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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Bernard, retraité, marié avec une femme de l'Isan, souhaite partager ses découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires, culturelles, politiques,sociales ...et de l'actualité. Alain, après une collaboration amicale de 10 ans, a pris une retraite méritée.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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22 avril 2021 4 22 /04 /avril /2021 05:14

 

Depuis que le monde est monde, l’homme a construit des barrages sur ses fleuves et ses rivières. Notre propos n’est pas d’en faire l’histoire, mais de constater à travers elle que l’homme a toujours cherché à retenir l'eau, la dériver et la canaliser à son profit. Ces activités hydrauliques furent connues dans toutes les civilisations. C’est le plus souvent l’archéologie qui nous éclaire. Ainsi l’architecture nous en donne des exemples dans l’antiquité, en Égypte, en Orient, à Rome et dans son empire, en extrême orient,  Chine et Japon, dans le monde indien, et plus proche de chez nous au Sri Lanka.

 

 

On y trouve les très vieux réservoirs de BASAWAKKULAM qui aurait été construit vers 430 av JC, TISSA, construit vers 307 av JC) et NUWARA qui date du 1er siècle de notre ère, situés près de la ville d'Anuradhapura. Ils ont été découverts et restaurés vers la fin du 19e siècle par le colonisateur anglais.

 

 

Si nous ne trouvons rien de similaire dans le Siam ancien ou tout au moins rien que nous ait encore révélé l’archéologie, il nous faut évidemment revenir sur la présence de l’empire Dvaravati sur son sol. Nous nous sommes penchés sur quelques-unes de ces cités qui subsistent encore en dépit de l’extension de l’agriculture ou de l’urbanisation et du désintérêt des Siamois pour leur passé historique.

 

 

Dans notre article concernant le site le plus proche de chez nous, Muang Fa Daet Song Yang (เมืองฟ้าแดดสงยาง) ou Kanok Nakhon (กนกนคร) (1), nous avons évoqué Nakhon Pathom (นครปฐม), Sri Thep (ศรีเทพ) située dans la province de Phetchabun (เพชรบูรณ์), U-Thong (อู่ทอง), berceau du royaume d'Ayutthaya dont le premier roi, Ramathibodi fur prince d'U Thong, Khu-Bua (คูบัว)ท toujours « cité majeure » du Dvaravati est située à 12 km au sud-est de Ratchaburi (ราชบุรี), Non Muang - Muang boran (นอนเมือง เมือง โบราณ) à quelques kilomètres au sud de Chumphae (ชุมแพ), découverte seulement en 1980. Nous y reproduisions des photographies aériennes significatives. Ajoutons aujourd’hui celui de Si Mahosot (ศรีมโหสถ) dans la province de Prachinburi. Nous y retrouvons également, de façon plus ou moins nette, des cités entourées de puissantes douves protectrices et un vaste réseau de réservoirs, canaux et digues utilisant les cours d’eau afin de stocker puis redistribuer l’eau. Le but était apparemment de remédier aux déficits de pluie, mais aussi de permettre l’irrigation en saison sèche.

 

 

Nous relevons encore de façon peut-être moins significative la présence dans le Nord-est où nous habitons de multiples pièces d’eau de toute évidence artificielles dont le but essentiel semble avoir été, par la construction de modestes barrages toujours en terre, de pallier au déficit de l’eau en période de saison sèche. Nul ne peut être en mesure de nous expliquer de quand ils datent « nous les avons toujours vues » disent les plus anciens, ce qui ne nous éclaire guère.

 

 

Mais de quand date avec certitude la première utilisation de l’eau à des fins énergétiques ?

 

Depuis la plus haute antiquité l’homme a su utiliser et domestiquer l’énergie cinétique de l’eau, horizontale ou verticale, pour faire tourner une roue à aubes et la transformer en énergie rotative par l’utilisation d’engrenages. Ainsi tournèrent pendant des siècles les moulins à farine. Leur présence en Asie est certaine, nous en avons une superbe représentation imagée datant du XIIe siècle dans un temple chinois du Shanksi (2). Ils présentaient alors, sur les moulins à vent également connus depuis toujours, l’avantage incontestable de pouvoir tourner 24 heures sur 24 alors que les moulins à vent ne tournent que lorsqu’il y a du vent.

