thailande-et-le-portugal.html"H 33 - 508 ANS D’AMITIÉ ENTRE LA THAÏLANDE ET LE PORTUGAL - HYPERLINK "https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2019/06/h-33-508-ans-d-amitie-entre-la-thailande-et-le-portugal.html"มิตรภาพ ๕๐๘ ปี ระหว่างประเทศไทยกับโปรตุเกส

hHYPERLINK "https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2019/06/h-33-508-ans-d-amitie-entre-la-thailande-et-le-portugal.html"ttps://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2019/06/h-33-508-ans-d-amitie-entre-la-thailande-et-le-portugal.html

 

(4) Alexandre de Rhodes est le fils d'un Bernardin « de » Rhodes, établi à Avignon à la fin du XVe siècle et d'une Jeanne « de » Tolède . Ce ne sont pas des noms patronymiques mais des indications d'origine. Ils étaient probablement des « marranes », c'est-à-dire juifs convertis que les Rois Catholiques avaient chassé d’Espagne en 1493. Même les conversos qui avaient adopté des prénoms et des noms chrétiens étaient la cible de l'inquisition. Au début du XVIe, les juifs seront chassés de Provence et nombre d’entre eux, particulièrement ceux d'Arles et de Tarascon purent se réfugier au Comtat. dans les États du Pape, ils savaient y trouver la protection dont bénéficiaient depuis des générations les « Juifs du Pape ».

 

L'origine en est probablement Rhodia, que les éruits espagnols situent aujourd'hui en Catalogne qux environs de Rosas ou Rosès, une colonie grecque de Rhode, fondée par les Marseillais durant le second quart du IVe siècle avant Jésus-Christ. Il y avait une communauté juive importante dans la province de Gérone où se situe Rosas. La ville abrite le Museo de Historia de los Judíos de Gerona.

 

 

Sur ce jésuite, voir la longue notice de l'incontournable Barjavel Bio-bibliographie vauclusienne – Dictionnaire historique, biographique et bibliographie du département de Vaucluse, de 1841. Les Mémoires de l'Académie de Vaucluse ont publié plusieurs articles sur ce Jésuite avignonnais

 

(5) Voir notre article A 365 - LA SINGULIÈRE UTILISATION DE LA GRAMMAIRE LATINE PAR LA GRAMMAIRE THAÏE.

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2020/04/a-365-la-singuliere-utilisation-de-la-grammaire-latine-par-la-grammaire-thaie.html

 

(6) Voir nos articles

INSOLITE 12- LA LANGUE DES SAEK DE NAKHON PHANOM, UN VESTIGE DE LA PROTOHISTOIRE ?

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2017/01/insolite-12-la-langue-des-saek-de-nakhon-phanom-un-vestige-de-la-protohistoire.html

INSOLITE 13 - L’ETHNIE SO DE L’ISAN (NORD-EST DE LA THAÏLANDE)

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2017/01/insolite-13-l-ethnie-so-de-l-isan-nord-est-de-la-thailande.html

 

(7) Voir nos articles

A 247 - LA COURONNE DU ROI DES SÉDANGS CHERCHE UNE TÊTE SUR LAQUELLE SE POSER.

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2017/12/a-247-la-couronne-du-roi-des-sedangs-cherche-une-tete-sur-laquelle-se-poser.html

 

UN FRANÇAIS, « MARIE Ier », ROI « IN PARTIBUS » DES MOÏS ET DES SÉDANGS, « GLORIA IN EXCELSIS MARIA » !

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2016/10/un-francais-marie-ier-roi-in-partibus-des-mois-et-des-sedangs-gloria-in-excelsis-maria.html

 

A 321 - ANDRÉ MALRAUX FASCINÉ PAR DAVID DE MAYRENA, « MARIE 1er » ROI DES SÉDANGS ?

https://grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com/2019/07/a-321-andre-malraux-fascine-par-david-de-mayrena-marie-1er-roi-des-sedangs.html

 

(8) http://164.115.27.97/digital/items/show/10701

 

(9) Aujourd'hui, les 10 sièges épiscopaux du pays sont tous pourvus par des Thaïs. Une vingtaine de prêtres des MEP de Thaïlande sont présents dans quatre diocèses et travaillent sous leur autorité. Certains poursuivent leur service pastoral en paroisse : trois dans le diocèse de Bangkok, deux dans celui de Nakhon Ratchasima, huit dans celui de Nakon Sawan et neuf dans celui d'Ubon Ratchathani. Trois d'entre eux travaillent respectivement auprès des Karens birmans illégaux et des Karens thaïs dans le vaste diocèse de Nakhon Sawan après avoir été formés à Bangkok aux langues thaïe et karène. Je n'ai pas de chiffres récents, ceux-ci sont donnés dans un article de La Croix du 11 janvier 2008 (https://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Les-Missions-etrangeres-de-Paris-une-aventure-de-la-foi-_NG_-2008-01-11-667376).

 

Il ne semble pas que les prêtres des missions étrangères se soient consacré à la langue des Karens. Ce fut l’œuvre des missionnaires baptistes américains de Birmanie, sauf erreur, le premier dictionnaire daté de 1883, The Anglo-Karen dictionary est signé de J. Wade et fut publié à Rangoon.

 

 

 


 
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commentaires

C
Bravo pour ce travail qui pour une fois, dans l'Eglise latine est très qualitatif!
Répondre
G
Toujours d'actualité !