 

Photo Institut de recherche et de conservation  des monuments du Shanksi

 

Le phénomène électrique est connu depuis longtemps mais c’est Oersted qui en 1820 découvrit les principes de l’électro-magnétisme

 

 

...

qui permirent quelques dizaines d’années plus tard la construction des premiers alternateurs  fournissant de l’électricité alternative. Leur principe est simple (si l’on veut) : l’énergie cinétique (de l’eau en l’occurrence) fait tourner une turbine (la lointaine roue à aube) dans un cadre magnétique qui lui permet de produire de l’électricité.

 

 

C’est le même principe, tout aussi simple, qui faisait tourner les dynamos de nos vieilles bicyclettes, produisant cette fois du courant électrique continu.

 

 

Le dernier quart du XIXe siècle et  les débuts du XXe virent la construction de nombreuses usines fonctionnant à la « houille blanche », de taille modeste d’abord jusqu’à la construction de barrages géants.

 

 

L’arrivée de la France sur la péninsule dans la dernière moitié du XIXe va rendre notre pays maître, sur des centaines de kilomètres, des rives du Mékong, au Laos et sur 25 kilomètres de la rive droite au Siam, au Cambodge et au Vietnam. Les Français se sont intéressés au premier chef à la navigabilité du Mékong pour désenclaver le Laos et ouvrir une voie vers la Chine. Elle s’est avérée aléatoire et souvent mortifère. Nous lui avons consacré de nombreux articles (3).

 

 

La question de l’utilisation du Mékong comme source de houille blanche est abordée dès le 14 février 1925  dans le « traité d’amitié, de commerce et de navigation entre la France et le Siam ». C’est l’époque où la France électrifie son pays.

 

L’électrification dans nos  colonies d’Indochine reste anarchique et aléatoire, soumise essentiellement à l’initiative privée donc au profit (4).

 

En Thaïlande les premières tentatives d’électrification datent de 1884. En 1972, 10% seulement des villages du pays profond étaient électrifiés. Aujourd’hui (73.348 villages) ils le sont pratiquement  (5).

 

 

Contentons-nous de signaler que jusque dans les années 80, il n’y avait dans la plupart de nos villages du nord-est ni électricité ni eau courante. Dans les villages respectifs de nos épouses dans la province de Kalasin, l’électricité fut installée dans les années 80 et l’eau « au robinet » a rapidement suivi (6).

 

 

Les extraordinaires possibilités de production énergétiques du  Mékong et la tentation d'utiliser ce fleuve pour les liaisons commerciales et son utilisation hydroélectrique sur plus de 2000 kilomètres entre la mer et la frontière chinoise ont toujours été à l'origine de préoccupations d'organisations officielles à caractère international. C'est ainsi qu'un premier traité a été signé entre la France et le Siam le 15 août 1856, et que la convention du 25 août 1926 sur la navigation du Mékong sert encore de base aux pratiques actuelles.

 

 

En 1957, la Commission économique des Nations Unies pour l'Asie et l'Extrême-Orient, créée en 1947, lance une étude sur le développement des ressources hydrauliques dans le bassin inférieur du Mékong (Economic and Social Commission for Asia and the Pacific ou ESCAP dont le siège est à Bangkok).

 

Le Comité pour la coordination des études sur le bassin du Mékong est créé en 1958.

 

 

Dire que l’absence alors de la Chine sur le territoire de laquelle le Mékong prend sa source est due à l’influence des États-Unis est une stupidité. Les Chinois ont alors d’autres soucis : les séquelles des folies du Grand Bond en avant, de 1958 à 1961, et les aberrations de la révolution culturelle de 1966 à 1969 qui furent responsables de plusieurs dizaines de millions de morts.

 

 

La France n’a reconnu la république populaire de Chine qu’en 1964 et celle-ci ne fit sa véritable entrée dans les Nations Unies qu’en 1971-72. Elle était alors censée être représentée par la république de Formose (Taïwan) qui ne se souciait évidemment pas de l’aménagement du grand fleuve.

 

 

L’eau représente alors un élément essentiel pour le développement agricole, grâce à l’irrigation, et pour le développement industriel, grâce à l’hydroélectricité. La situation géographique même du Mékong implique la coopération nécessaire des pays riverains : Cambodge, Laos, Vietnam et Thaïlande mettent en place en 1958 du Comité pour la coordination des études sur le bassin inférieur du Mékong.

 

 

Il devient ensuite le Comité Interim du Mékong de 1978 à 1985 eu égard aux vicissitudes politiques de la région : Le Laos est devenu la République populaire démocratique lao, le Vietnam est réunifié et les Khmers rouges ont pris le pouvoir au Cambodge. Ce pays quitte le comité en 1977.

 

 

A partir de 1988, le Comité évolue, notamment par la prise en considération des problèmes environnementaux et réintègre le Cambodge. Il devient la Commission du Mékong  (Mékong River Commission) ; ce qu’il est toujours.

 

 

La Chine et la Birmanie ne font pas partie de la Commission, autrement qu’à titre d’observateurs. Le choix de la Chine est évidemment stratégique puisqu’elle a la maîtrise du fleuve en amont  du bassin et contrôlerait ainsi 70% du débit en période de sécheresse. La Birmanie quant à elle n’a qu’une implication géographiquement marginale : Son contexte politique interne n’est pas propice à la coopération et d'autre part son espace territorial concerné par le Mékong est minime.

 

N’oublions pas non plus que ces deux pays considèrent l’ONU et les organisations internationales qui en dépendent comme ce que le général De Gaulle qui avait le sens de la formule, appelait un « machin ». Incapables depuis leur fondation de régler quelque problème que ce soit et de faire régner la paix dans le monde, les Nations-Unies sont à fortiori tout aussi incapables de régler les questions économiques et environnementales.

 

 

Le Chine s’est toujours allégrement assise sur les résolutions de l’ONU quand par exemple elle a, selon les uns envahi le Tibet, et selon les autres récupéré des territoires historiquement chinois.

 

 

Les Birmans ne se sont non plus jamais souciés des décisions de l’organisation l’invitant à restaurer la démocratie (laquelle ?) dans leur pays. Les ONG se sont  battues en vains contre les barrages en Chine pendant plus de 20 ans, et pendant plus de dix ans contre celui de Xayaburi au Laos

 

 

Nous ne discuterons pas de la question de savoir si les barrages sont un bien pour l’environnement ou s’ils sont maléfiques.

 

 

Nous avons consacré plusieurs articles à ce très discuté aménagement du Mékong (7).

 

 

LE MÉKONG BLEU

 

Les problèmes surgissent en 2019 : le Mékong changea de couleur, il devint bleu et ses rives furent envahies par des algues nauséabondes. Le phénomène est de retour au début de l’année 2021 suite à une sécheresse inhabituelle (8).

 

 

La Chine est une fois encore sur la sellette. Une fois encore, avec une querelle de chiffre. Elle dispose de 11 barrages sur le fleuve long de 4.350 km, qui passe par cinq autres pays en aval et dont plus de 60 millions de personnes dépendent pour vivre. Ces dernières semaines (février 2021), les niveaux d’eau sur le fleuve ont baissé dramatiquement en plusieurs endroits au Laos, en Thaïlande, au Vietnam et au Cambodge. A certains endroits du fleuve, les eaux habituellement marrons redevinrent bleues, signe d’une faible profondeur et d’une faible teneur en alluvions, le phénomène observé l’an dernier à la même époque. La Commission a alors attribué « en partie » (quelle précision pour une étude scientifique) la pénurie en eau à une rétention au niveau des barrages chinois en amont, mais le gouvernement chinois a contesté cette conclusion.

 

 

Dans le courant du mois de février toutefois, la Commission a déclaré que le débit du Mékong au sortir du territoire chinois était passé de 768 mètres cubes par seconde au début du mois à 1.020 mètres cubes par seconde aux environs du 15.

 

Mais le ministère chinois des Ressources en eau a toujours affirmé que le débit à Jinghong, celui des 11 barrages se trouvant le plus en aval, était constamment supérieur à 1.000 mètres cubes par seconde depuis fin janvier. « Cet écart entre les estimations du débit au niveau des barrages peut être dû à l'utilisation de différentes méthodes de calcul » certes mais la mesure du débit d’un cours d’eau ne mous apparaît pas comme problème insoluble comme celui de la quadrature du cercle ou la démonstration du postulat d’Euclide.  Pour mesurer le débit d’un cours d’eau, il n’y a qu’une méthode de calcul, non pas une méthode chinoise et une méthode onusienne : Il suffit de multiplier la vitesse moyenne de l'eau en mètres par seconde  (V) par la largeur moyenne  en mètre (L) et par la profondeur moyenne en mètre  (P), tous paramètres faciles à déterminer. Le débit du cours d'eau est de V x L x P en mètres par seconde. C’est à peu près du niveau des problèmes d’arithmétique soumis aux candidats au Certificat d’études primaires des baignoires qui se remplissent d’un côté et se vident de l’autre.


 

 

 

La commission a déclaré que ses experts et ceux de Chine « travaillaient ensemble pour fournir des informations plus cohérentes sur les rejets d'eau » ; ce qui ne résout pas le problème d’autant que l’on accuse volontiers (à tort ou à raison ?) l’absence de transparence du côté du démon chinois. Le fait que les États-Unis qui n’ont rien à voir dans la région exhortent régulièrement les gouvernements de la région du Bas-Mékong à exiger des réponses de la Chine explique peut-être l’énervement de ce pays.

 

 

Accusée de menacer l’équilibre écologique et social du Mékong, la Chine affirme qu'il existe d’autres facteurs que ses barrages pour expliquer la baisse du niveau de l’eau ces dernières années, une diminution des précipitations, ce qui doit facilement se mesurer eu égard au dérèglement climatique et également la présence d’autres barrages sur des affluents du fleuve.

 

 

Concrètement,  il y a onze barrages en Chine qui bloquent le cours supérieur du Mékong, en comptant aussi les barrages sur les rivières affluentes ainsi que celui de Xayaburi qui se trouve sur le bas Mékong au Laos, construit par des investisseurs thaïs et qui vend l'électricité à la Thaïlande. Il existe encore des centaines de barrages qui bloquent les affluents du Mékong au Laos, en Thaïlande et au Vietnam. Le phénomène du Mékong bleu est-il dû aux barrages chinois ou à celui de Xayaburi ?

 

 

 

Devant cette situation, existe-t-il des solutions ou seulement de l'espoir ?

 

Nous l’avons cherché (sans la trouver) dans un article tout récent du site « activiste » Isaan record’ du 23 février 2021 (9) sous forme d’ailleurs d’une « libre opinion » (heureusement !). L’analyse synthétique est fine et les conclusions brutales. Il prône tout simplement la « déconstruction ET l’élimination des barrages ». Avons-nous traduit correctement « deconstruction and elimination of dams » ? Dans sa version thaïe il écrit  ราหลีกไม่พ้นที่จะต้องมีการรื้อเขื่อน หรือยกเลิกการใช้เขื่อน  ce que nous traduisons à tort ou à raison  par « nous devons les démanteler OU ne plus les utiliser » ce qui n’est tout de même pas tout à fait pareil.

 

 

Quoiqu’il en soit, il est toujours permis de rêver sur la possibilité matérielle de  « déconstruire » ou de « démanteler » quelques centaines d’ouvrages d’art et d’éradiquer définitivement l’utilisation de l’électricité d’origine hydroélectrique et de transformer les gigantesques stations hydroélectriques en musées pour que les générations futures se penchent sur les délires  de celle qui fut la nôtre.

 

A l’heure actuelle, les populations de Birmanie et du Laos ne bénéficient de l’électricité qu’à moins de 40 % et celles tout au plus au tiers. La Thaïlande et le Vietnam le sont présentement à 100 %.

 

L’homme ne peut pas se passer d’eau, mais il peut se passer d’électricité. On vivait en Isan il y a 50 ans sans électricité.

 

 

En 2021 cela semble difficile. Ces protecteurs de l’environnement, qu’ils soient universitaires ou pas, nous amusent. Il leur est facile de pester contre les méfaits de la société de civilisation mais il leur est aussi bien agréable d’en être le maillon final. Or, on ne peut vivre en 2021 en se passant d’électricité. Il est un élément constant, c’est qu’en réalité l’électricité, à l’inverse de l’eau et de toutes sortes de carburants, naturels ou nucléaires ne se stocke pratiqu,ent pas et ne se conserve pas ou difficilement.

 

Il semble que les Thaïs soient, dans leur majorité, hostiles à l’électricité nucléaire. Elle représente près des trois quarts de la production électrique en France à ce jour sans difficultés, un choix obligé puisqu’il n’y a plus de cours d’eau susceptible d’accueillir des barrages dans notre pays. L’hostilité des Thaïs est peut-être justifiée par le drame de Tchernobyl et celui de Fukushima malgré l’existence d’un puissant lobby. L’un de nous ne s’est  pas caché il y a une dizaine d’années d’avoir profité de ses largesses mais c’est peut-être là qu’est l’avenir ? (10).

 

 

L’électricité d’origine thermique – charbon, bois ou pétrole – est épouvantablement polluante et entraîne pour le producteur une étroite dépendance avec le fournisseur de carburant, notamment de pétrole. Les réserves de bois, de pétrole ou de charbon ne sont pas inépuisables.

 

 

Les éoliennes dont on parle beaucoup et qui ne sont que des moulins à vent améliorés  sont évidemment soumises aux éléments, pas de vent, pas d’électricité et toujours le problème du stockage.

 

 

L’énergie solaire, peut-être une solution d’avenir, pose également le problème du stockage et n’a donné lieu à ce jour qu’à des réalisations ponctuelles. On peut certes  alimenter le ventilateur et l’ordinateur d’une maison voire d’un village avec des panneaux solaires (mais à quel coût ?) ou des  moulins à vent.

 

 

Pour le reste, nous ne sommes expert ni l’un ni l’autre et nous garderons de conclure même s’il nous déplaît de voir le Mékong bleu.

 

La situatiion lors des fêtes du nouvel an bouddhiste (semaine du 12 au 17 avril)

 

Nous avons reçu des précisions de notre ami Fernand Dorgler par courrier du 17 avril avec photographies, qu'il en soit remercié :

 

Voilà quelques photos prises il y a un quart d'heure.  Je pense que le Mékong reflète la couleur du ciel. Il est plus foncé du côté laotien car plus profond, entre 6 et 7 mètres, de mon côté il varie entre 3 et 4 mètres. Depuis une quinzaine de jours il remonte régulièrement, à ce jour j'estime qu'il est remonté de l'ordre de un demi-mètre.
La dernière photo montre les sédiments déposés sur les parois du canal d'irrigation qui a été restauré en novembre - décembre dernier.

 

 

NOTES

 

(1) INSOLITE 6 - AU CŒUR DE LA PROVINCE DE KALASIN, LA CITÉ MYSTÉRIEUSE DE KANOK NAKHON (กนกนคร) « LA VILLE D’OR », CITÉ MAJEURE DU DVARAVATI.

http://www.alainbernardenthailande.com/2016/11/insolite-6-au-coeur-de-la-province-de-kalasin-la-cite-mysterieuse-de-kanok-nakhon-la-ville-d-or-cite-majeure-du-dvaravati.html

 

(2) Voir l’article d’Eric Trombert «  Un moulin chinois du XIIe siècle » in Arts asiatiques, tome 51 de 1996.

 

(3) Voir nos articles

A168. La première expédition française du Mékong. (1866-1868)

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a166-la-premiere-expedition-fran-aise-du-mekong-1866-1888-124795735.html

A169. Les pionniers du Mékong dans les rapides cambodgiens (1884-1899).

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a168-les-pionniers-du-mekong-dans-les-rapides-cambodgiens-1884-1899-124853647.html

A171. Les pionniers du Mékong (1890-1893)

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a171-les-pionniers-du-mekong-1890-1893-125289532.html

A172. Les Pionniers du Mékong laotien (1893-1894).

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a172-les-pionniers-du-mekong-laotien-1893-1894-125325681.html

A 173. Les pionniers du Mékong. De Vientiane à Luang Prabang et Tang Ho (1895).

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a173-les-pionniers-du-mekong-de-vientiane-a-luang-prabang-et-tang-ho-1895-125381144.html

A 191 – LE COMMANDANT JULES DIACRE (1864 – 1903) UN HÉROS OUBLIÉ DU MÉKONG.

http://www.alainbernardenthailande.com/2015/08/a-191-le-commandant-jules-diacre-1864-1903-un-heros-oublie-du-mekong.html

 

(4) Voir l’article d’Hugues Tertrais « l’électrification de l’Indochine » In: Outre-mers, tome 89, n°334-335, 1er semestre 2002

 

(5) Voir la brochure distribuée par PEA (การไฟฟ้าส่วนภูมิภาค - PROVINCIAL ELECTRICITY AUTHORITY) de février 2014  « Rural Electrification in Thailand : Policy and Implementation »

 

(6) Voir notre article A 278 - LES MAISONS TRADITIONNELLES DU NORD-EST DE LA THAILANDE– UN ASPECT DE LA VIE DANS NOS VILLAGES EN 1950. (บ้านแบบดั้งเดิมของอีสาน - ปี 2493)

http://www.alainbernardenthailande.com/2018/10/a-278-les-maisons-traditionnelles-du-nord-est-de-la-thailande-un-aspect-de-la-vie-dans-nos-villages-en-1950.2493.html

 

(7) Voir nos articles :

A 250. LA PROBLÉMATIQUE DES BARRAGES SUR LE MÉKONG ENTRE LA CHINE ET LES CINQ AUTRES PAYS EN AVAL : MYANMAR, LAOS, THAÏLANDE, CAMBODGE ET VIETNAM.

http://www.alainbernardenthailande.com/2018/02/a-250.la-problematique-des-barrages-sur-le-mekong-entre-la-chine-et-les-cinq-autres-pays-en-aval-myanmar-laos-thailande-cambodge-et

A 337 - LE MÉGA-BARRAGE DE XAYABURI SUR LE MÉKONG LAO A ÉTÉ MIS EN SERVICE LE 29 OCTOBRE 2019. UNE BONNE NOUVELLE ?

http://www.alainbernardenthailande.com/2019/11/a-337-le-mega-barrage-de-xayaburi-sur-le-mekong-lao-a-ete-mis-en-service-le-29-octobre-2019.une-bonne-nouvelle.html

 

(8) Voir notre article :  

A 348- FIN 2019, LE MÉKONG CHANGE DE COULEUR. แม่น้ำโขงเปลี่ยนเป็นสีฟ้า

http://www.alainbernardenthailande.com/2020/01/a-349-fin-2019-le-mekong-change-de-couleur.html

 

(9)  https://theisaanrecord.co/2021/02/23/the-mekong-in-crisis/

L’article est signé de Chainarong Sretthachau, un universitaire de Mahasarakham spécialisé en écologie. « Activiste » n’est pas péjoratif dans notre bouche. C’est ainsi que le site se qualifie lui-même. Il serait préférable de dire « contestataire ».

 

(10) Voir notre article A22 : Nucléaire en Thaïlande, les édredons de la honte ! http://www.alainbernardenthailande.com/article-a22-nucleaire-en-thailande-les-edredons-de-la-honte-71380154.html

 

Nous en sommes toujours à l’hypothèse de la fission. L’avenir se trouve peut-être dans la fusion nucléaire.

 

 

C’est une inépuisable source d’énergie non polluante. Des chercheurs du monde entier s’y penchent dans le centre de recherche situé à proximité du centre d’études nucléaires de Cadarache près de Manosque. C’est le projet ITER (international thermonuclear experimental reactor) qui associe les chercheurs de 35 pays, Union européenne, Royaume-Uni, Inde, Japon, Chine, Russie, Corée du Sud, États-Unis et Suisse. Il est à l’échelle du programme Apollo, notamment par son coût et deviendrait opérationnel en 2035 ! Les Nations Unies n’ont rien à y voir et c’est une bonne chose.

 

 

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commentaires

Thiébaut Alain 22/04/2021 02:30

Il me semble que le nucleaire est la seule solution, la moins malfaisante et en plus , il a fait sa maladie !

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 22/04/2021 03:39

L'AVENIR EST PROBABLEMENT A CADARACHE !